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Plusieurs dysfonctionnements tant au niveau du secteur public que privé ont été relevés par l’Inspection générale du ministère de la Santé qui vient de dresser son bilan d’action entre janvier 2018 et juin 2019. L’amélioration de la gouvernance, la lutte contre la corruption et le renforcement du contrôle s’imposent.

L’amélioration de la gouvernance du secteur de la santé passe par le renforcement du rôle et des moyens de l’inspection générale de ce département aussi bien au niveau central que régional. C’est en tout cas la conviction affichée par le ministre de tutelle Anass Doukkali. À cet égard, des actions sont en cours pour, entre autres, l’amélioration de la formation des ressources humaines de cet organisme important dont le rôle ne se limite pas à l’inspection mais aussi à l’audit, à l’analyse de l’état des lieux et à la proposition de solutions idoines pour lutter contre les irrégularités qui minent le secteur dont la corruption. Doukkali reconnaît que ce fléau existe dans le secteur et qu’il y a lieu de l’éradiquer définitivement. Il se veut intransigeant : «la corruption entraîne systématiquement la suspension». Quelque 50 cas de corruption uniquement ont été signalés en un an et demi (de janvier 2018 à juin 2019), selon le bilan dressé par l’inspecteur général. S’agit-il d’un chiffre qui reflète vraiment la réalité ou les citoyens n’osent pas encore dénoncer les cas de corruption ? En tout cas, le département de la Santé compte s’attaquer au volet de la moralisation du secteur en vue d’améliorer les services et les prestations de soins. À cela s’ajoute la nécessité de s’atteler à traiter les insuffisances constatées par l’inspection générale qui a effectué, entre janvier 2018 et juin 2019, quelque 225 missions d’inspection et d’audit dont 44 dans les établissements relevant du secteur privé. Pour leur part, les coordinations régionales ont mené 112 missions d’inspection et d’audit. Il a été relevé au niveau du système de gouvernance et de gestion l’absence du projet d’établissement hospitalier ainsi que l’absence ou le non achèvement de la mise en place des instances d’appui et de concertations.

Sur le plan des prestations de soin, le système informatique intégré tarde à voir le jour. Le ministère se penche actuellement sur ce dossier important dont l’aboutissement permettra de lutter contre nombre de dysfonctionnements. Il a été également constaté une insuffisance dans l’accueil et l’orientation des patients et dans la gestion des rendez-vous. À cela s’ajoutent le problème fatidique du déficit dans certaines spécialités telles que la réanimation des nouveaux nés ainsi que les disparités dans la production des services de soin entre les établissements de soin et des dysfonctionnements dans la gestion des certificats médicaux. Sur le volet de la gestion des médicaments dans les hôpitaux, on note des dysfonctionnements dans la définition des besoins, l’utilisation du système informatique relatif à la gestion des médicaments et dans la gestion du stock des médicaments.

S’agissant de la gestion des ressources humaines, des dysfonctionnements ont été relevés au niveau de l’application du système de contrôle des absences et dans les systèmes de travail (durée du travail, astreinte…) outre le problème du déficit en ressources humaines. Quant à la gestion financière et celle ayant trait à l’équipement et à la maintenance, il y a un manque à gagner important et il suffit de déployer un effort supplémentaire pour changer la donne. Concernant le secteur privé, l’inspection générale relève le non respect de certaines normes techniques dans les cliniques ainsi que la non publication des frais de soin dans certaines cliniques et le non respect de la tarification de référence. On pointe du doigt aussi le travail des professionnels relevant du secteur public dans les cliniques privées. Au niveau de la gestion du système d’approvisionnement en médicaments, la procédure de financement de l’achat des médicaments s’avère complexe. S’ajoute à cela l’absence d’un système informatique unifié et intégré pour l’approvisionnement des établissements de santé. Le système d’achat unifié et de distribution des médicaments est peu efficient.

À cet égard, le ministère de la Santé est en cours de révision du système d’approvisionnement en médicaments pour atteindre l’efficience souhaitée en matière d’achat et de distribution des médicaments. Par ailleurs, l’inspection générale relève le retard dans la réalisation des projets de construction et d’aménagement des établissements de santé. Des contraintes sont constatées dans la gestion de l’acquisition des équipements au niveau central au profit des établissements de santé. Le système informatique intégré dédié à la gestion des équipements médicaux (GMAO) n’est pas encore activé. Un autre élément important : l’absence d’une cartographie de risques. La mise en place de ce projet est en vue. Il est en cours de préparation avec certains partenaires.

Les principales recommandations
L’inspection générale de la santé prône, entre autres, l’accélération de la cadence pour sortir les plans régionaux de l’offre de santé ( SROS) au niveau des différentes régions. Il s’avère aussi nécessaire de mettre en oeuvre les dispositions du règlement intérieur des hôpitaux, d’élaborer les projets d’établissements hospitaliers et de mettre en place et d’activer les instances d’appui et de concertation. Un effort supplémentaire est à déployer pour améliorer les ressources des hôpitaux. Il faut également renforcer le contrôle des absences, maîtriser le système de garde et l’organisation du travail dans les hôpitaux et doter les établissements de certaines spécialités (informaticiens, comptables…). 

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