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Le nouvel horaire scolaire déstabilise les élèves et les parents dans les écoles publiques et privées. Entre report et protestations, c’est le flou (presque) total.

Un vent de colère souffle sur un nombre d’établissements scolaires du secteur public en raison des nouveaux horaires, appliqués suite au maintien de l'heure GMT + 1. Des dizaines d'élèves ont organisé des mouvements de protestation à Témara, Taza, Kelaâ Sraghna, Zagora, Azilal, Ait Melloul et Khouribga.

Un vent de colère souffle sur un nombre d’établissements scolaires du secteur public en raison des nouveaux horaires, appliqués suite au maintien de l'heure GMT + 1. Des dizaines d'élèves ont organisé des mouvements de protestation à Témara, Taza, Kelaâ Sraghna, Zagora, Azilal, Ait Melloul et Khouribga. «Il s’agit de cas isolés. L’ensemble des élèves ont regagné les salles de cours suite aux explications de nos équipes pédagogiques», répond le ministère de l’Éducation nationale (MEN) dans un nouveau communiqué. Le troisième en 10 jours. C’est dire le cafouillage qui règne en ce moment dans le monde scolaire, public comme privé. Les parents comme les élèves en perdent le nord et ne savent plus où donner de la tête. Toutefois, le calme règne du côté des établissements des missions étrangères Ces derniers ayant maintenu les horaires précédents.

Nouvel horaire, nouveaux problèmes
Du côté du privé et du public, c’est le flou total ! Le MEN peine à convaincre parents d’élèves et patrons des écoles privées. Annoncé pour le 7 novembre, le nouvel horaire est reporté au lundi 12 novembre. La Fédération nationale des associations de parents d’élèves au Maroc (FNAPEM) accueille avec satisfaction cette décision et veut donner une chance à ce nouvel horaire. «Nous espérons que d’ici le 12 novembre, les établissements pourront s’adapter à ce nouveau contexte», affirme Ali Qanach, responsable au sein du bureau de la FNAPEM.

Durant les prochains jours, des réunions se tiendront au niveau régional pour y voir plus clair et de nouveaux changements sont possibles. Une chose est sûre, ce changement des horaires, alors que l’année scolaire est bien entamée, est marqué par de  grandes incertitudes. «Ce nouvel horaire aurait nécessité une consultation et un dialogue avant son introduction», résume Abdelhadi Zouitene, président de l’Alliance de l’enseignement privé au Maroc (AEPM).

Malgré les dernières réunions entre l’AEPM et le ministère pour clarifier la situation, la mise en application s’annonce difficile. Pour accompagner le nouvel horaire annoncé par le MEN, les 2.000 membres d’AEPM se dirigent vers une adaptation de la circulaire du 2 novembre. «De tout temps, le secteur privé avait la possibilité d'adapter ses horaires à ceux fixés par le MEN. Fixer l’entrée des classes à 9h, sera difficile à tenir pour nos membres. Bien sûr, cette marge de manœuvre se fera en respect avec la durée réglementaire des heures de cours», précise Zouitene.

La majorité des membres de regroupement opteront pour un horaire 8h30-12h30 /15h-18h. Le président de l’AEPM attire l'attention sur les difficultés que devraient rencontrer les futurs horaires. La première difficulté, les horaires de travail des parents. «Cette décision devrait régler la question des horaires au sein des administrations», ajoute Zouitene. Pour le moment, le gouvernement a laissé à la discrétion à chaque département et services de convenir de l’horaire le plus adapté à son contexte. La deuxième difficulté est liée à la gestion du planning des instituteurs du public embauchés au titre de vacataires dans le privé. «Ces enseignants du public ont vu leur emploi de temps changer et nous seront amenés à nous adapter». La troisième difficulté concerne le cas de certaines régions, notamment l’Oriental. «À Oujda, l’Académie régionale souhaite généraliser le nouvel horaire dans le public comme dans le privé. Donc, c’est le blocage total», s’inquiète Zouiten. Ce dernier compte porter le dossier au niveau central «pour trouver une solution médiane et permettre aux établissements privés d’adapter leurs horaires en fonction des cas et spécificités locales». Zouitene propose que le mois de novembre serve de test «pouvoir adapter l’horaire en fonction de ce bilan». Le grand perdant de ce nouvel horaire demeure les élèves des écoles publiques qui auront une heure de cours en moins par jour….


Abdelhadi Zouitene
Président de l’Alliance de l’enseignement privé au Maroc

Il ne fait aucun doute que la mise en application du GMT+1 a été mal préparée. Le timing de son introduction manque de sagesse et d’études préalables. Cette décision nous a conduit au cafouillage actuel. Les nombreux communiqués du département de l’Education nationale montrent le désordre qui marque la mise en place de cette décision. Cette situation nous a été confirmée par les récentes déclarations du Chef du gouvernement.

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