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Maroc

Bon nombre d’aires de jeux et d’attractions saisonnières fleurissent à travers tout le territoire lors de la saison estivale. 

La nouvelle avait de quoi choquer, mais elle ne représente malheureusement pas une première du genre. Dimanche dernier, sorties se divertir dans un site d’attraction, vingt personnes se sont retrouvées aux services d’urgences suite à une panne mécanique du manège à bord duquel elles étaient montées.

En cause; le détachement brusque du bras métallique du manège, entraînant la chute d'une partie de la structure. S’en suivit, bien évidemment, l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes et les éventuels responsables de l’accident.

Néanmoins, la question s’impose de savoir comment est réglementée l’installation de ces attractions ? Des normes sont-elles imposées en la matière ? Et, qui est responsable d’en assurer le respect ou encore le contrôle de conformité ?

Interrogé par LESECO.ma, Abderrahim Taibi, directeur de Institut Marocain de Normalisation, nous renseigne que ‘’les normes en vigueur concernant les aires de jeux touchent au matériel, à ses composantes, mais l’installation des attractions et des manèges ne sont pas intégrés dans cette réglementation’’.

Quid alors des collectivités locales ? Ne sont-elles pas responsables d’octroyer les autorisations aux exploitants permettant l’installation des aires de jeux ? Les normes de sécurité, en général dictées par le constructeur des machines dans le ''mode d'emploi'', doivent être respectées par l'exploitant.

De leur côté, «les collectivités locales marocaines ne disposent pas de ressources humaines et matérielles suffisantes pour mener un suivi et un audit du matériel utilisé», nous explique-t-on auprès de la commune de Casablanca.

Suivant la procédure en vigueur, le Conseil de la ville attribue une autorisation à l’exploitant, sur la base de la vérification ponctuelle de l’équipement, ajoute notre source. Par la suite, « aucune procédure de contrôle ou de maintenance du matériel n’est suivie, la procédure consistant simplement à assurer l’équipement et à incomber la responsabilité civile et judiciaire à l’exploitant en cas de défaillance, et/ou d’accident, comme à Tanger’’ ; ajoute la même source.

Ce qu’il faut savoir, c’est que bien souvent, les équipements des aires de jeux sont importés par les exploitants depuis l’étranger, notamment l’Europe. Dans la majorité écrasante des cas, aussi, seule une partie de ces équipements est assurée. Bien que les accidents soient rares, ceux-ci sont souvent graves à cause des composantes métalliques, de la hauteur et de la vitesse des attractions.

Une étude menée en France avait démontré que le taux d’accident pour un million d’usagers est de 5. Ceux-ci surviennent surtout lorsque les normes sont respectées. Dans 72% des cas, c'est l'usager lui-même qui est à la source de l’accident, en ne respectant pas les consignes de sécurité.

Dans 19% des cas, c'est une erreur opérationnelle qui est à l'origine du drame, contre 9% seulement pour les défaillances techniques.

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