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Maroc

D’analphabète à licencié en droit privé le tout, derrière les barreaux. C'est le parcours atypique de Hicham Daoui, qui est condamné à 30 ans de réclusion criminelle.

Arrêté puis condamné par la justice, un prisonnier marocain a opté pour les études alors qu'il était illettré. Son déclic, selon Akhbar Alyaoum dans sa livraison du vendredi 16 août, est le conseil d’un gardien de la prison d’Inzeguan: «Ta peine est longue, tu n’as d’autre choix que de faire des études». Comment alors qu’il était analphabète ? «Commence par des cours de lutte contre l'analphabétisme», lui conseilla le  même garde.

C’est ainsi qu’il passa avec succès deux années d’initiation à la lecture et l’écriture, avant de faire une demande afin de poursuivre ses études primaires. Requête approuvée, il est transféré à la prison locale de Safi en 2006. Il réussit ses études  primaires, puis, après passe avec brio les trois ans du collège avant d'être de nouveau transféré à Casablanca pour le lycée. Son rêve ultime était d'empocher le baccalauréat et se dépasser soi-même.

Une fois le bac obtenu, le prisonnier ne souhaite pas mettre un terme à ses rêves et demande de poursuivre des études universitaires, et fut à cet effet transféré à la prison de Salé. Inscrit à la faculté de droit, il finit par obtenir sa licence en droit privé en 2018. Comme quoi la prison peut effectuer son rôle de réinsertion en témoigne ce détenu analphabète devenu licencié en droit et parlant trois langues.

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