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Maroc

 

Les fêtes de fin d'année sont souvent l’occasion d’un débat sociétal houleux. Sensées répondre au calendrier grégorien, donc chrétien, leurs célébrations divisent les marocains. Certains y voient un simple prétexte pour faire la fête, passer du temps en famille ou tout simplement se reposer, d’autres craignent de leur côté une «acculturation occidentale».  L’affiche collée sur la vitrine d’une pâtisserie à Azrou, qui boycotte les fêtes de noël et du nouvel an, refusant ainsi de vendre des gâteaux pour ces deux occasions, signalant sur la pancarte que “ce sont des fêtes chrétiennes”, a relancé la polémique.

Interrogés par LesECO.ma, Les marocains expriment leur appréhensions quant aux fêtes de fin d’année. Pour ou contre ? La réponse en vidéo.




Occasions religieuses ou propagande commerciale? Les avis des marocains divergent entre défenseurs et détracteurs de ces occasions. Certains évoquent une dimension culturelle, loin de l’aspect religieux accentué. “Haram ou halal, cela dépend de la manière de fêter. Boire de l’alcool, et sortir en boite de nuit reste banni par l’islam tout au long de l’année. Par contre, je ne vois aucun mal si je rends visite à ma famille profitant de mon jour férié pour partager un bon repas dans un cadre agréable”,  déclare Khadija, 40 ans.

De l’autre côté, les entreprises, restaurants et magasins de gâteaux et de cadeaux se régalent, et misent tout sur la décoration et la communication pour attirer le plus de clients. Papa noël, sapins, bûches…  Une dimension commerciale, appuyée par les shops marocains pour ancrer ces fêtes dans la culture des consommateurs.

Le nouvel an grégorien prend un aspect purement commercial. Les soldes qui se déclarent, et les remises au niveau de différents produits, font de la fin d’année grégorienne un événement phare au niveau des habitudes de consommation chez les Marocains. “Cet engouement reste totalement absent lors de la célébration de la fin d’année hégire, je crois que c’est la chose qui nous intrigue le plus en tant que marocains musulmans”, ajoute Nadia.

 Que dit la religion ?

Dans la législation Islamique, Aid Al Fitr (fête de la rupture de jeûne) , et Aid Al Adha (fête du sacrifice) sont les seules célébrations permises et considérées comme “fêtes”. Cependant, aucune autre occasion, notamment le nouvel an du calendrier hégirien ne doit être célébrée par les musulmans.

Selon le hadith rapporté par Anas (qu’Allah l’agrée) qui a dit : «Quand le Prophète SWS arriva à Médine, il trouva que les gens avaient l'habitude de s'amuser pendant deux jours qu'ils avaient choisis dans l'année. Il leur dit alors: " Allah vous a remplacé ces deux jours de fête par deux autres meilleurs : ce sont le jour d'al Adha et celui d'al Fitr " »

 Ainsi les autres fêtes tel que Noël et le nouvel an grégorien, restent prohibés par l’Islam. Selon Hadith Al-Boukhâriyy rapporté dans son SaHîH d’après Abôu Sa`îd al-Khoudriyy que le Prophète SWS a dit : “Il arrivera un temps où beaucoup de ma communauté vont suivre les habitudes des juifs et des chrétiens pas à pas au point que même s’ils entrent dans le trou d’un lézard, ils vont les suivre”

 

Divergence d’opinions chez les théologiens

Les spécialistes en islamologie adoptent des avis contradictoires. Cette divergence d’opinions a aussi son impact sur les positions des citoyens.

L’avis d’un imam canadien exprimé récemment sur les médias, a choqué la toile. Younus Kathrada a déclaré le 23 décembre, selon une vidéo publiée sur la page YouTube de l'organisation Memri, un institut de recherche sur le Moyen-Orient basé à Washington, que “Féliciter les chrétiens pour Noël est pire qu’un meurtre”.

L'imam s’est exprimé devant de jeunes musulmans dans une mosquée de la ville de Victoria, en Colombie-Britannique, quelques jours avant le début des festivités en les mettant en garde sur les châtiments prévus par la religion pour “ceux qui s’associent aux fêtes des mécréants”.  

 


De son côté, le spécialiste de l'islamisme marocain Mohamed Abdelwahhab al-Rafiki, allias Abou Hafs, a indiqué dans un post publié sur son compte Facebook que l’Islam n’interdit pas la célébration du nouvel an grégorien.  Selon lui il s’agit d’occasions “culturelles qui permettraient aux gens de s’amuser sans menacer les croyances de chacun”.

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