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Le coup d’envoi de la 14e session du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) est donné aujourd’hui à Rabat par Omar Azziman, président du conseil. Le bilan des réalisations du conseil est jugé «positif» et l’avenir «prometteur» en dépit des contraintes qui obligent à mettre les bouchées doubles.
 
Cette session marque un moment fort dans la trajectoire du conseil «parce qu’elle se tient le jour du quatrième anniversaire de l’installation du conseil (le 16 juillet 2014), quatre années durant lesquelles notre institution, dans le cadre de ses missions constitutionnelles, a inscrit à son actif nombre de feuilles de route, de travaux d’évaluations d’études, de recommandations et d’avis tendant tous à la réussite de la réforme du système éducatif mais aussi parce qu’elle vient conformer la qualité de la coopération avec les départements en charge de l’éducation, de la formation et de la recherche», a souligné Omar Azziman lors de son allocution d’ouverture. 

Un bilan positif

Tout en remerciant les différents acteurs du système éducatif marocain, dont le ministre de l’Éducation nationale, Saïd Amzazi, le président du CSEFRS a mis en exergue les différentes réalisations du conseil lors de ces quatre années passées. Il a rappelé, de prime abord, que ce bilan est globalement positif en dépit de «la dimension des chantiers ouverts et la taille des défis à relever».
 
Parmi les chantiers achevés, on retient la réalisation d’une évaluation globale du système éducatif et d’un bilan de la mise en œuvre de la Charte nationale d’éducation et de formation, l’élaboration de la vision stratégique pour la réhabilitation et la promotion de l’école marocaine, qui tient lieu aujourd’hui de feuille de route de la réforme éducative à l’horizon 2030 et enfin l’émission de nombre d’avis et de rapports visant à approfondir les aspects structurants de la vision stratégique dont notamment l’avis sur l’obligation et la généralisation de l’enseignement préscolaire, le rapport sur la promotion des métiers éducatifs (eu égard à leur rôle décisif dans l’édification d’une école de qualité), la contribution du conseil à la réflexion sur le modèle de développement de notre pays intitulée : «Une école de justice sociale», en plus de divers autres rapports non moins importants qui ont été consacrés à l’éducation non formelle, à l’éducation aux valeurs ou encore à des évaluations menées par l’Instance nationale d’évaluation. 

Des projets en cours…

«Ce bilan ne devrait cependant pas masquer la nécessité de redoubler d’efforts pour mener à terme les projets en cours de réalisation au sein des commissions permanentes et des groupes spéciaux de travail, qui portent sur des problématiques majeures pour notre système éducatif et visent à approfondir et enrichir la vision stratégique de la réforme», a-t-il insisté.
 
Pour le président du conseil plusieurs projets sont en cours et doivent être menés à bien afin de réussir la nouvelle vision stratégique de la réforme. Il s’agit des projets relatifs à la réforme de la formation professionnelle, des travaux en lien avec la réforme de l’enseignement supérieur, du chantier relatif à l’enseignement religieux, de l’étude en cours sur l’enseignement privé ou encore de la proposition d’un cadre référentiel de l’évaluation et de la révision des méthodes, des programmes et des formations. Viennent s’y ajouter quatre autres projets qui se rapportent à la mission culturelle de l’école, à la bonne gouvernance du système éducatif et à la discrimination positive de la scolarisation en milieu rural et dans les zones défavorisées ainsi qu’en faveur des enfants handicapés.
 
«C’est pourquoi l’ambition qui devrait être la nôtre pour l’année à venir est de nous engager solennellement à tout mettre en œuvre pour parachever, avant l’expiration du mandat du conseil, la réflexion en cours sur ces thématiques, dans la perspective de les soumettre, avant l’été 2019, aux prochaines sessions de l’assemblée générale», a-t-il conclu.
 
À l’ordre du jour de cette 14e session figurent plusieurs points intéressants, notamment l’exposé du ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur à propos des «Principaux chantiers du ministère pour l’application de la vision stratégique de la réforme», la présentation, lors de la séance des délibérations du projet de rapport du conseil sur «la gouvernance territoriale du système éducatif dans la perspective de la régionalisation avancée», la présentation du rapport de l’Instance nationale d’évaluation sur «l’évaluation de l’enseignement supérieur», la présentation de «l’Atlas territorial de l’enseignement privé» élaboré par l’Instance nationale d’évaluation et la présentation du projet de rapport annuel sur le bilan et les perspectives des travaux du conseil au terme de l’année 2017.
 
Pour information, le CSEFRS est une instance consultative indépendante instituée par l’article 168 de la Constitution, chargée d’émettre son avis sur toutes les politiques publiques et les questions d’intérêt national concernant l’éducation, la formation et la recherche scientifique.
 

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