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Être en meilleure forme, avoir de beaux cheveux, ou encore pour musculation et sport. A quoi servent les compléments alimentaires ? Comportent-t-ils des risques pour la santé ? Un expert fait le point.

Les compléments alimentaires sont des sources concentrées de nutriments vendus sans ordonnance, se présentant sous forme de comprimés, gélules, sachets de poudre, sirops, etc… Ils contiennent des vitamines, de sels minéraux et des plantes. En bref, ces produits sont conseillés aux personnes pouvant présenter des carences nutritionnelles transitoires. A.K, diététicien pratiquant à Casablanca cite par exemple " la vitamine B9, ou acide folique, utile quand l’on veut tomber enceinte, parce qu'elle permet d'éviter des malformations en commencement de grossesse ".

Néanmoins, plusieurs risques sont avérés. " Les compléments alimentaires ne sont pas nécessaires pour couvrir nos besoins. Une alimentation équilibrée suffit. Par exemple, l'oméga 3 en capsules est moins bien absorbé que celui des sardines. Les personnes ayant ou ayant eu un cancer hormono-dépendant ne doivent pas prendre des compléments à base de phytoestrogènes, car un lien avec la prolifération des cellules cancéreuses a été observé. Autre exemple, du côté des fumeurs, le bétacarotène accroît fortement le risque de développer un cancer du poumon ", souligne A.K.

Le diététicien rappelle que prendre en même temps certains compléments alimentaires et certains médicaments peut être dangereux à cause des interactions possibles. “ Il est conseillé de respecter consciencieusement la posologie car une sous-dose n’aura aucun effet et une surdose pourra entraîner des effets indésirables. Les accidents les plus sévères sont associés au mésusage : consommation de plusieurs produits, dépassement des doses recommandées ”.

L’Académie de pharmacie française sonne l’alarme

Un document publié récemment par l’Académie de pharmacie en France pointe en particulier les compléments alimentaires contenant de l'aloé (uniquement quand c'est le suc qui est utilisé, le gel ne posant pas de problème), des racines de rhubarbe de Chine, du séné (fruit, foliole) et de l'écorce de bourdaine ou de cascara (un arbuste et un arbre). Ils sont essentiellement vendus sous forme de gélules. Les plantes incriminées ont un point commun: elles contiennent des principes actifs (appelés "hétérosides hydroxyanthracéniques") identiques à ceux de médicaments classés comme "laxatifs stimulants". Cette expression désigne des "laxatifs puissants, mais irritants pour le tube digestif", selon le rapport.

Leur "usage prolongé provoque une dépendance, il n'est plus possible d'aller à la selle sans médicament. A long terme, des lésions définitives de la paroi interne de l'intestin peuvent apparaître", ce qu'on appelle la "maladie des laxatifs".

En effet, la mise sur le marché d'un complément alimentaire obéit à un régime de déclaration auprès de la répression des fraudes (DGCCRF). Un médicament, lui, doit obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM) des autorités sanitaires, après une évaluation scientifique de ses bénéfices et de ses risques.

"Certaines plantes sont interdites au titre des médicaments mais autorisées comme compléments alimentaires", a déclaré Pierre Champy, spécialiste de pharmacognosie (l'étude des médicaments d'origine animale et végétale), en citant le cimicifuga. Des extraits de cet arbre d'Amérique du Nord sont utilisés en gélules pour combattre les effets de la ménopause.

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