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Maroc

Le nouveau document livre un énième constat alarmant sur la situation de la jeunesse marocaine. Le CESE propose une sortie de crise autour de 9 domaines d’actions.

Deux tiers des jeunes entre 15-34 ans sont en décrochage scolaire, 20% sont au chômage, 50% assujettis à des bas salaires, 82% n’exercent aucune activité physique, 75% n’ont aucune couverture sociale et 1 jeune sur 5 souffre de troubles psychologiques. Voici le portrait sans concession de la jeunesse marocaine. Ces chiffres proviennent du très officiel Conseil économique social et environnemental (CESE). Dans son rapport sur la politique publique dédiée aux jeunes, l’institution appelle à «une nouvelle initiative nationale intégrée pour la jeunesse marocaine». En filigrane de cette proposition, le CESE dresse un tableau de la situation des jeunes au Maroc et des politiques qui leur sont destinées. Ce document fait suite à une saisine du président de la Chambre des conseillers en date du 7 novembre 2017 pour élaborer une étude sur «la stratégie intégrée de la jeunesse».

Neuf domaines d’actions
«Aujourd’hui encore, l’accès à un emploi décent, à une éducation de qualité et à des soins de santé reste difficile pour une grande partie de la jeunesse de notre pays», rappelle le CESE. Cette génération des 15-34 ans se heurte «toujours à des obstacles importants en matière d’inclusion économique et sociale et continue de n’avoir que des perspectives limitées pour influencer l’orientation des politiques publiques, l’empêchant ainsi de devenir une force motrice majeure du développement du pays». Enjeu transversal de l’action publique, la politique nationale en faveur de la jeunesse bute d’abord «sur l’absence d’une approche globale et intégrée, qui rend difficile l’atteinte des objectifs escomptés», conséquence : l’action publique «ne reflète pas les préoccupations réelles des jeunes et implique, par ricochet, un important sentiment de défiance de la part des intéressés ; sentiment qui a tendance à s’accentuer avec des impacts négatifs et encore insuffisamment mesurés sur la cohésion sociale». Le CESE insiste pour «investir dans la jeunesse et faire des politiques publiques de jeunesse qui représente un axe prioritaire pour toute politique de développement, en mettant l'accent sur l'importance réelle de les considérer en tant qu'acteur des dynamiques actuelles de changement et vecteur potentiel dans le processus de création de la richesse». La nouvelle initiative portée par le CESE requiert «une véritable volonté politique pour que des choix stratégiques soient opérés en s'appuyant sur des leviers potentiels d'inflexion, à la fois sur les plans sociétal, économique, institutionnel et politique», exige le CESE. Elle ambitionne de constituer un cadre de référence qui orientera l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques et des programmes publics dédiés à la jeunesse. «Cette nécessité d’apporter de la profondeur stratégique tout en proposant des réponses pragmatiques et réalistes à des problèmes urgents se traduit par la définition d’un cadre d'orientation stratégique, structuré lui-même autour de neuf domaines d’actions imbriqués et fortement dépendants», affirment les auteurs du rapport et de rappeler que «ceux-ci ne sauraient être appréhendés les uns sans les autres, au risque d’en perdre la force motrice». Ces neuf domaines sont L’éducation et formation (1), l'employabilité (2), la prévention, la santé physique et psychologique et la protection sociale (3), la lutte contre les formes de vulnérabilité, la pauvreté, la précarité et l’exclusion des jeunes (4), l'engagement des jeunes (5), le socle des valeurs et le sentiment d’appartenance des jeunes à la nation (6), la culture, les sport et lieux de vie (7), la sensibilisation au respect de l’environnement et l'éducation environnementale (8) et l'engagement, le rayonnement international et les grands agendas mondiaux (9). «La nouvelle initiative doit s’appuyer sur une vision transversale, elle-même soutenue par un pilotage cohérent et intégré, qui implique l’ensemble des acteurs concernés», souhaite le CESE. 

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