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Maroc

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Une gestion administrative et financière des projets de recherche scientifique incompatible avec la nature et les spécificités des activités de recherche scientifique et d’innovation, une relation timide entre la recherche-innovation et le secteur industriel, absence de statut valorisant le doctorant...Autant de contraintes soulevées par le ministre de tutelle.

Miser sur la connaissance est un impératif pour un pays comme le Maroc qui aspire à l’émergence économique. Le royaume est appelé à déployer de grands efforts pour rattraper le retard accumulé au fil du temps en dépit des avancées considérables ayant été enregistré au cours des dernières années. L’heure est à l’action pour dépasser les obstacles et pouvoir donner un coup de fouet à ce secteur stratégique.

Où en est actuellement la recherche scientifique ? Les chiffres sont encore en decà des aspirations et ne reflètent pas encore l’ambition affichée par les pouvoirs publics marocains. Le point a été fait par le ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique lors de la journée dédiée à la célébration de la recherche marocaine «resaearch Excellence day» organisée par le centre national de la recherche scientifique et technique (CNRST) et l’éditeur Clarivate Analytics (web of science group) sous l’égide du ministère, mercredi dernier à Rabat. Quelque 34392 doctorants font de la recherche actuellement au Maroc. Leur nombre a augmenté de 20% entre 2016 et 2018, de même que le nombre de thèses soutenues a augmenté de 35% au cours de la même période. Au final, ce sont plus de 2000 Doctorats qui sont soutenus par an dans 63 Centres d’études doctorales et 1400 structures de recherche. Sur le plan de la production scientifique, les chercheurs marocains génèrent plus de 7000 publications scientifiques indexées SCOPUS par an, avec une hausse atteignant plus de 50% entre 2015 et 2017. Ainsi, la moyenne nationale est de 0,5 publication par chercheur par an pour la totalité des enseignants chercheurs marocains. S’agissant du dépôt des brevets, ils sont aux alentours de 100 chaque année. En 2018, ce sont 121 brevets qui ont été enregistrés au nom des universités et centres de recherche, ce qui porte à 65% du total des demandes de brevets celles qui sont d’origine marocaine, selon les chiffres présentés par le responsable gouvernemental. Dans ce secteur,la coopération internationale est un élément-clé. Ce volet a été développé au cours des dernières années à travers la conclusion des accords de collaboration avec plus de 20 pays. La France arrive en tête : 19% de la production scientifique nationale entre 2014 et 2018 était effectuée en collaboration avec des équipes françaises. Le Maroc est en outre le premier pays de la rive sud en termes de nombre de projets retenus pour financement dans le cadre du programme Européen H2020.

Principales contraintes
Bien que le Maroc occupe actuellement le quatrième rang au niveau africain, il est lieu de faire face aux menaces et insuffisances. Le ministre de tutelle cite, entre autres, la gestion administrative et financière des projets de recherche scientifique qui est totalement incompatible avec la nature et les spécificités des activités de recherche scientifique et d’innovation : «nos universités ne cessent de payer le prix de cette inadéquation totale entre, d’une part, les procédures administratives d’engagement des financements alloués à la recherche, et d’autre part, les réalités de la recherche scientifique acculée à une réactivité et une compétitivité extrêmes, qui entraîne des répercussions lourdes de conséquences sur notre production scientifique, et en a découragé plus d’un». Amzazi pointe du doigt une deuxième contrainte ayant trait à la dynamique d’innovation qui «exige, pour être fertile, un partenaire incontournable : le secteur privé». La relation entre la recherche-innovation et le secteur industriel est qualifiée de timide voire frileuse par le ministre. Le secteur privé est appelé à jouer son rôle en la matière à l’instar de ce qui est fait sous d’autres cieux. Le chemin est manifestement encore long comme en atteste l’état des lieux de la recherche-développement qui n’est mise en place au Maroc que par le tiers des entreprises. De grandes attentes sont nourries dans le secteur privé dont les fonds ne financent que 22 % de l’activité de recherche innovation alors que ce taux dépasse les 80% dans les meilleurs systèmes de recherche innovation dans le monde, comme le relève Amzazi. Le reste est majoritairement financé par l’état, à hauteur de 73%. Le Maroc, rappelons- le, consacre environ 0.8% de son PIB à ce secteur. Une autre contrainte est soulevée par le ministre de tutelle : celle du doctorant, qui jusqu’ à l’heure actuelle, ne dispose d’aucun statut qui le reconnaisse et qui le valorise. Ainsi, le nombre des étudiants qui abandonnent leurs thèses est élevé. Uniquement un sur 10 au final soutient sa thèse dans un délai de plus de 3 ans.

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