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Maroc

Le rapport accompagnant le vote du Budget américain pour l’année 2019 incite à déployer les fonds américains destinés au Maroc en vue du développement des provinces du Sud.

La position américaine se clarifie, concernant les efforts déployés par le Maroc pour développer les provinces du Sud et pour trouver une solution durable au conflit qui perdure autour de la marocanité du Sahara. Le rapport accompagnant le Budget américain au titre de l’année 2019 intervient après que la diplomatie marocaine ait pu gagner de précieux points en reconnaissance des efforts déployés par le royaume, contrairement aux allégations des séparatistes et de leurs alliés visant à saper le plan d’autonomie. En effet, les dispositions contenues dans le rapport américain s’alignent sur le point de vue de l’UE, après l’adoption de l’accord de pêche par le Parlement européen, mais aussi sur le rejet du recours des séparatistes devant la Cour de justice européenne. C'est un grand pas pour la diplomatie marocaine, puisque ce rapport met un terme aux tentatives de délégitimer les conventions internationales conclues par le Maroc, qui incluent l’ensemble de son territoire national.

Un contrôle minutieux des aides
Le législateur américain a édicté que le secrétaire d’État devra présenter un rapport, dans un délai de 45 jours, décrivant «les dispositions prises pour le renforcement du contrôle de la livraison de l’assistance humanitaire aux réfugiés en Afrique du Nord». Pour rappel, le rapport de l’Office de lutte antifraude (OLAF), instance relevant de l’UE, avait mis le doigt sur des détournements, des années durant, d'aides humanitaires destinées aux séquestrés de Tindouf. La nouvelle loi budgétaire américaine appelle dans ce cadre l’administration à renforcer la surveillance de la livraison des aides humanitaires, mais aussi à assurer le suivi des mesures prises pour que les réfugiés nécessiteux reçoivent les aides de manière effective. Les nombreux rapports élaborés par la Commission européenne ainsi que par le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) montrent sans équivoque que le développement des provinces du Sud reste intimement lié aux investissements dans la région, l'unique moyen de le faire étant la conclusion, par le Maroc, d'accords internationaux allant dans ce sens. Le nouveau revers subi par les séparatistes s'inscrit dans une évolution positive pour la diplomatie marocaine, qui peut aujourd'hui se montrer plus entreprenante afin d'imposer ses choix et résoudre la question de la marocanité du Sahara, dans un contexte régional indécis. Les dispositions du Titre III de la loi de Finances américaine font aussi écho à la position des États-Unis par rapport au plan d’autonomie proposé par le Maroc, qualifié de «sérieux, crédible et réaliste», depuis quatre mandats américains successifs, gage d’un partenariat durable entre le Maroc et les États-Unis.

L’allusion directe faite par la loi de Finances américaine aux fonds alloués au Maroc, qui doivent être libérés, conforte la position marocaine, mais aussi la bonne foi exprimée depuis le lancement du modèle de développement des provinces du Sud. Le nouveau climat géopolitique qui prévaut, depuis le retour du Maroc à l’UA, a vraisemblablement empêché les séparatistes et leurs alliés au sein de l’ONU de faire pression sur l’instance internationale et d'altérer les conclusions du nouveau secrétaire général concernant le Sahara. Même si aucune nouvelle issue n’a été proposée par Antonio Gueterres au sein de ce nouveau climat régional, le dernier rapport du SG de l’ONU semble s’engager sérieusement sur la voie des négociations finales destinées à faciliter la recherche d’une solution politique au différend autour du Sahara marocain, conformément à l’esprit de la résolution 2285, qui rend caduque l’option du référendum. 


Vers un nouveau souffle pour les pourparlers

Les conclusions contenues dans le rapport du Budget américain mettent en exergue les pistes préconisées par le Maroc, qui utilisent le plan d’autonomie comme cadre du dialogue et comme option pouvant débloquer les pourparlers entre les parties concernées par le conflit. À noter aussi que l’instance onusienne s’accroche toujours aux principes tracés en2007, année de l’entame des rounds de pourparlers informels, qui tournent autour d’une «solution politique mutuellement acceptable avec la nécessité de démontrer une volonté politique pour entrer dans une phase de négociations substantielles», indique le dernier rapport de l’ONU sur le Sahara. Le plus important est que l’option du dialogue direct, qui incite l’Algérie à remplir ses obligations dans ce dossier, pourrait impulser une nouvelle dynamique aux pourparlers qui ont connu un gel du fait des conditions irréalistes imposées jusqu’à présent par les séparatistes, qui faisaient fi du plan d’autonomie et des efforts déployés dans le cadre du modèle de développement des provinces du Sud.

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