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Le Maroc participera à la 24e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Katowice, en Pologne, en décembre prochain. Un appel d’offres a été lancé pour la prise en charge de la participation marocaine aux négociations sur le climat.

Le royaume sera aux côtés des 192 États qui se rendront à Katowice (Pologne) pour assister aux travaux de la COP 24, prévue du 3 au 14 décembre. Ainsi, en vue d’appuyer les efforts du pays dans la lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement, le secrétariat d’État chargé du développement durable a lancé un appel d’offres pour la prise en charge de sa participation aux négociations climatiques internationales de cette année, pour un budget de 5 millions de DH. Comme d’habitude, l’espace dédié à l’événement sera divisé en deux parties, une zone bleue qui abrite les délégués de pays et les observateurs accrédités et une zone verte pour la société civile et les pavillons des pays, qui est accessible au grand public. Doté de 70 m2, le pavillon marocain doit être moderne, innovant et respectueux de l’environnement afin de refléter l’engagement du pays dans la question environnementale. Accompagnant la Conférence des parties, des groupes de recherche scientifique et technologique se réuniront pour discuter des progrès dans le domaine de la diminution des changements climatiques. Il est important de noter que le dialogue ministériel de haut niveau se concentrera sur le financement climatique en identifiant des moyens et méthodes pour que la communauté mondiale puisse soutenir les économies en développement et leur permettre d'atteindre leurs objectifs climatiques nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

La COP 21, qui s'est tenue en France à la fin de 2015, a été singulièrement significative : l'accord sur le changement climatique de Paris a été approuvé. Le nombre de pays qui se sont officiellement engagés à réduire leurs émissions de GES conformément à l'Accord de Paris sur le climat est désormais de 179. Depuis février 2018, quatre autres pays (Colombie, Koweït, Mozambique et Tanzanie) ont adhéré au traité. Les pays qui n'ont pas encore ratifié l'Accord de Paris sont la Syrie, l’Irak, l’Iran, la Libye, l'Angola et 11 autres.

Parmi ces pays, certains comme la Russie, la Turquie et la Colombie sont identifiés par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) comme les principaux «émetteurs» de GES. Les États-Unis, un autre émetteur majeur de dioxyde de carbone, se sont retirés du pacte, invoquant le désavantage économique comme cause principale de cette décision. La COP 24 coordonnera et dirigera les efforts visant à accroître l’élan mondial de la lutte contre le changement climatique. Un facteur clé sera la progression des résultats des précédentes éditions, en identifiant et en rendant compte des initiatives mondiales visant à réduire les émissions de GES. Cela va ouvrir et encourager le dialogue visant à parvenir à un consensus sur la réduction des émissions de carbone et aidera également à identifier de nouvelles procédures et lignes directrices pour aider toutes les parties signataires à atteindre les objectifs et les obligations de l'Accord de Paris. Un objectif secondaire de la COP 24 consistera à répondre à un rapport produit par l’Institute for Global Environmental Strategies, qui a identifié les inefficacités du système actuel de notification des niveaux de dioxyde de carbone par rapport aux objectifs nationaux.

Le rapport a également reconnu l’importance de veiller à ce que le système utilisé pour communiquer ces rapports soit conçu pour permettre à chaque pays d’atteindre ses objectifs et, le cas échéant, de les renforcer.   Des modifications seront apportées pour permettre l’audit, l’estimation et l’évaluation de l’efficacité des actions et des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs nationaux en matière de changement climatique. La 24e session de la COP veillera à donner une voix plus forte à 47 pays les moins avancés (PMA) d’Afrique, d’Asie, des Caraïbes et du Pacifique, dans le but de leur permettre de participer davantage au débat mondial continu sur le changement climatique.