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19-06-2018 09:08

19-06-2018

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Le ministre de la Santé, Anass Doukkali, a mis fin à la mission de plusieurs directeurs de départements phares au sein du ministère qu'il chapeaute. Deux cas ont dépassé la durée de 4 ans à partir de laquelle certaines administrations publiques opèrent un rafraîchissement des postes de hautes responsabilités.

La nouvelle, survenue comme une surprise, a été annoncée le 8 juin après la publication d’une liste où figurent les postes soumis à candidature par le ministère de la Santé, dont Omar Bouazza et Khalid Lahlou, respectivement à la tête des Départements des médicaments et de la pharmacie (DPM) et de la Direction de la population, tous deux nommés sous le mandat Yasmina Baddou.

S’inscrivant dans une vague, il a été décidé de la démission d’autres directeurs de départements aussi importants que le DPM. On parle du directeur de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies, du directeur de la population, de celui des hôpitaux et soins ambulatoires ainsi que d’autres.

Avec une telle décision, Doukkali donnerait un élément de réponse à la question : «Doukkali réussira-t-il là où ses prédécesseurs ont échoué ?». Jusqu’à présent, les initiatives - en majorité sous la forme de perspectives - du département de la Santé sont bien appréciées. La démission de certains directeurs de leurs directions respectives est pour certains un acte «courageux» et «audacieux» qui vient asseoir la bonne foi de la tutelle à aller de l’avant dans un cadre des plus légaux.

Approché par LesEco.ma, Anass Doukkali affirme dans ce sens que «le Conseil de gouvernement a été clair sur cette question et il ne fallait que régulariser». Et d’ajouter : «ce sont des mandats de 5 ans qui sont arrivés à termes et qui devaient être relancés, hormis deux cas qui n’ont pas été renouvelés dans le cadre de la nouvelle loi».

Cette décision vient donc embellir l’image du ministre qui table grandement sur des projets dont la concrétisation est impérative. À titre d’exemple, il y a lieu de citer le «Plan de santé 2025» (Organisation de l'offre nationale de santé, développement du réseau public, renforcement du réseau des institutions de soins de santé primaires, développement de la santé mobile dans le monde rural, amélioration de la santé de proximité et de la médecine de famille…), présenté au Conseil de gouvernement en vue d’un système de santé meilleur. Aussi trouve-t-on la facilitation par les hôpitaux de l’accès aux services de santé d’urgence en dépit de l’absence du document concernant les cartes du régime d’assistance médicale (RAMED) ; en acceptant le reçu de dépôt d’adhésion.

Se trouve également l’élaboration d’un projet de décret relatif à l’entrée en vigueur de la télémédecine pour assurer des services spécialisés et opérer des consultations médicales à distance.

Puis sur le volet du capital humain, ont été signées des conventions avec les collectivités territoriales portant sur l'équipement et la mobilisation des ressources humaines.
Sur la même question, le ministre nous réaffirme que la Loi des Finances 2018 consacre 4.000 postes, comme il y a une possibilité d’avoir un décret avec le ministère de l’Intérieur pour que les collectivités puissent recruter du personnel médical et paramédical. «Nous avons aussi avec les collectivités des possibilités de renforcement du personnel à travers les associations qui se portent employeurs pour pouvoir doter les hôpitaux dans certaines provinces du personnel qui est payé par l’association, elle-même subventionnée par la collectivité», ajoute notre interlocuteur. 

Outre les candidatures aux postes vacants suscités, d’autres postes sont désormais à pourvoir par le ministère de la Santé.

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