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Maroc

La fécondité au Maroc a connu une baisse tendancielle depuis le début des années soixante, et ce malgré quelques légères fluctuations, pour se situer autour de 2,38 enfants par femme en 2018, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Elle est passée de 7,20 enfants par femme en 1962 à 3,28 en 1994, à 2,47 en 2004 et à 2,19 en 2010 et a connu une faible hausse, passant à 2,20 enfants par femme en 2014, soit pratiquement une stagnation, indique le HCP dans sa dernière note sur le niveau et la tendance de la fécondité au Maroc.



En milieu rural, la fécondité a baissé de 6,91 en 1962 à 4,25 en 1994, ensuite à 3,06 en 2004, puis à 2,70 en 2010 et à 2,55 en 2014, tandis qu'en milieu urbain, elle a baissé respectivement de 7,77 à 2,56, puis 2,05 et 1,80 avant une légère reprise, à 2,01 enfants par femme, enregistrée en 2014, précise le HCP.

Dans sa note, le HCP fait observer que globalement, et jusqu'en 2010, la fécondité tendait vers la baisse, et ce malgré les légères fluctuations observées entre 1992 et 1997, ajoutant qu'à partir de 2014, une légère hausse de la fécondité a été entamée, pratiquement, dans les deux milieux de résidence, et a continué jusqu’en 2018.

Toutefois, poursuit la note, la baisse a été interrompue, puisque l’indice synthétique de la fécondité révélé par le RGPH 2014 (2,21 enfants) est légèrement supérieur à celui estimé par l’Enquête Nationale Démographique à Passage Répété 2009-2010 (2,19 enfants) suite à un léger accroissement de la fécondité en milieu urbain (1,8 contre 2,01 enfants).

En revanche, les premiers résultats de l’Enquête Nationale sur la Population et la Santé Familiale (ENPSF 2018) semblent indiquer que la fécondité est en train d’enregistrer une baisse comparativement à celle de 2011, fait remarquer la même source.

Ainsi, l’évolution de la fécondité marocaine à travers les enquêtes démographiques et de la santé montre qu’après avoir continuellement régressé au fil des années, la fécondité en 2011, a enregistré une faible hausse par rapport au RGPH 2004, passant de 2,5 à 2,59 enfants par femme, avant de descendre à nouveau à 2,38 enfants par femme en 2018, relève le HCP avant d'ajouter que même avec cette baisse, ce dernier taux reste supérieur à celui du RGPH 2014 (2,21 enfants).

 



Ainsi le HCP souligne que "ces fluctuations observées dans l’intensité de la fécondité nous poussent à se résigner à opter pour une tendance claire. Si on analyse, séparément, les données des recensements de la population et celles des enquêtes démographiques et de santé, la tendance est globalement vers la baisse. Par contre, lorsqu’on combine les deux sources d’information, la tendance se modifie vers la hausse depuis 2010".

La note fait par ailleurs ressortir que la baisse tendancielle de la fécondité est due à deux facteurs essentiels, à savoir le recul de l’âge au premier mariage, qui est passé en moyenne d’environ 17,3 ans chez les femmes en 1960 à 25,7 ans en 2014 ainsi que le rôle considérable qu’a joué la contraception qui était de 19,4% au début des années 80, et n’a pas cessé d’augmenter jusqu’à atteindre 70,8 % en 2018.

 



Pour sa part, la hausse globale de l’âge au premier mariage des femmes marocaines s’est estompée depuis 2004 enregistrant depuis une baisse, passant de 26,3 ans en 2004 à 25,7 ans en 2014 et à 25,5 ans en 2018.

S'agissant des taux de fécondité par âge de la femme, le HCP révèle une légère hausse de ces taux, survenue entre 2004 et 2014 chez les femmes âgées de moins de vingt ans, aussi bien dans le milieu urbain que dans le milieu rural, notant que la hausse de la fécondité des femmes d’au-delà des 35 ans n’a concerné que le milieu urbain et a touché la quasi-totalité des grandes villes.

Par groupe d'âge, la fécondité a augmenté pour les 15-19 ans aussi bien dans les grandes villes que dans le milieu rural, tandis que dans le groupe d’âge 35 ans et plus, et à l’exception de la ville de Fès où le taux de fécondité a baissé, une augmentation de 12% a été enregistrée à Marrakech, 11% à Rabat-Salé et environ 7% à Casablanca.

Par contre, en milieu rural, et pour le même groupe d’âge, la fécondité a connu une baisse de presque 23%. Pour le reste des groupes d’âges, de 20 à 34 ans, la fécondité a globalement baissé à l’exception de Tanger où une augmentation de 6% a été enregistrée chez le groupe d’âge 20-24 ans, selon la même source. 

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