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À plusieurs reprises, des entraîneurs et des cadres de l’équipe nationale ont été poussés à la porte avant la Coupe du monde. Un signe d’une époque où les frontières entre l’autoritarisme politique et le sport étaient floues. Arrêt sur les faits avec Moncef El Yazghi, spécialiste des politiques publiques et des lois du Sport.

L’Histoire du football marocain a retenu bien des noms d'entraîneurs des sélections marocaines de football qui ont participé aux quatre coupes du monde (Mexique (1970), Mexique (1986), USA (1994), France (1998)). Mais la forte mémoire de l’Histoire a aussi retenu les noms de ceux qui ont - non sans ambiguïtés - été substitués, voire démis, de la tête de l’équipe nationale ou du moins, de son Staff.

Settati, victime de l’ampleur d’un événement

C’est donc à la Coupe du Monde 1970 au Mexique où la nostalgie nous transportera. Alors adjoint de Guy Cluseau, Abdellah Settati s’est vu retiré illico presto de sa fonction d’adjoint de l’entraineur juste après la venue du Yougoslave Blagoja Vidinic à la place de Guy Cluseau, ce dernier ayant démissionné pour des raisons de santé. Ce fût un « effet ascenseur » qu’avait ressenti Settati en recevant, juste après la démission de Cluseau, une lettre de félicitations mais également…de remerciement ! 

Selon Moncef El Yazghi, la qualification en 1969 à la Coupe du monde constituait un événement tellement important que tout le monde voulait s’approprier cette gloire. C’est alors que certaines personnes proches du prince Moulay Abdellah, sont intervenues pour démettre Settati de son poste d’adjoint d’entraineur et le remplacer. Encore faut-il ajouter que la création d’une nouvelle Fédération nationale de Football que chapotait Badreddine Snoussi, qui était aussi ministre de la Jeunesse et des Sports, a empêché plusieurs contributeurs à la qualification de l’équipe nationale à l’assister au Mexique.

Belfaida, victime de l’exploit de Faria

Figure emblématique de l’équipe des FAR, Belfaida aurait pu être présent à Mexico 1986 en tant qu’adjoint de l’entraineur Mehdi Faria (Josè Faria de son vrai nom). Occupant cette même fonction auprès du même Faria à l’équipe des FAR, tout le monde prédisait la présence effective de celui qui a ultérieurement publié tout un livre sur l’Histoire de l’Association sportive des FAR. Celui qui a marqué le premier but pour les FAR en 1958 s’est vu aliéné ce privilège par Jorvan Veira, concitoyen de Mehdi Faria, et qui l’avait accompagné dans son aventure avec l’équipe nationale du Maroc dans les Jeux olympiques de Los Angeles (1984), et aidé à se qualifier au second tour de la Coupe du Monde 1986 au Mexique.

Notre interlocuteur, Moncef El Yazghi, a considéré que la gloire que Faria a pu asseoir dans son parcours avec l’équipe des FAR et sa position de héros qu’il en a tiré, lui ont permis d’opérer les choix qu’il voulait. Cela dit, El Yazghi ajoute qu’en dépit de la destitution de Belfaida, ce dernier a toujours été et demeuré un des socles principaux de l’équipe militaire. 

Louzani, victime de l’opinion publique

À une année à peine de sa mise en place à la tête de l’équipe nationale, Abdelkhalek Louzani a été démis de ses fonctions au profit d’Abdellah Blinda. Le Roi Hassan II a encore une fois été à la base de cette substitution qui a permis à Blinda de participer au Mondial de 1994 aux Etats-Unis, où le Maroc s’était incliné au premier tour. 

À propos de Louzani, El Yazghi pense que c’étaient plutôt les résultats et de manière plus forte encore l’opinion publique, qui ont causé son remerciement de l’équipe nationale. 

Slimani, victime des caprices d’Henri Michel

Le préparateur physique des Lions de l’Atlas - qui ont réalisé une bonne prestation au Mondial 1998 - était à la base Abderrahmane Slimani. Cependant, Slimani n’a aussi pas fait partie du Staff et ce, suite à la détermination d’Henri Michel à recruter un Français du nom d’Alain.B et à qui la FRMF a fini par signer le contrat pour occuper le poste de préparateur physique. Pour Henri Michel, la raison de son choix se trouve dans un esprit sportif et loin d’être liée à des considérations politiques.

En 2018, le Maroc va disputer sa cinquième Coupe du Monde et tout porte à croire qu’une réelle rupture entre la chose politique et l’exploit sportif a été réalisée avec succès.

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