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Maroc

Horst Köhler, l'envoyé personnel du Secrétaire général des Nations-Unies pour le Sahara apporte les dernières retouches avant la tenue, courant mars, d’une deuxième réunion entre les différentes parties. Les détails. 

L’annonce officielle a été faite par Stéphane Dujarric, le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU lors de son point de presse quotidien à New York, du 5 mars. «M. Köhler planifie une seconde table ronde dans la deuxième quinzaine de mois de mars en Suisse», affirme le responsable onusien, en réponse à une question lors de ce point de presse. Et d’ajouter : «Les mois de février et le début du mois de mars ont été réservés aux consultations bilatérales».

Ces rencontres ont pour but d’élaborer un ordre du jour des discussions entre les parties. Ces concertations interviennent après une première séance d’échange entre les quatre parties de ce conflit (Maroc, Algérie, Mauritanie et Polisario) tenue les 5 et 6 décembre 2018.

À la suite de cette première rencontre, les différentes parties ont accepté la proposition de l’envoyé spécial de «revoir au 1er trimestre 2019». Köhler a démarré ces rencontres bilatérales avec le Maroc. Il a rencontré Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale les 27 et 28 février à Paris. Le diplomate marocain a été accompagné par le président du Conseil de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, Hamdi Ould Errachid et le président de la région Dakhla-Oued Eddahab, Yanja El Khattat. Dès la fin de la première table ronde, le Maroc s’est dit «attaché au processus politique et a soutenu l’envoyé personnel quant à l’organisation d’une seconde table ronde, selon le même cadre et le même format». Köhler a enchaîné avec une rencontre avec la partie algérienne. Le chef de la diplomatie du voisin de l’Est, Abdelkader Messahel, a été reçu par l’envoyé spécial à Francfort, selon le média web Le360. Ces rencontres bilatérales se sont poursuivies les 4 et 5 mars avec une réunion de la délégation du Front Polisario à Berlin. La délégation du Polisario a été conduite par le membre du secrétariat national du Front, Khatri Addouh. Un briefing a été tenu fin janvier entre Köhler et les membres du Conseil de sécurité. À sa sortie de la réunion du Conseil de sécurité, Köhler a exprimé ses attentes par rapport à l’échéancier de mars : «Nous nous attendons à une bonne réunion en mars», a-t-il déclaré à la MAP.

Le diplomate allemand avait explicité aussi les objectifs de ces rencontres. Il avait reçu le soutien des membres du Conseil de sécurité. «Il était très important de voir que tout le monde autour de la table le soutenait. Tout le monde a dit qu’il s’agit d’un conflit auquel nous pourrons trouver une solution», avait déclaré l’ambassadeur allemand Christoph Heusgen auprès de l’ONU à la sortie de ce briefing. Ce dernier a insisté «sur sa volonté d’aboutir à une solution réaliste et durable de ce conflit», coupable selon lui de porter atteinte au «potentiel économique du Maghreb». De son côté, l’ambassadeur de France à l’ONU, François Delattre, a affirmé que «le contexte, selon ses propres mots, reste favorable» pour la reprise des pourparlers. «Il ressent un élan réel. Il a une vision et la confiance de toutes les délégations autour de la table. Donc, nous avons un bon environnement», a dit le diplomate français à la presse. Évoquant le déroulement des consultations du Conseil de sécurité, M. Delattre a estimé qu’il s’agit d’une «bonne réunion, de laquelle je retiens surtout le soutien unanime aux efforts de l’envoyé personnel». Selon l’ambassadeur français, «la vision et l’engagement de M. Köhler envers l’élan qu’il a contribué à créer sont vraiment incomparables».

Pour rappel, le Maroc participe à ces tables rondes «sur la base d’un référentiel juridique, clair et précis défini par la résolution du Conseil de sécurité 2440». Toutefois, le Maroc considère «que l’atmosphère sereine n’est pas suffisante pour la relance du processus onusien visant à aboutir à une solution politique, pragmatique, réaliste et durable. Aussi, le Maroc espère que la 2e table ronde connaîtra l’engagement de toutes les parties pour une discussion profonde sur la solution politique». Et la diplomatie marocaine de conclure : «Le Maroc n’est pas prêt à s’inscrire dans des discussions stériles et considère que cela constituera une perte de temps pour la communauté internationale et pour parvenir à une solution politique de ce différend».


Le 30 avril, l’autre deadline

C’est à cette date que se termine le mandat de la Mission des Nations-Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), comme le stipule la résolution 2440 du Conseil de sécurité voté le 31 octobre. À l’issue d’un vote de 12 voix pour et 3 abstentions (Bolivie, Fédération de Russie et Éthiopie), le Conseil de sécurité appuyait «pleinement» l’intention du secrétaire général de l’ONU et de son envoyé personnel «de relancer le processus de négociation avant la fin de cette année». Le bilan de Genève II devra compter lors des discussions prévues en mai prochain.

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