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Maroc

Le Maroc est parmi les rares pays dans le monde à avoir noué un partenariat privilégié avec l’Organisation pour le maintien de la paix et la sécurité. Bourita souhaite que les pays du Sud puissent avoir droit de cité au sein de l’OTAN et ne plus être de simples «consommateurs de décisions».

Les relations entre le Maroc et l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ne datent pas d’hier. À l’occasion d’un séminaire organisé hier à Rabat au ministère des Affaires étrangères, autour des 25 ans de la coopération Maroc-OTAN dans le cadre du Dialogue méditerranéen, un bilan ainsi que les perspectives d’avenir ont été mis en exergue. La qualité et la diversité des participants à cet événement témoignent de la maturité et de la solidité de ces relations. Pilier de la stabilité et de la paix en Méditerranée, cette relation, qui date de 1995, a permis d’arriver à un consensus sécuritaire et stratégique ainsi qu'à une confiance mutuelle qui s’est construite au fil des opérations menées ensemble.
Dans son intervention, Nasser Bourita a souligné que ce séminaire, le troisième du genre, est particulier dans la mesure où il tente d’être multidimensionnel, touchant à d’autres aspects non moins importants de la coopération comme la recherche scientifique ou l’implication de la société civile dans les questions de sécurité et de stabilité dans la région. «La relation avec l’OTAN n’est pas que militaire, elle est aussi politique, scientifique, intégrant les questions que la société civile se pose», a expliqué le ministre des Affaires étrangères. Mais il a aussi mis en perspective l’image de l’OTAN, sujette à débat au même titre d’ailleurs que celle du Sud dans les médias et la perception de l’opinion publique au Nord de la Méditerranée. Dans cette même veine, le ministre a demandé que le Sud de la Mare Nostrum puisse prendre part à la réflexion sur la sécurité dans la région et ne pas être seulement «consommateur de décisions».
Bourita a mis en avant la problématique de diversification de la menace dans la région qui nécessite aujourd’hui une réponse diversifiée, et plus seulement militaire ou sécuritaire. Il a aussi évoqué la menace du séparatisme en liaison avec la criminalité et le terrorisme dans la région.

Pour Alejandro Alvargonzalez, secrétaire général adjoint de l'OTAN pour les affaires politiques et la politique de sécurité, le Maroc est un pionnier en matière de dialogue politique et un pilier de la sécurité régionale. Il explique cela par le fait que le royaume est directement confronté à la situation sur le terrain, notamment en Libye et dans le Sahel. Il a souligné à cet égard l’engagement du pays aux côtés de l’OTAN et son rôle crucial pour désamorcer la crise libyenne ainsi que son soutien au G5 Sahel. Alvargonzalez a en revanche attiré l’attention sur la prolifération du trafic d’armes légères qui s’est développé dans la région suite à la lutte contre les armes illicites menée notamment par l’OTAN. Le responsable n’a pas manqué, pour sa part, de reconnaître l’importance du programme Science for Peace and Security, avec en perspective la signature d’un accord juridique avec le Maroc à l’avenir. «Ce que fait le Maroc tous les jours pour la sécurité des citoyens du bassin méditerranéen, et au-delà de cette partie géographique, est extrêmement positif pour la stabilité de tous», a indiqué le responsable. Ce partenariat stratégique voulu avec le Maroc a été évoqué lors du Sommet de Varsovie en 2016.
Les Forces armées royales participent également à moult opérations de renforcement des capacités de défense dans des domaines de pointe comme la cyber-criminalité, la gouvernance ou encore la gestion de crise, assurés par l’OTAN. L’organisation, dans le cadre de son programme Science for Peace and Security, propose des formations dans la sécurité environnementale, la sécurité des frontières et des ports ainsi que les aspects humains et sociaux de la sécurité. 


Le Maroc dispose d’un officier de liaison à l’OTAN

Le Maroc est le seul pays partenaire, avec la Jordanie, à avoir un officier de liaison auprès de l’OTAN. Le royaume a été de toutes les opérations aux Balkans de 1996 à 2014 ainsi que les opérations menées en Libye. En 2018, le Maroc a participé à 3 exercices et accueilli une escale de l’OTAN. L’organisation, depuis la fin de la Guerre froide, a changé de fusil d’épaule en privilégiant la coopération à la confrontation et ce dès 1994, dans le cadre du dialogue bilatéral et multilatéral. Pour les responsables de l’OTAN, on peut construire ensemble la sécurité grâce à la co-appropriation en prenant en compte la spécificité de chaque pays et les exigences de la coopération personnalisée.

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