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Seulement 1,57% des plages examinées sont impropres à la baignade et feront l’objet d’un suivi rigoureux par le SE chargé du développement durable. Pour la première fois, un rapport sur la qualité des sables a été publié, jetant la lumière sur cette composante importante des stations balnéaires.

Les résultats annuels de la qualité des eaux de baignade ont été rendus publics, hier à Rabat, par le Secrétariat d’État chargé du développement durable. Ceci en respect de l’article 35 de la loi sur le littoral qui prévoit un contrôle régulier de la qualité des eaux par le département concerné. Deux résultats différents ressortent selon la norme appliquée. Ainsi, si l’on tient compte de la traditionnelle norme 03.7.200, 7 stations seulement sont décrétées non conformes, soit 1,57% de l’ensemble des stations examinées sur un total de 451 stations réparties sur 169 plages. Ces plages à éviter sont au nombre de deux à Jbila III dans la préfecture de Tanger-Asilah, deux également à Ain Atiq (Skhirat, au nord du oued Ikem et à 140 m au sud), trois à Oued Merzeg dans la province de Nouaceur en face du parking du côté du oued à 200 m au nord et à la même distance au sud. Selon le département de tutelle, ces stations feront l’objet d’un suivi rigoureux avec les partenaires. Toutefois, si l’on prend en compte la nouvelle norme 03.7.199, appliquée pendant 4 années consécutives, le nombre de stations non conformes grimpe à 49. Des informations détaillées peuvent être consultées sur le site du laboratoire national de surveillance de la pollution.

Par ailleurs, le département de Nezha El Ouafi a mis en place une application qui fournit des informations sur les plages telles que la qualité des eaux de baignade, l’itinéraire, les infrastructures et les services. La norme susmentionnée se distingue par le fait qu’elle soit proactive, introduisant le principe de gestion des eaux de baignade. Elle informe aussi bien sur la qualité des eaux que sur les sources potentielles de pollution.

El Ouafi a souligné que la plupart des stations ont connu une amélioration notable de la qualité de leurs eaux de baignade. Ceci a été possible notamment grâce à l’émulation entre les communes pour accéder au très convoité «Pavillon bleu». C’est essentiellement grâce aux efforts consentis par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement que 21 plages parmi 45 candidates ont hissé le label mondial Pavillon bleu. Particularité pour 2019, le Secrétariat d’État a introduit dans son programme la surveillance de la qualité du sable de certaines plages. S’y ajoute la caractérisation des polluants et des déchets marins. Ces derniers provoqués par les activités humaines et économiques commencent à peser lourdement sur la qualité des sables côtiers. Il était temps donc d’étendre la vigilance à ces deux composantes importantes du littoral.

Selon El Ouafi, les déchets marins et le plastique en particulier représentent un enjeu considérable. En 2018, les sables de 45 plages, répartis sur les 9 régions côtières, ont été passés au crible. La société civile a été impliquée dans la sensibilisation des acteurs locaux et des estivants sur les enjeux de la pollution marine. En sus donc du rapport sur la qualité des eaux, un second rapport a été publié sur celle des sables. L’opération a concerné 180 échantillons analysés en 2018, année où le SE chargé du développement durable a pris en main cette action. Avant, des opérations ont été menées, par la Direction des ports et du domaine public maritime ayant concerné 13 plages en 2010 et 26 en 2016. Il résulte donc de l’analyse menée en 2018 par le secrétariat d’État que la plage contenant le nombre le plus élevé de déchets collectés est Souani Driouch (province de Driouch) tandis que la plage avec le moins de déchets collectés est celle de Boussakour (province d’Al Hoceïma). Les déchets incriminés sont essentiellement le plastique (emballages, bouchons et couvercles) à raison de 51%, suivi du papier et coton (34,5%). Concernant les métaux lourds, une concentration a été décelée sans pour autant dépasser les seuils de référence, en arsenic au niveau de la plage de Safi et Rabat et en plomb dans la plage d’Isli. Pour les hydrocarbures, aucune contamination n’a été relevée. Toutefois au niveau des plages Moulay Bousselham, Agadir et Ain Diab, des traces ont été détectées sans pour autant dépasser le seuil indiqué.

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