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Le conseil de la commune de Fès vient d’adopter un projet de convention destiné à améliorer l’accessibilité des personnes en situation de handicap dans la ville. Durant les trois prochaines années, la commune devra réaliser une étude sur les besoins de la ville en matière d’accessibilités et d’équipement des espaces publics.

Bonne nouvelle pour les personnes à mobilité réduite. Le conseil de la commune de Fès a adopté, cette semaine, un projet de convention destiné à améliorer l’accessibilité des personnes en situation de handicap dans la ville. Ce projet, qui sera réalisé dans une période de 3 ans, lie le ministère de la Famille, de la solidarité, de l’égalité et du développement social à la commune de Fès. Il intervient en application du principe d’égalité des chances pour toutes les couches de la société, à travers la promotion des droits des personnes à mobilité réduite et l’amélioration de leur accès aux divers espaces, installations et services publics. Il s’inscrit dans le cadre du programme national «Villes accessibles» visant à améliorer la mobilité des personnes en situation de handicap dans la ville et à leur faciliter l’accès aux passages routiers, aux services publics et aux autres espaces. Via ce projet de convention, les deux parties s’engagent à assurer les moyens financiers et humains nécessaires à l’amélioration de l’accessibilité de la ville, et ce, par la réalisation d’une étude sur les besoins de la ville dans le domaine des accessibilités, de l’équipement des espaces publics pour les rendre plus accessibles, le renforcement des capacités techniques du personnelles dans ce domaine et de réaliser une compagne de sensibilisation sur l’utilisation de ces espaces pour les citoyens. Le ministère s’engage à réaliser une étude-diagnostic dans le domaine des accessibilités à Fès. Cette étude sera axée sur l’évaluation de l’accessibilité des bâtiments, espaces publics et systèmes de transport définis en utilisant une approche universelle, c’est-à-dire en recherchant un environnement qui soit, autant que faire se peut et de la manière la plus indépendante et naturelle possible, accessible, compréhensible et utilisable par tous, sans devoir recourir à des solutions nécessitant une adaptation ou une conception spéciale.

Pour ce faire, les diagnostics qui seront réalisés prendront en compte les différents handicaps visuels, auditifs, physiques, mentaux et psychiques. Le diagnostic décrira précisément l’ensemble des obstacles repérés, avec une photographie et un repérage sur plan. Il décrira en suite les solutions techniques et les travaux nécessaires pour enlever ses obstacles. Le ministère va devoir également organiser des sessions de formation pour sensibiliser et améliorer les compétences techniques des acteurs locaux autour de la question d’accessibilité. L’implication des acteurs locaux dans la réalisation de la préparation et dans la réalisation des diagnostics permettra de les professionnaliser sur la thématique de l’accessibilité. Une formation préalable à la réalisation des diagnostics pourrait être réalisée en amont des diagnostics par l’équipe projet. De son côté, la commune de Fès s’engage à mobiliser les ressources financières nécessaires à la réalisation de ce projet dans certains espaces et services publics, la constitution d’une commission technique locale dédiée au suivi, ainsi que l’inclusion des conditions relatives aux accessibilités des personnes à mobilité réduite dans les cahiers des charges de la gestion déléguée du transport urbain. Concernant les délais de réalisation de ce projet, la commune s’est engagée à mettre en oeuvre l’ensemble des articles de ce projet de convention dans un délai qui ne dépasse pas 3 ans.

État des lieux des moyens d’accessibilité
«L’état des lieux des moyens d’accessibilité montre que le modèle conceptuel en vigueur au Maroc est caduc et contribue à la persistance de barrières culturelles, sociales et économiques, qui empêchent la mise en place d’un environnement propice à la participation sociale des personnes en situation de handicap», souligne un rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) de 2017. La Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées indique que le manque d’accessibilité est une discrimination, et que toute discrimination fondée sur le handicap est une négation de la dignité et de la valeur inhérente à la personne humaine. Selon la dernière enquête du ministère dans ce domaine, plus de deux millions de personnes souffriraient de handicap au Maroc, soit 6,8% de la population globale. Le taux de prévalence du handicap était seulement de 5,12%, en 2004, lors de la première enquête réalisée par le même ministère. Dans le détail, l’enquête indique que 95% des cas de handicap enregistrés sont légers ou moyens et 2,2% sont atteints d’un handicap lourd. Le taux de prévalence est plus élevé chez les personnes âgées de plus de 60 ans (33,7%) en raison de certaines maladies et pathologies qui conduisent au handicap et à la dépendance. Chez la population âgée entre 15 et 59 ans, il représente 4,8%, alors qu’il est de 1,8% chez les personnes âgées de moins de 15 ans. Selon le niveau d’instruction (5 ans et plus), les personnes ayant des niveaux d’instructions bas sont les plus atteintes par le handicap: préscolaire traditionnel (17,2%), sans instruction (16,4%), programme d’alphabétisation (11,9%).

Pour plus d’accessibilité du transport en commun
Ce nouveau projet de convention signé par la commune inclut également un volet dédié à l’amélioration des conditions d’accessibilité des personnes à mobilité réduite pour le transport urbain. «La société de transport en commun de la ville de Fès, City Bus, a pris l’initiative de maintenir un taux important de ses bus accessibles aux personnes à mobilité réduite. Cette partie des bus qui n’est pas équipée de tourniquet couvre l’ensemble des lignes de la ville et permet un accès fl uide et en toute sécurité à cette catégorie de personnes», a indiqué Mohamed Sadad, directeur régional de City Bus. La société City Bus a également mis à la disposition des usagers un numéro vert (affiché à l’arrière des bus) pour échanger avec ses responsables sur l’état des bus et la qualité du service offert par les chauffeurs.

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