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Maroc

Le Maroc peut faire mieux en matière de recherche, d’innovation et de développement pourvu qu’il puisse surmonter certains obstacles qui persistent entravant l’atteinte de cet objectif, ont souligné à l’unanimité les participants à la 8è édition du colloque X-Maroc sur la recherche et développement (R&D), organisé, mardi, à Casablanca.

La recherche et l'innovation jouent désormais un rôle crucial dans la dynamique économique et sociale des économies, et ce, en stimulant la productivité et la croissance économique, ont-ils relevé lors de cette rencontre, initiée par le Groupe X-Maroc, association marocaine qui regroupe les anciens élèves de l’école polytechnique domicilié au Maroc.

Intervenant lors de la cérémonie d'ouverture de ce colloque, Saïd Amzazi, ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a notamment fait observer que '’même si le budget alloué à la recherche scientifique et technique au Maroc reste de l' ordre de 0,8% du PIB, ce sont avant tout les procédures d' engagement de ce financement qui posent vraiment problème’’.

En effet, a-t-il poursuivi, des ‘’sommes considérables’’ restent non utilisées par les universités tant les procédures sont complexes, lentes et totalement inadaptées aux particularités et aux spécificités de la fonction recherche, qui exige souplesse et réactivité.

Selon Said Amzazi, nombre des enseignants chercheurs marocains parmi ‘’les plus motivés’’, qui se démènent pour trouver des financements, ‘’finissent par se détourner de leurs projets de recherche, découragés par l'insurmontable complexité des procédures d'engagement des subventions diverses’’.

‘’Nos universités continuent donc de payer le prix de cette inadéquation totale entre d’une part les procédures administratives d’ engagement des financements alloués à la recherche, notamment les appels d'offres, qui nécessitent de très longs délais, et d' autre part les réalités de la recherche scientifique, acculée à une réactivité et une compétitivité extrêmes’’, a-t-il fait observer.

Après avoir noté que cet état de fait entraîne des répercussions ‘’lourdes de conséquences sur la production scientifique au Maroc, décourageant plus d’un’’, le ministre rappelle que le Maroc, avec ses 35 000 chercheurs, est le pays africain qui compte le plus de chercheurs, soit environ 1800 chercheurs par million d’habitants. Mais, a-t-il ajouté, cela reste faible comparé aux 3500 comme moyenne OCDE.

Les dépenses en recherche et développement (R&D) constituent 0,8% du PIB du Maroc en 2017, a-t-il précisé, relevant que si ce taux est faible comparativement à celui des pays de l’OCDE (2,3%), il est cependant en progression par rapport à 2016 (0,34%). 

Pour Moulay Hafid Elalamy, ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Économie numérique, il s’agit effectivement d’une ‘’progression qu’il faut accélérer’’. La question de la recherche et de l’innovation est un défi dans lequel l’université a un rôle majeur à jouer, a fait remarquer MHE, qui a mis l’accent sur l’évolution qu’a connue la recherche au cours des dernières années dans divers secteurs au Maroc.

Outre le rôle que doit jouer l’université dans ce domaine, a-t-il poursuivi, il est nécessaire de promouvoir une coopération étroite entre secteurs privé et public pour se hisser au rang des nations où la recherche et l’innovation occupent une place de premier plan.


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