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Maroc

Le système d’enseignement au Maroc continue d’essuyer des critiques. Sa réforme tant réclamée par la vox populi devient une nécessité forçant le gouvernement à sortir de son mutisme et à se mobiliser.
 
Le système d’enseignement au Maroc est déclaré en agonie depuis déjà des décennies mettant les différentes parties prenantes des secteurs public et privé devant la nécessité de se mobiliser pour ranimer ce corps dont dépend, entre autres, le développement du pays. 

«Il n'y a pas d'avenir pour le Maroc sans une véritable réforme du système de l'enseignement», a d’ailleurs indiqué, jeudi, le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et la société civile, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, soulignant que cette réforme a été érigée depuis l'année dernière en tant que priorité nationale.

Étant prioritaire, ce chantier requiert l'adhésion de l'ensemble des acteurs et le lancement d'une série de réformes parallèles ce qui nécessite la mobilisation d'importants moyens financiers et humains, a ajouté El Khalfi, lors d'un point de presse à l'issue de la réunion du Conseil du gouvernement.

Le ministre délégué a souligné à ce propos que le gouvernement a soumis au Parlement le projet de la loi-cadre relative au système de l'éducation, de l'enseignement, de la formation et de la recherche scientifique, relevant que ce texte servira de référence pour la politique de l'enseignement du Maroc lors de la prochaine étape.

Mustapha El Khalfi a, en outre, fait état de la réforme durant cette année de la licence professionnelle pour former des enseignants de haut niveau, dans la mesure où 160.000 enseignants seront mis en retraite lors des 10 prochaines années, notant qu'en parallèle une opération de recrutement sans précédent a été lancée dans ce secteur.

"L'ambition du gouvernement est de faire aboutir ce chantier", a-t-il expliqué, tout en insistant que "la réforme de l'enseignement est une priorité nationale décisive".

Sur la même trame, le porte-parole du gouvernement a mis en relief l'effort visant à lutter contre l'encombrement dans les classes et à améliorer la qualité de l'enseignement, rappelant que le budget de ce secteur était de l'ordre de 36 milliards de dirhams en 2007 avant de passer en l'espace de 10 ans à 61 milliards de dirhams sans compter les 5 milliards destinés à répondre au besoin en enseignants.

L'élaboration du projet de réforme de l'enseignement avait été entamée en 2013 avec l'adoption de la loi relative au Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique, a-t-il rappelé, notant que ce projet a pris forme à travers la loi-cadre après avoir été soumis au Conseil supérieur en 2016, avant son adoption en 2018 et sa présentation aujourd'hui au Parlement.

Le chemin est long, toutefois, il faut l’entamer afin de ranimer le système d’enseignement marocain : un véritable traitement de choc.

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