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Maroc

Le Syndicat national des taxis marocains (SNTM) a saisi le Conseil de la concurrence avant de porter plainte contre Uber et Careem. Une action précédée par des consultations légales entreprises par le syndicat national.

Lundi 12 février, une action entreprise au niveau de l’avenue des FAR à Casablanca par un syndicat local - non-affilié au Syndicat national des taxis marocains (UMT) - a été organisée par les taxis «contre les VTC». Bien que leur nombre soit insignifiant - une trentaine selon Abdessadek Boujaâra, président du SNTM - cette action fait resurgir le bras de fer opposant les taxis à Uber et à Careem. Elle a permis surtout de lever le voile sur un épisode de ce feuilleton après que le SNTM ait révélé, hier dans une déclaration aux Inspirations ÉCO, avoir saisi le Conseil de la concurrence avant d’entreprendre une action en justice contre Uber. «Actuellement, nous sommes dans l’attente de l’avis du Conseil de la concurrence avant de porter plainte contre cette entreprise. Le conseil est un organe constitutionnel. Son avis, bien qu’il soit consultatif, est très important. Il ne faut pas oublier que nous accusons ces opérateurs, qui opèrent dans l’illégalité, de concurrence déloyale», souligne Boujaâra. En attendant la réponse du Conseil de la concurrence, la SNTM affûte ses armes. Indépendamment du bien-fondé de sa position, le syndicat semble ainsi déterminé à aller jusqu’au bout de ses menaces, surtout après avoir entrepris des consultations légales avant d’approcher le conseil. Un flou persiste néanmoins autour de la question du siège social d’Uber, détail crucial dans l’action en justice envisagée. «Le siège de la société mère se trouve aux Pays-Bas. Mais, d’après nos informations, la société ne dispose que d’une domiciliation au Maroc. Ce détail est important à préciser avant de procéder à l’action en justice», poursuit Boujaâra.

Le SNTM ne compte pas s’arrêter là. Careem, deuxième entreprise du genre, présente également au Maroc, mais uniquement à Casablanca et à Rabat, est dans son viseur, bien qu’elle ne soit pas une cible de choix, étant donné son volume d’activité moins important qu’Uber. En tout cas, le modus operandi du syndicat semble de manière prépondérante prendre la voie de la justice. Dans le passé, il a déjà entrepris des actions similaires à celle menée ce lundi par les taxis, mais seulement «quand les conditions de réussite sont réunies et quand cela a une chance d’avoir un impact considérable», souligne le président du SNTM. Un clin d’œil pour mettre en avant l’inefficacité de l'action du 12 février.

Les TIC, l’autre front de bataille
Après le partenariat signé fin décembre dernier avec le groupe Heetch, il est clair que la bataille sera également menée sur le front des nouvelles technologies. Bien qu’une réticence persiste du côté des taximen, ce choix semble inéluctable pour Boujaâra. «Nous avons remarqué que plusieurs propriétaires de taxi hésitent encore à adhérer à Heetch, mais cela changera sans doute. Ce genre de réaction est normal, car toute nouveauté trouve toujours une sorte de résistance. En tout cas, nous n’avons pas le choix si nous souhaitons survivre», a-t-il déclaré. Pour mémoire, le partenariat avec Heetch marque une prise de conscience inouïe dans le secteur. Pour la première fois, les professionnels parlaient d’une défaillance au niveau de la qualité de service d’une grande partie des taxis. Un constat que la clientèle partage avec eux. Indubitablement.

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