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Maroc

La présence de Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (MAEC), à la 14e Réunion des ministres des Affaires étrangères (Dialogue 5+5) tenue dimanche 21 décembre, a été marquée par un discours on ne peut plus clair.

La presse algérienne serait satisfaite par rapport à l’«ouverture, la franchise et l’opérationnalité de ce Dialogue pour le Maroc», tel que l’a exprimé clairement Nasser Bourita. Le site de presse TSA a même évoqué le geste d’Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères, qui a posté une photo le montrant avec son homologue marocain en pleine accolade «très commentée sur les réseaux sociaux et dans les médias en ligne marocains». Accolade révélant pour certains, «le signe d’un début de réchauffement des relations bilatérales», toujours selon TSA.  

Le site «Algérie1» a quant à lui rappelé que la visite du ministre marocain «n'a aucun lien avec les relations entre les deux pays (l'Algérie et le Maroc), mais s'inscrit dans un cadre régional et n'a rien à avoir avec les relations bilatérales des deux pays».

C’est ce que Bourita avait d’ailleurs affirmé, soulignant que le Dialogue 5+5 «représente le dimensionnement idéal pour garantir un dialogue serein et une coopération fructueuse [et qu’il] constitue un cadre flexible qui le prédispose à jouer le rôle de boîte à idée pour le partenariat euro-méditerranéen et au-delà ». Et de rajouter que ce Dialogue «s’inscrit dans un cadre multilatérale et non pas dans un cadre bilatéral».

Répondant à une question au sujet de la déclaration de son homologue, Nasser Bourita, dans l’émission «Invité de la Rédaction» sur la chaîne III de la radio algérienne, Messahel, a donné raison à Bourita, affirmant que «sa présence à Alger s’inscrit dans un cadre multilatérale et non pas dans un cadre bilatéral».

La participation du Maroc à cette réunion – que les médias algériens ont cru improbable - a fini par avoir lieu en dépit des «échanges entre Alger et Rabat [qui] se résument depuis un bon moment à de violentes escarmouches par voie de presse», comme le résume un diplomate européen accrédité à Alger.

Les clins d’œil de Bourita

S’il est une chose à rappeler, c’est que la présence de Bourita est survenue le lendemain d’une quasi-bourde, implicite cette fois-ci, du premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, qui s’est permis une nouvelle fois d’attaquer le Maroc. « Si la décision me revenait, j’appliquerais la peine de mort contre les trafiquants de drogue ; pas à ceux qui la vendent au gramme, mais à ceux qui la font rentrer ». Ce dernier s’exprimant lors d’une conférence de presse tenue à Alger.

C’est alors que ce fût l’occasion pour Bourita de décliner plusieurs éléments liés à la région de la Méditerranée, mais surtout, quant à la position du Maroc à travers les grands dossiers de cette région.

Il s’est donc agi plus particulièrement d’expliciter que le Maroc est convaincu que ce n’est pas par le statu quo ou par le protectionnisme que l’on pourra faire atteindre le développement économique. Aussi, n’a-t-il pas manqué de déplorer le faible niveau d’intégration dans la partie Sud de la Méditerranée. «La question de l’intégration économique au Sud est d’autant plus problématique, en raison de la fermeture des frontières qui bloque structurellement l’essor de la région», a-t-il ajouté.

En outre, le discours du ministre a aussi porté sur l’ouverture humaniste et solidaire voulue par Mohammed VI en matière migratoire et que le Maroc compte présenter au prochain Sommet de l’UA (à la fin de ce mois) d’une vision pour un Agenda africain pour la migration. Toujours sur la question migratoire, il a été rappelé l’accueil en décembre 2018 par le Maroc de la 1ère conférence internationale du Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière.

Outre les défis sécuritaire, environnemental, socio-économique, culturel et identitaire auxquels la région de la Méditerranée occidentale est confrontée, Bourita a présenté officiellement la proposition du Maroc d’une Conférence ministérielle « 5+5 » dédiée à la Jeunesse qui sera accueillie par le Maroc et dont le but est de déboucher sur l’entente sur un «Agenda régional pour la jeunesse» articulé par projets concrets et novateurs.

Plein dans le mille

Bourita a également évoqué un des éléments majeurs qui préoccupent les décideurs de la région à savoir, la stabilité. «La stabilité de notre région est fondamentale, elle est trop précieuse pour que l’on teste sa solidité, elle ne se fait pas à coup de déclarations farfelues», a déploré le Bourita. Et d’ajouter : «La coopération régionale n’a jamais progressé par des accusations légère».

Pour asseoir cette vision, Bourita a évoqué l’une des valeurs qu’a toujours prônées le Maroc, le respect du bon voisinage en l’occurrence. «Davantage qu’un principe, le Bon voisinage est une valeur et un engagement, pour les Etats aussi, pour les Etats surtout. La stabilité n’est pas compatible avec l’irresponsabilité ». « Et ça, tout le monde le sait ! », a conclu le représentant du Maroc.

 

 

 

 

 

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