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Il est plus recommandé de favoriser l’accouchement par voie basse à celui par césarienne, selon une étude française. La cause ? L’accouchement par césarienne est associé à un risque plus élevé de complications graves pour la mère, en particulier chez les femmes de 35 ans et plus.

Alors que les équipes soignantes choisissent de plus en plus l’accouchement par césarienne, pour éviter aux mamans les douleurs ressenties au moment de la naissance et aussi pour la rapidité de l’opération, les chercheurs confirment à travers plus études  une plus forte proportion de complications graves (hémorragies massives, infections, embolies pulmonaires...) chez les femmes accouchant par césarienne.

Dans une nouvelle analyse, publiée dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ), l'équipe de chercheurs de l'Inserm, de l'Université Paris Descartes, de l'Université Paris Diderot et de l'Université Paris 13 a sélectionné les cas de femmes ayant souffert de complications graves non liées à leur état de santé avant l'accouchement et les ont comparés avec des cas témoins de femmes n'ayant pas eu de complications.

Leurs conclusions montrent "un risque accru de complications graves après l'accouchement chez les femmes qui ont accouché par césarienne, que la chirurgie ait été pratiquée avant ou pendant le travail", explique l'Inserm.

Alors que les complications maternelles graves concernent en moyenne 1,5% des accouchements - d'importantes hémorragies pour la majorité -, l'étude a mis en évidence que la probabilité était presque doublée (x 1,8) pour les femmes ayant accouché par césarienne par rapport aux femmes ayant accouché par voie vaginale, et triplée pour les femmes âgées de 35 ans et plus.

"Les femmes et les médecins doivent être informés de ce risque accru pour déterminer la meilleure façon d'accoucher, surtout pour les mères plus âgées", a estimé Catherine Deneux-Tharaux, directrice de recherche à l'Inserm et responsable de l'étude.

Selon l'OMS, en moyenne sur l'ensemble d'une population, "les taux de césarienne supérieurs à 10% ne sont pas associés à une réduction des taux de mortalité maternelle et néonatale".

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