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Maroc

Le gouvernement fait le bilan du programme de réhabilitation des 32 médinas du Maroc. Une action marquée par des réalisations notables. Quatre défis doivent encore être relevés.

Le ministère de l’Habitat a présenté le bilan de ses interventions dans ses espaces urbains historiques. Si les réalisations sont quantitativement importantes, ces différents programmes nécessitent une plus forte mobilisation pour assurer le renouveau tant attendu de ces espaces de vie et d’activité économique. L’intérêt grandissant pour les médinas s’est aussi traduit par un engagement et un suivi royal de ces différents projets. À noter que neuf médinas sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

De nouveaux plans en préparation
Un chiffre résume le bilan de seize années d’intervention gouvernementale dans ces espaces: 44% des médinas sont dotées de plans d'aménagement et de réhabilitation. Plus de la moitié (18 médinas) ne profite pas encore de ces programmes. «Sept plans d'aménagement et de réhabilitation sont en cours de réalisation, et dix autres sont en phase de programmation», assure Abdelahad Fassi Fihri, ministre de l'Aménagement du territoire national, de l'urbanisme, de l'habitat et de la politique de la ville, lors de son passage à la Commission de l'Intérieur, des collectivités territoriales et de la politique de la ville à la Chambre des représentants. «Au niveau de l'encadrement technique, 12 chartes architecturales et paysagères ont été réalisées, soit un taux de couverture de 38%», indique le ministre.

Son département a effectué 71 interventions dans 21 médinas, entre 2002 et 2018, pour un coût global de 5,29 MMDH, ayant bénéficié à 97.782 familles. Ce programme, aux multiples intervenants, fait face à plusieurs défis. Le premier est la préparation d’une stratégie nationale pour la préservation et réhabilitation des médinas. Le deuxième est la révision de la méthode de préparation des plans d’aménagement des médinas. Le troisième challenge est l’inclusion de normes architecturales et paysagères propres à ces espaces dans le plan d’aménagement des médinas. Sur cet aspect, le ministre se veut ferme. Fassi Fihri a rappelé la nécessité «de mettre en évidence les caractéristiques architecturales et urbanistiques spécifiques de chaque ville et d'améliorer la qualité du bâti et du paysage urbain, en plus d'encourager la construction de matériaux traditionnels, la relance des métiers traditionnels et la contribution aux opportunités d'emploi associées aux projets de réhabilitation et de restauration», souligne-t-il dans son intervention face aux députés.

Le quatrième défi est relatif à la contractualisation entre les acteurs institutionnels lors de ces interventions pour assurer le financement, l’exécution et le suivi de ces projets. La nouvelle Agence nationale pour la rénovation urbaine et la réhabilitation des bâtiments menaçant ruine devrait assurer ces missions de coordination et de mobilisation des différents acteurs engagés dans la réhabilitation des médinas (voir encadré). Rappelons enfin que ces 32 médinas comptent une population de 750.000 habitants, soit 2,2% de la population du Maroc, ce qui représente 3,6% des citadins. Ces espaces comptent 250.000 bâtiments et 20.000 équipements publics. 


Abdelahad Fassi Fihri
Ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l'habitat et de la politique de la ville.
«La préservation et la réhabilitation des tissus urbains anciens sont placées au centre des préoccupations de son département, que ce soit au niveau de la planification urbaine ou de l'intervention opérationnelle, notant l'importance de ces structures qui rassemblent le patrimoine culturel et reflètent la richesse de l’identité nationale».


Top départ pour l’ANRUR

Le Conseil d’administration de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine et la réhabilitation des bâtiments menaçant ruine (ANRUR) s’est tenu le 30 janvier à Rabat. «Cette session revêt une importance cruciale étant donné qu’elle va permettre la mise en place des structures organisationnelles de l’agence et le démarrage de ses activités», indique un communiqué du département de l’Habitat. Cette nouvelle agence devrait travailler sur l’accompagnement technique et administratif des présidents des communes et des propriétaires des constructions menaçant ruine, ainsi que sur l’exécution des travaux de rénovation. Ces derniers sont aux frais des propriétaires ou des syndics. L’agence aura aussi un rôle prospectif en matière d’étude et de définition des stratégies relatives aux plans de rénovation urbaine.

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