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Maroc

Le Japon compte approfondir ses relations avec les pays africains pour rattraper la Chine. Les questions de croissance, de stabilité et d’infrastructures reviennent sur le devant de la scène.

Le Japon se trouve aujourd’hui dans une nouvelle phase de rapprochement du continent africain. Conscient des potentialités de l’Afrique, qui commence à prendre toute la mesure de sa force économique intrinsèque, le pays du soleil levant veut passer à la vitesse supérieure. La réunion préparative du Sommet de la 7e conférence internationale de Tokyo sur le développement en Afrique (TICAD 7), tenue mardi dernier, a été l’occasion de réitérer cette volonté d’être aux premières loges. Le sommet se poursuivra du 28 au 30 août à Yokohama, à l’issue duquel une déclaration et un plan d’action seront dévoilés.

Le Maroc a été représenté, à cette réunion préparatoire, par Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de la Coopération africaine. Étaient également au rendez-vous des opérateurs économiques marocains, notamment la CGEM, l’AMDIE, MASEN et Attijariwafa bank, ainsi que d’autres institutions nationales et des représentants de la société civile. Jazouli a saisi l’occasion pour mettre en exergue la vision royale d’une Afrique solidaire et prospère. Le ministre a souligné que le continent a besoin d’un processus de la TICAD renforcé et ciblé qui converge vers ses orientations essentielles. L’ultime objectif étant son développement économique au profit des populations africaines. Pour cela, il faut des projets de nouvelle génération à même de répondre aux besoins spécifiques du continent. Et parmi les thématiques de cette édition figure, justement, la promotion de l’investissement privé et des ressources humaines dans le cadre d’un dialogue commercial public-privé fructueux, pour la construction d’une société durable et résiliente. Vis-à-vis du Maroc, le Japon vient de réitérer sa position concernant le Sahara marocain en affirmant sa non-reconnaissance de la pseudo-RASD. Un acte de bonne volonté qui ne manquera pas de renforcer les liens politiques entre les deux pays, sachant que la présence économique du Japon au Maroc est déjà un exemple à dupliquer dans d’autres pays africains.

Cette 7e édition du TICAD se tient dans un contexte où le continent africain connaît une effervescence certaine, s’orientant vers plus d’intégration économique et la mise en place de communautés économiques solides pouvant jouer le rôle d’interlocuteurs forts avec les pays développés. Cette reconnaissance d’une Afrique majeure pouvant bien prendre son destin en main a connu son faîte en 2016 lors de la 6e édition du TICAD. En effet, pour la première fois depuis l’instauration de cette conférence internationale en 1993, elle s’est tenue dans un pays africain, en l’occurrence le Kenya. Un geste fort émanant d’un Japon qui reconnaît le nouveau rôle de l’Afrique sur la scène économique et commerciale mondiale. Il faut dire aussi que la concurrence avec la Chine a poussé le Japon à passer à la vitesse supérieure pour défendre une présence historique de qualité, basée sur le transfert de savoir-faire et d’investissements de qualité. En effet, les échanges commerciaux du Japon avec l’Afrique s’élevaient à 24 milliards de dollars en 2015, contre environ 179 milliards de dollars pour la Chine. Le gap entre les deux puissances est énorme quant à la force de frappe économique dans le continent.

Par ailleurs, la présence japonaise au sein de l’Afrique francophone, à l’exception du Maroc, est assez faible contrairement à la Chine. En revanche, le Japon l’emporte largement sur la Chine au niveau de la qualité de ses produits et de sa présence dans le continent. Et à l’image de son concurrent, le Japon a mis en place des structures de réflexion avec le secteur privé pour inciter et soutenir ce dernier dans sa démarche d’implantation dans le continent.  Le TICAD est une plateforme de discussion et d’échange autour des problématiques qui taraudent les dirigeants du continent. Parmi celles-ci figurent la nécessité d’une croissance inclusive qui profite à tous, des infrastructures de qualité qui encouragent l’investissement étranger, la diversification de l’économie et l’industrialisation, une agriculture moderne répondant aux standards mondiaux…Sans oublier l’urgence d’un système de santé au service de la qualité de la vie ainsi qu’une stabilité sociale durable et un partage équitable des richesses. Si tout le monde s’accorde sur la nécessité d’approfondir ces sujets, l’Afrique semble mettre du temps à trouver les solutions adéquates. 


Le Maroc, pièce maîtresse pour le Japon

Le Japon accorde une importance particulière au Maroc pour ses avantages comparatifs, mais aussi en tant que passerelle vers l’Afrique subsaharienne. En effet, depuis 2009, la Commission mixte maroco-japonaise se réunit régulièrement pour discuter des relations bilatérales en général et de la situation dans les régions du Moyen-Orient et de l’Asie notamment. Autrement dit, le royaume est considéré comme un réel allié, de par sa position géostratégique à la croisée de l’Europe, du Moyen-Orient, de l’Afrique de l’Ouest et de l’Amérique. En termes d’échanges, 25% des importations japonaises de poulpe proviennent du Maroc. Par ailleurs, 50% du montant des exportations marocaines vers le Japon sont le fait des produits de la mer, et 20% des phosphates importés par le Japon sont marocains.

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