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Maroc

Le temps des orages est-il vraiment révolu pour le PPS? Le Parti qui a subi de nombreux revers durant ces derniers mois semble vouloir prendre un nouveau départ. Le Secrétaire général du parti, Nabil Benabdallah a été l’invité de l’émission «Fi Samim», qui sera diffusée ce vendredi sur Horizon TV. Il revient sur l’affaire du limogeage de plusieurs ministres de son parti, sur le retard de la formation du gouvernement et les priorités du parti pour les prochaines élections.

S’agit-il d’un nouveau départ pour Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) ? L’affaire du limogeage royal de plusieurs ministres PPS suite à la polémique d’Al Hoceima Manarat Al Moutawassit laissera définitivement des séquelles dans le parti du livre. Invité de l’émission « Fi Samim », qui sera diffusée ce vendredi sur Horizon TV, le secrétaire général du parti, Nabil Benabdallah a affirmé que la nouvelle du limogeage n’était pas une vraie surprise. "Quelque part, nous nous y attendions », souligne Benabdallah qui lie cette décision à certaines positions politiques défendues par le parti. «Des positions qui nous ont rendus vulnérables et dont nous assumons la responsabilité». Concernant les obligations des ministres PPS dans le dossier d’Al Hoceima, l’ex-ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la Politique de la ville affirme que «le dernier bilan communiqué en fin d’année atteste que les départements que nous gérions avaient complètement rempli les tâches qui leur ont été attribuées».

Réorganisation
Le temps semble toutefois être celui de la réorganisation du Parti. La commission chargée de la préparation du congrès national du parti a clairement établi les priorités du PPS pour les prochaines années. Mais elle aussi et surtout permit de réaliser une autocritique de l’action du PPS durant ces dernières années. « Il y a eu consensus sur la vision politique du parti et une confirmation du positionnement que nous avons pris durant ces dernières années. Un positionnement qui nous a d’ailleurs coûté cher et nous a menés à payer les pots cassés », affirme Benabdallah. Dans l’immédiat, le PPS met surtout l’accent sur l’amélioration des structures organisationnelles du parti qui a été l’un des points faibles durant les dernières élections. « Les élections de 2016 n’ont pas permis de traduire la réalité du poids de notre parti. Ce dernier a été en très bonne forme pour les communales de 2015 où nous avions enregistré une progression de presque 60 %. Rien n’explique que l’on ait autant régressé en une année », s’interroge le secrétaire général du parti. Le parti entend revoir en urgence son organisation et rompre avec les démarches traditionnelles qui ont jusqu’ici guidé ses actions. « Cela commence par une meilleure accessibilité de notre parti et de nos idées, une meilleure présence sur les réseaux sociaux, mais aussi plus de réactivité de la part de nos instances », explique Benabdallah. Le parti entend renforcer sa présence dans les milieux émergents, les régions, mais aussi la jeunesse et donner plus de place à la femme, à l’emploi, à l’environnement et à l’économie sociale et solidaire dans le cadre de sa vision. « Nous voulons nous positionner désormais dans une démarche d’écosocialisme afin de donner un nouveau souffle aux idées de gauche. Nous continuerons à défendre les principes d’équité, de démocratie, de reddition des comptes, qui sont d’abord et avant tout des idées de gauche. Si nous ne le faisons pas, d’autres le feront à notre place», insiste Benabdallah.

Écosocialisme
Pour son prochain congrès national, le PPS veut mettre l’accent sur les moyens de réaliser le nouveau modèle économique et de développement du royaume. À en croire, le SG du parti, il s’agira mettre en avant les questions du développement économique, de la croissance, de l’emploi, du modèle social du Maroc, mais aussi des moyens de redorer le blason de la décision politique et administrative. « Il est triste de constater que les Marocains ont perdu toute confiance dans la politique. Il faut impérativement réexaminer l’offre des partis et explorer les moyens de regagner la confiance du citoyen ». Par ailleurs, Benabdallah s’insurge contre la « volonté de dévaloriser l’action politique et le rôle des partis politiques ». Pour Benabdallah « les partis n’ont plus de poids et de force ce qui constitue une menace pour la société en générale, mais aussi pour notre expérience démocratique ». Le PPS appelle ainsi à une refonte du leadership dans ce domaine. « Au côté du rôle important joué par Sa Majesté, nous avons également besoin d’un Exécutif fort avec des programmes clairs et une déclinaison régionale importante. Il faut arrêter de faire porter le chapeau de tous les maux politiques du Maroc aux partis politiques. Il faut aujourd’hui donner à ces derniers toute latitude pour agir », déclare Benabdallah.

Un troisième mandat  ?
Concernant les tractations pour la nomination des portefeuilles ministériels vacants, le PPS affirme avoir émis ses propositions et être en contact régulier avec le chef de gouvernement. « Ce qui nous surprend, c’est que certaines voix s’élèvent pour dénoncer un manque de compétences dans notre parti. Nous disposons de dizaines de noms et de compétences aujourd’hui qui figurent parmi les plus importants. J’insiste donc pour dire que cette question ne saurait en aucun cas justifier un quelconque retard de la part de l’Exécutif », tranche le secrétaire général du PPS. Ce dernier s’inquiète du vide politique et public qui sévit depuis plusieurs semaines soulignant que « cette indécision, cet attentisme et ce malaise politique peuvent d’avoir d’énormes conséquences ». Concernant l’éventualité de la réélection de Benabdallah à la tête du parti, le principal intéressé affirme que la question n’a pas encore été tranchée « ni sur un plan personnel ni sur un plan institutionnel au sein de nos instances de gouvernance au sein du parti ». Le SG du parti du livre affirme qu’il n’existe aucun obstacle juridique à sa réélection.

 

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