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Maroc

Au Maroc, la situation de l’enfance est difficile. Les budgets alloués pour prendre en charge les enfants en situation de précarité demeurent dérisoires. 

Le taux de pauvreté et de vulnérabilité des enfants au Maroc est alarmant : Il est de 18,8%, selon l’UNICEF. Tenez-vous bien, ce chiffre atteint 28,4% dans le monde rural ! Le Maroc compte 11.400 enfants en situation difficile vivant dans des établissements de protection sociale répartis sur 115 centres. Ces enfants vivent dans une grande précarité psychologique et matérielle. Ils bénéficient de programmes de l’Entraide nationale et du ministère de la Famille, de la solidarité, de l’égalité et du développement social (MFSEDS). Une politique publique intégrée pour la protection de l’enfance au Maroc (PPIPEM) est venue en juin 2015 apporter une réponse gouvernementale aux différents enjeux liés à ce sujet. Plus de trois ans après son adoption, cette feuille de route préparée en collaboration avec l’UNICEF, souffre de retards dans sa mise en œuvre et de manque de moyens financiers.

Une stratégie sur papier ?
Un communiqué signé par 80 ONG et réseaux associatifs œuvrant dans le domaine des droits de l’enfant au Maroc interpelle le gouvernement et plus particulièrement le département de Bassima Hakkaoui sur l’avenir de la PPIPEM. Cette sortie intervient après la présentation du budget sectoriel du ministère à la Chambre des représentants.

«Nous relevons avec grand étonnement l’absence des principaux axes de la PPIPEM et des actions correspondantes dans les résultats de l’année 2018 et dans le plan d’action 2019 présentés», explique Abdellah Soussi, président du réseau régional de protection des droits de l’enfant à Souss Massa. Et d’ajouter : «Nous relevons l'inadéquation du budget présenté avec le contenu du programme national de mise en œuvre de la PPIPEM 2015-2020».

Ce responsable associatif déplore aussi «les retards enregistrés pour la création des mécanismes régionaux de protection de l’enfance». Ces instruments pourtant centraux dans le dispositif du PPIPEM ne devront voir le jour qu’en 2019. «Quatre régions/villes pilotes sont ciblées (Oujda, Salé, Tiznit et Meknès)», peut-on lire dans le projet de budget sectoriel. D’ailleurs, ce projet a été déjà inscrit dans le PLF 2018, ce que relève le collectif associatif. «Nous relevons des divergences notables entre le programme du ministère approuvé dans la LF 2018 et les réalisations présentées dans le cadre du PLF 2019», rappelle le communiqué.

Le budget sectoriel de 2019 consacre environ 44 MDH aux questions liées à l’enfance sur un budget global. Cette enveloppe est répartie entre le budget des infrastructures (10 MDH) et le soutien aux ONG via des appels à projets (17 MDH). Une démarche qui déplaît à ce collectif. «Nous regrettons la grande attention portée aux bâtiments et aux équipements au détriment de la réhabilitation et du perfectionnement des ressources humaines», ajoute ce texte. Dans le même temps, le projet de budget montre «l’absence de lignes pour assurer la qualité, l'efficacité, la continuité des actions et le respect des recommandations et normes internationales». Pour ce groupement d’associations qui couvre l’ensemble du territoire national, la démarche de ce budget «abandonne l'approche intégrée qui constitue le fondement de la PPIPEM et le retour à l’approche sectorielle, dont l’échec avéré a été confirmé par tous les acteurs». Rappelons que la politique publique pour l’enfance se base sur six principes directeurs : la protection, l’équité et la non discrimination, l’intérêt suprême de l’enfant, le droit à la vie, l’existence et le développement, l’égalité entre les sexes et la participation de l’enfant. Ces principes sont conduits selon trois pratiques : l’approche intégrée et graduelle, la coopération et la coordination entre les secteurs et les outils de gouvernance. Des commissions interministérielles et techniques se réunissent de manière régulière pour faire le bilan sur une stratégie toujours sur le papier… 


Droits, UNICEF et l’ONDE lancent une pétition

À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfant, l’UNICEF et l’Observatoire national des droits de l’enfant (ONDE) lancent au Maroc la pétition mondiale appelant à la réalisation des droits de tous les enfants. Cette initiative s’inscrit dans la démarche mondiale de l’UNICEF avec une pétition appelant «les dirigeants du monde à offrir un avenir prometteur pour chaque enfant». Les enfants parlementaires mèneront durant toute l’année une grande mobilisation pour soutenir cette opération qui sera conduite sous le slogan mondial Mobilisez-vous #EnBleuPourChaqueEnfant.

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