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La crise liée à la grève des étudiants en médecine se propage dans tous le corps médical marocain. Après les étudiants, les professeurs universitaires en médecine rallient le mouvement de grève. Les internes devraient se joindre à eux en début de semaine.

C’est la contagion! Les étudiants ont été suivis par leurs professeurs dans leur mouvement de grève. Le département de l’Enseignement supérieur a décidé de suspendre trois professeurs universitaires en médecine au sein des facultés de Casablanca, Marrakech et Agadir. Une décision prise le 12 juin qui met tout le secteur de la santé en ébullition au Maroc. Une situation qui risque de compliquer davantage la résolution de ce conflit entre les étudiants et le gouvernement. Une escalade du côté du ministère de l’Enseignement supérieur qui s’interroge sur les issues possibles à ce bras de fer qui dure depuis le 25 mars dernier.

Condamnation unanime
«Il est décidé de vous suspendre de vos fonctions et de suspendre votre salaire, à l’exception des indemnités familiales. Il est décidé aussi de vous renvoyer vers le conseil de discipline de l’établissement ». C’est en ces termes lapidaires que trois professeurs, Ismail Roumouz d’Agadir, Said Amal de Marrakech et Ahmed Belhouss de Casablanca ont reçu la décision émanant de la direction des ressources humaines du département de l’Enseignement supérieur. Les concernés relèvent «l’absence de justifi cation et de motivation» à ces décisions. Après l’annonce de ces décisions disciplinaires, le syndicat des professeurs de la faculté de Marrakech annonce une grève «de l’ensemble des activités pédagogiques et administratives» et menace «d’étendre leur grève aux activités hospitalières».

Les Inspirations ÉCO a tenté de joindre les responsables du département de l’Enseignement supérieur, en vain. Au sein du corps médical, des réactions en chaîne ont suivi ces décisions. L’Association des médecins internes du CHU Ibn Rochd Casablanca (AIC) exprime «son plein soutien à nos professeurs ». L’AIC s’inquiète que «ce type de décisions risquent de mettre à mal la faculté et l’enseignement médical public». L’AIC annonce une Assemblée générale de ses membres le 17 juin «pour décider des nouvelles décisions à prendre suite aux derniers développement». Pour sa part, le Syndicat national des médecins du secteur libéral (SNMSL) exprime sa solidarité avec les trois professeurs suspendus. «Cette décision est une réponse erronée à des prises de position clairement exprimées par les trois professeurs qui soutiennent le mouvement estudiantin ». Selon le communiqué du SNMSL, ces décisions «visent clairement toutes les voix qui contestent le processus de privatisation du secteur de la santé et de la formation médicale appliqué par le gouvernement».

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