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Maroc

Le taux de Marocains sous-alimentés est certes en baisse, en comparaison à 2012, mais reste tout de même élevé. Le rapport de la FAO tire la sonnette d’alarme également quant à l’obésité qui augmente dans le royaume.

Comme chaque année, l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture a rendu public, cette semaine, son rapport 2018 sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde. L’enquête a été menée en partenariat avec le Fonds international de développement agricole (FIDA), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Et le royaume ne fait pas figure de bon élève dans le domaine de la sécurité alimentaire, malgré une baisse en comparaison aux années précédentes.

En effet, le nombre de personnes sous-alimentées est passé de 1,7 million de personnes, entre 2004 et 2006, à 1,4 million, entre 2015 et 2017, un taux en deçà de celui de l’Algérie ou encore l’Égypte, qui affichent respectivement un taux de 1,9 million de personnes sous-alimentées et 4,6 millions. Cela dit la Tunisie est bien moins affectée, le chiffre s’élève à 0,5 million. En même temps, entre 2012 et 2017, le nombre d’adultes obèses s’est accru au Maroc. Ils étaient 5,9 millions en 2016 contre 4,8 en 2012.

Dans ce rapport, l’entité onusienne pointe également le lien existant entre les changements climatiques et la famine. «La variabilité affectant le régime des pluies et les saisons agricoles, en plus des événements climatiques extrêmes, tels que les sécheresses et les inondations, font partie des facteurs clés expliquant la hausse de la faim, sans oublier les conflits et les crises économiques», expliquent les auteurs.

Les Marocaines aussi touchées

Un regard aiguisé a été particulièrement porté dans ce rapport sur les femmes notamment celles en âge de procréer. Et dans cette catégorie, les femmes âgées entre 15 et 49 ans, celles affectées d’anémie étaient au nombre de 3,5 millions l’an dernier. Un taux qui a augmenté par rapport à 2012, date à laquelle elles étaient 3,1 millions à souffrir d’anémie au Maroc. Les Marocaines dépassent ainsi la moyenne nord-africaine, elles sont ainsi plus exposées à cette maladie.

La malnutrition n’est pas en reste pour le royaume, puisque la publication pointe les multiples formes existantes dans le pays. Le Maroc trône aux côtés de l’Algérie et la Tunisie dans le classement des pays affectés par l’obésité des enfants, avec une prévalence égale ou dépassant 10%. L’obésité chez les adultes y est également forte, puisqu’il enregistre une prévalence dépassant les 20%. Elle a continué de progresser en passant de 22,4 à 25,6%, entre 2012 et 2016. Un taux qui reste proche de la moyenne nord-africaine, qui atteint 25,4%.

La faim gagne du terrain

Le document souligne également la faim qui ne cesse de gagner du terrain. 821 millions, c’est le chiffre qui traduit ceci. Ce sont 821 millions de personnes qui souffraient de faim dans le monde en 2017, soit une personne sur neuf. «Des progrès limités ont également été observés en matière de lutte contre les différentes formes de malnutrition, qui vont du retard de croissance chez l’enfant à l’obésité adulte», détaille le rapport.

Et de préciser : «Une situation qui menace la santé de centaines de millions de personnes». «La faim est en hausse depuis ces trois dernières années, marquant de ce fait une régression vers les niveaux enregistrés il y a près de dix ans. Cette régression signifie que plus d’efforts doivent être faits, pour atteindre l’objectif Faim zéro d’ici 2030», conclut-il.

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