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À Agadir, l’atelier de préparation du Forum mondial pour la migration et le développement a mis l’accent sur les droits des enfants et des jeunes en mouvement. Un projet Maroc-UNICEF-UE porte sur l’accès aux soins et à l’école de 2.000 enfants de migrants au Maroc.

La situation des enfants et des jeunes migrants a été au cœur des débats, ce jeudi à Agadir, à l’occasion de l’atelier de préparation de la 11e édition du Forum mondial pour la migration et le développement (GFMD). Ce forum, est-il lieu de le signaler, est coprésidé par le Maroc et l’Allemagne pour les années 2017-2018. Sa 11e édition arrive dans un contexte marqué par la montée de la phobie, voire du rejet des migrants. Les enfants et les jeunes souffrent particulièrement puisqu’il sont souvent séparés de leurs parents et détenus dans des centres insalubres. L’exemple des États-Unis est assez éloquent à ce sujet et ce n’est qu’après un travail de lobbying et de dénonciation des organisations mondiales de protection des droits des enfants que le président Donald Trump a obtempéré pour un traitement plus humain des enfants de migrants en situation précaire. Ainsi, le GFMD, qui se réunit du 5 au 7 décembre prochain à Marrakech, aura entre autres mission d’arriver à un consensus mondial autour des droits des enfants migrants sous une thématique plus globale : «Honorer les engagements internationaux pour libérer les potentialités des migrants pour le développement».

Préserver les droits des enfants migrants 
L’atelier d’Agadir devra ainsi identifier les enjeux prioritaires pour les enfants et les jeunes en mouvement, tels que les lacunes de protection, l'inclusion sociale et l'accès aux services et au marché du travail. Des thématiques encore plus pointues accapareront la réflexion notamment sur l’importance des données sur les enfants et jeunes migrants, leur protection, la question de la vulnérabilité et l’accès aux services ainsi que les partenariats en leur faveur. L’idée est de pouvoir partager les best practices et solutions susceptibles de guider les parties prenantes régionales, nationales et locales dans la perspective du Pacte mondial sur la migration en faveur des enfants et des jeunes migrants.
Interrogé par les ECO, Ted Chaiban, directeur des programmes à l’UNICEF, co-organisatrice de l’atelier aux cotés du ministère chargé des MRE et des affaires de la migration, a expliqué que l’impact des politiques migratoires sur les enfants est incontestable et doit être approché de manière plus humaine. «L’objectif est d’arriver aujourd’hui à un accord qui préserve réellement les droits des enfants migrants selon des standards respectés par tous. «Les solutions portées par des pays comme le Maroc, l’Allemagne, la Thaïlande et d’autres pays d’Amérique du Sud notamment sont une source d’inspiration pour améliorer les choses», a-t-il ajouté. 

Trouver des alternatives à la détention 
À Marrakech donc, il y aura la clôture des négociations et l’adoption du Global Compact On Immigration. C’est le document qui va gérer de façon volontaire la manière dont les États membres et la société civile vont travailler ensemble pour améliorer les conditions des enfants en mouvement. Dans cet optique, le Maroc a joué un rôle clé, insiste Chaiban, comme facilitateur pour une bonne adoption du compact. C’est le moment propice pour pouvoir faire des pas en avant. Ainsi, le projet, signé en marge de l’atelier d’Agadir avec le Maroc et l’UE, porte sur l’accès des enfants de migrants au Maroc aux services de santé et à l’éducation et s’assurer aussi qu’il y a des alternatives à la détention des enfants dans des centres de rassemblement en privilégiant notamment l’intégration dans un environnement familiale. «Il y a donc un réel engagement du côté marocain et de ses partenaires pour améliorer les pratiques et chercher les alternatives les mieux adaptées», indique le responsable. Le programme cible 2.000 enfants migrants pour un budget alloué de 26,7 millions de dirhams. 

 

Les best practices du Maroc 
Pour Hamid Nadir, SG du ministère des MRE, le sujet est d’une importance capitale, puisqu’il touche une catégorie de migrants particulièrement vulnérable. Le premier mot clé est la protection de ces enfants et ces jeunes, leur inclusion sociale et leur accès aux services de base. «Le GFMD offre un espace, loin des formalismes pour mieux discuter en toute liberté de la question migratoire sous ses différents angles, les enfants en premier lieu», a étayé Nadir. Et ce dernier d’enchaîner que le Maroc a lancé une politique migratoire en 2013 avec deux campagnes de régularisation accompagnées de l’accès des migrants aux services de base et sanctionnées de la mise à niveau législative. Décision a été alors prise de régulariser toutes les femmes et les enfants et qu’ils aient la priorité avant toute autre considération. Le royaume a également ouvert les portes de ses écoles à ces enfants de migrants indépendamment de la situation de leurs parents. Car l’école est un vecteur de réussite profitable à la fois aux enfants migrants et au pays hôte. 

Dans ce sens, Driss El Yazami, président du Conseil national des droits de l’Homme, a expliqué que dès 2013, le Maroc a intégré une centaine de recommandations sur les enfants migrants avec un focus sur la scolarisation. Il s’agit d’une intégration réelle à travers l’école. Plus encore, le royaume est en train de mettre en place un mécanisme de recours pour les enfants dont les enfants d’étrangers bénéficieront également. Il a, par ailleurs, mis en exergue la nécessité de faire     participer les enfants et les jeunes dans cette politique d’intégration pour mieux les impliquer et connaître leurs besoins. Cela passe aussi par le rôle des associations d’étrangers au Maroc dont une trentaine bénéficie actuellement de formation à Rabat.

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