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Maroc

Ce processus peut remédier au déphasage qui existe aujourd’hui entre l’offre et la demande en matière d’emploi. L’appel à projets, financé par le MCC à raison de 10 millions de dollars et basé sur les résultats, vient d'être lancé. 

C’est parti pour l’appel à projets concernant le programme d’emploi par le financement basé sur les résultats (FBR). Une rencontre d’information a été organisée, mardi à Rabat. À noter qu’un autre rendez-vous est prévu fin mars à Marrakech. Objectif, communiquer sur les opportunités que ce programme offre en matière d’employabilité surtout pour les femmes et les jeunes en situation de chômage de longue durée. Doté d’un budget de 10 millions de dollars financé par le Millennium Challenge Corporation dans le cadre du Compact II, entré en vigueur en juin 2017, il s’agit d’une nouvelle approche qui s’appuie sur l’intermédiation. Associations, secteur privé ou acteurs institutionnels peuvent y soumissionner jusqu’au 29 avril. Les projets doivent être innovants et réalisables pour pouvoir bénéficier du financement. Abdelghni, Lakhdar, DG de l’agence MCA-Morocco, a mis l’accent sur la durabilité de l’insertion et une meilleure allocation des ressources dans la recherche de solutions.

En effet, le programme employabilité des jeunes est l’un des deux projets phares de ce deuxième compact (450 millions de dollars), à côté de la valorisation du foncier et des zones industrielles. Un choix qui rejoint et répond au souci du gouvernement à faire de l’emploi un levier de développement économique et social. Lors de son intervention, Mohamed Yatim, ministre du Travail et de l’insertion professionnelle a surtout attiré l’attention sur le gain en transfert d’expertise que les projets menés en partenariat avec le MCC apportent. 

Dans le domaine de l’emploi où l’attente sociétale est grande, cette collaboration revêt une importance particulière. C’est dans cette perspective que le ministre a mis en avant les ateliers régionaux tenus il y a deux semaines en préparation d’un colloque national sur le sujet.

En effet, l’approche régionale devient primordiale sachant que les besoins sont mieux maîtrisés dans les territoires en respect du principe de proximité. Yatim a ajouté que parmi les priorités de son ministère figure une révision complète des outils et mécanismes du soutien public dans le domaine de l’emploi des jeunes ainsi qu’une orientation qui se fait deux ou trois années avant le baccalauréat. Autres projets phares : une refonte des filières de la formation professionnelle et le lancement d’une nouvelle génération de centres respectueux des spécificités et des attentes dans les régions.

Pour sa part, Abdelmouneim Madani, DG de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec), a souligné le rôle essentiel de l’intermédiation jusqu’à ce que le marché de l’emploi retrouve une logique, selon son expression car, faute de cette intermédiation, le déphasage persiste entre l’offre et la demande de l’emploi. Étant sur la brèche, le responsable ajoute qu’il y a aujourd’hui besoin d’imaginer la participation d’autres secteurs pour un dispositif réactif à toute situation de non-emploi. En effet, la corrélation classique de la croissance avec la création d’emploi ne fonctionne pas comme il faut au Maroc. D’où le débat sur la qualité de la croissance plutôt que son niveau. Un point de croissance supplémentaire correspondrait à combien de nouveaux emplois créés ? Mais le plus préoccupant pour un gouvernement, c’est de garantir la pérennité de ces emplois à travers un climat des affaires sain et des facilités pour les entreprises qui recrutent. Toutefois, le taux de chômage reste pratiquement inchangé car des milliers d’entreprises mettent la clé sous le paillasson, 7.000 en 2018. Il faut aussi tenir compte de la mue technologique et son impact sur l’employabilité dans les 20 prochaines années. S’adapter à travers une bonne intermédiation, c’est se préparer à ces changements qui interrogent l’attractivité économique du pays. 

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