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Maroc

C’est une évidence, nos artistes marocains aiment “laver leur linge sale en public”. Entre les attaques qu’ils se consacrent face aux caméras, les guerres déclarées sur les réseaux sociaux, impliquant la participation de leurs fans, une nouvelle mode ressurgit avec la sortie du single de Don Bigg.

170 kg, le clip qui a comptabilisé plus de 12M de vues sur Youtube, dix jours seulement après sa sortie, marquant ainsi le “grand” retour du rappeur casablancais, a excité l’intérêt public.  Ce track où L’bigg clashe plusieurs rappeurs de la nouvelle génération, a été qualifié “d'artistique” par les uns et de “scandaleux” par les autres.

C’est un travail artistique certainement, Don Bigg reste un rappeur très créatif et avisé. Seulement, à mon avis, ce genre de clashs ne devrait pas être appuyé par les artistes marocains. Nous souffrons déjà d’une grande marginalisation au niveau de nos droits, notre seul moyen de défense réside dans notre capacité de rester soudés”, déclare Jihane Bougrine, chanteuse et journaliste culture.

Colère ou démarche commerciale ? Ceci reste la question qui taraude. Un impact publicitaire positif découlant d’une action négative, bon coup de Com’?  

Les clashs en musique, initiés par les rappeurs américains en 1995 redeviennent à la mode sur la scène du hip-hop français, avant de toucher nos rappeurs marocains. Clash ou beef, une modalité de rap faisant partie du répertoire de gangsta rap, véhiculé à la fin des années 1980 par Dr Dre, Tupac, Snoop Dogg… et d'autres. Ce sous-genre portant une version commerciale consiste à attaquer un ou plusieurs rappeurs dans ses morceaux. Des disputes qui prenaient des dimensions sérieuses, partant d’un accrochage verbal jusqu’aux violences physiques. Rappelons ainsi le scandale Booba-Kaaris à l’aéroport d'Orly le 1er août dernier. Aujourd’hui les deux rappeurs français organisent un combat officiel pour “ pour régler une fois pour toutes leur différend”.

Le rap marocain développé au début des années 2000, a toujours été la voix du peuple. Cet art urbain, était venu traiter différents problématiques de la jeunesse, à travers des paroles bien ficelées et des récits de vie réels. Aujourd’hui ce genre musicale prend une dimension purement commerciale, un choix ou une obligation ?  

La scène artistique connaît une transition dans le monde entier. Nous devons suivre les tendances, en trouvant une formule alliant démarche artistique et démarche commerciale pour donner du sens à nos morceaux. Les fans cherchent à s’amuser et à vivre des expériences plaisantes à travers le rap et différents genre musicaux. Il nous est donc impossible d’assurer une place si on ne fait pas évoluer notre ancien style, côté contexte et contenu”, explique le rappeur Masta Flow

Suite au dernier clash baraqué de Don Bigg, plusieurs personnes, même loin de la scène du rap ont surfé sur la vague pour remonter à la surface et avoir de la visibilité sur les réseaux sociaux. Citons ainsi, le post sur Facebook de Fati Jaouhari où elle “accuse un rappeur de lui avoir piraté son compte pour avoir publié le titre de Don Bigg”. L'actrice a supprimé sa publication, quelques heures après. 

 

 

Dans cette histoire où plusieurs rappeurs ont été insultés, la notoriété a été la récompense de tout le monde. Don Bigg a réellement profité d’une nouvelle génération pour se reforger une place dans la scène marocaine? “J’estime que L’Bigg n’a aucunement besoin de ce genre d’approche. Son nom, forgé depuis des années lui permet déjà une notoriété et une grande base de fans. 170 kg est venu remettre les choses dans le bon ordre, une réponse à plusieurs attaques formulées contre l’ancienne génération du rap, dont je fais partie”, déclare Mohammed El Malki



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