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Le gouvernement espagnol a appelé la Commission européenne à mieux soutenir les pays comme le Maroc qui supportent une grande pression migratoire et participent à la gestion de ces flux.

Le gouvernement espagnol n'est guère satisfait de la gestion, par l'Europe, de l'épineux dossier de l'immigration et du contrôle des frontières. Selon la presse espagnole, Madrid a tapé du poing sur la table, lundi dernier à Bruxelles. Le gouvernement Rajoy souhaite que la question des frontières soit la chasse gardée de Madrid et Rabat. À cet égard, l'Exécutif espagnol a catégoriquement rejeté une proposition formulée par la Commission européenne (CE) au sujet de la gestion du dossier migratoire. De fait, la CE veut poster «une importante armée», pour paraphraser l'Exécutif ibérique, de gardes-frontières aux portes de l'Europe. Concrètement, Bruxelles a proposé le renforcement des effectifs du Frontex, l'agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, en portant leur nombre de 1.500 actuellement à 10.000 à partir de 2021. La position espagnole a été transmise par le secrétaire d'État espagnol aux Affaires européennes, Jorge Toledo. Durant une rencontre des membres du Club des vingt-huit, organisée lundi dernier pour débattre du cadre financier pluriannuel 2020-2027 (plan des dépenses européennes pour les années à venir), l'Espagne s'est fermement opposée à un déploiement quasi-militaire aux frontières. «Nous croyons que la politique de protection des frontières revêt une dimension particulière. Coopérer avec les pays qui constituent la première frontière, même en dehors de l'UE, est fondamental (…) Il faut renforcer le dialogue, la coopération et le financement au profit de ces pays», a-t-il plaidé.

Selon les prévisions de ce budget, la contrepartie financière réservée à la surveillance des frontières, l'asile et la migration, passera de 13 à 33 millions d'euros. Madrid a estimé que les éléments du Frontex pèchent par leur inexpérience en matière de gestion des flux migratoires. De ce fait, le gouvernement de Rajoy croit savoir que la solution proposée par la CE est plus coûteuse, avec des résultats peu probants. «En Espagne, et dans les pays ayant des frontières  hors Europe , nous disposons de l'expérience pour le faire», a martelé le secrétaire d'État espagnol. Comme alternative, Madrid estime qu'il serait plus judicieux d'apporter une aide financière directe aux pays comme l'Espagne et le Maroc, qui maîtrisent parfaitement le sujet. À cet effet, l'équipe gouvernementale de Mariano Rajoy suggère le renforcement de la coopération avec le Maroc, en plus d'aides financières européennes.

En outre, selon le pure-player www.elespañol.com, très proche du gouvernement, Madrid ne souhaite pas que la CE se mêle de la gestion de ses frontières avec le royaume. Une position qui va à l'encontre de la démarche des précédents gouvernements espagnols, lesquels étaient en faveur du renforcement du rôle de l'agence Frontex, relève le média. À travers cette sortie, le gouvernement Rajoy envoie un message clair de soutien et d'entente à son homologue marocain. À souligner que ce n'est pas la première fois que l'Espagne appelle à un renforcement de la coopération avec le Maroc et à consacrer des fonds au royaume pour ses efforts dans la gestion des flux migratoires.

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