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Maroc

Le torchon brûle entre les kinésithérapeutes et le ministère de la Santé et pour cause le mutisme absolu de ce dernier face aux revendications «fondamentales et légitimes» de cette catégorie de professionnels de la santé qui se sent de plus en plus marginalisée. Les détails.
 
Indignés, les kinésithérapeutes marocains lèvent le ton et réclament justice face au ministère de la Santé ainsi que les autorités de tutelle qui se sont claustrées dans leur mutisme devant des revendications à la fois «fondamentales et légitimes». 

En fait, il s’agit d’un nouvel épisode d’une série de contestations menées par la Fédération nationale des kinésithérapeutes physiothérapeutes du Maroc (FNKPM). «Les correspondances avec le ministère de la Santé datent de 2010, depuis nous sommes en marche continue pour attirer l’attention des hauts responsables du secteur sur les problèmes dont souffrent les kinésithérapeutes marocains. Dans ce sens, plusieurs réunions ont été menées avec les responsables du ministère ainsi que les parlementaires pour mettre à plat nos revendications qui tendent à améliorer les conditions de travail des kinésithérapeutes et à assurer, par conséquent, une bonne qualité de prise en charge des citoyens», souligne Diae El Gharbi, secrétaire générale de la FNKPM. 

Par ailleurs, en 2016, la Fédération avait organisé un premier sit-in en coordination avec les autres professionnels de la santé, médicaux et paramédicaux. «Aujourd’hui, après deux années d’attente, la situation stagne et toutes les demandes des kinésithérapeutes, même fondamentales et légitimes, n’ont pas été prises en considération», martèle la secrétaire générale. 

Quid des revendications ? 

La Fédération souligne dans un communiqué qui nous est parvenu que la profession est jusqu’à aujourd’hui, sans réglementation, sans loi qui la régit, sans ordre qui la structure et sans même un soupçon de réalisation des différents travaux promis par les autorités compétentes pour améliorer la condition et la qualité de travail du kinésithérapeute marocain. Par ailleurs, poursuit le communiqué, à l’échelle mondiale, l’on célèbre ce même mois la journée internationale de la kinésithérapie par la World Confederation for Physical Therapy «WCPT», dont le Maroc est déclaré membre. 

«Nos revendications sont légitimes et concernent 6 axes prioritaires. D’abord, la réglementation du métier du kinésithérapeute et la souscription du projet de loi 45.13 pour étude avec nécessité d’intégrer tous les représentants des métiers concernés. Le deuxième axe est relatif à la création de l’Ordre des professionnels en rééducation. La protection de la santé du citoyen contre l’exercice illégal de la profession est le troisième axe prioritaire. En outre, nous réclamons la mise en place d’une couverture médicale et une retraite propres aux kinésithérapeutes. Sur un autre plan, nous revendiquons l’adoption d’un droit pénal équitable et la révision de la base d’imposition pour notre catégorie et enfin l’exonération des droits de timbre sur la maladie pour les kinésithérapeutes, jugés difficiles à collecter», explique Diae El Gharbi. 

Un secteur envahi par les charlatans 

Outre les problèmes susmentionnés, le secteur de la kinésithérapie au Maroc est envahi par un bon nombre de charlatans qui exercent cette profession sans avoir la qualification ni le savoir-faire nécessaires. «Ceci met en danger la santé des citoyens marocains et nuit à l’image du kinésithérapeute diplômé», explique la secrétaire générale de la FNKPM. Alors que la formation requise pour un kinésithérapeute s’étale sur au moins 3 années d’études supérieures, Diae El Gharbi a souligné l’existence de formations «diplômantes» après seulement 3 à 4 mois d’études dans des centres de formation professionnelle. «Nous avons contacté les différentes parties prenantes, notamment le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Santé et le ministère de l’Éducation nationale pour mettre fin à ce genre de formation, toutefois nous n’avons pas eu de feedback. Ceci nous a contraint à entrer en contact direct avec les responsables de ces centres afin de les convaincre de renoncer à ces formations», a-t-elle ajouté. 

Un deuxième sit-in 

Afin de faire parvenir leurs revendications aux responsables du secteur, la FNKPM a décidé d’organiser, le lundi 17 septembre 2018, son 2e sit-in national devant le ministère de la Santé à Rabat. «Il est temps de mettre fin au mutisme du ministère de la Santé et de réunir tous les kinésithérapeutes autour de nos revendications légitimes et partagées», conclut la même source.

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