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Maroc

Le procès de Jilali Hazim, ex-DG de l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) et Mustapha Lebied, ex-journaliste à la SNRT entame sa dernière ligne droite. Chronique d’un procès à haut risque.

Un procès en justice au Maroc est une gestion de l’attente et du temps. Les deux accusés du jour, Jalil Hazim et Mustapha Lebied, en savent quelque chose. Leur détention préventive dure depuis cinq mois et leur audience du 13 novembre a été retardée de trois heures et demie. Une séance consacrée aux plaidoiries de la défense et de la partie civile.

Exigences de la partie civile
Hazim, un chapelet à la main, compte les minutes. Lebied est de marbre, son visage ne laisse rien filtrer. Devant la Chambre criminelle de première instance chargée des crimes financiers de la Cour d'appel de Rabat, les deux accusés sont poursuivis pour leur implication présumée dans une affaire de corruption dans le cadre d’un marché public de l’ANAM. Une  directrice d’une société de communication, N.A, accuse Hazim d’avoir exigé un pot de vin de 400.000 DH pour accélérer le paiement du reliquat d’une prestation dans le cadre d’un marché public obtenu auprès de l’ANAM. Lebied aurait joué le rôle d’intermédiaire entre N.A et Hazim. Cette version des faits est contestée par les accusés et leur défense.  Les deux personnalités publiques sont soutenues par des membres de leurs familles et des responsables du secteur de la Santé.

D’ailleurs, la salle n°5 affiche complet. Le juge Mohamed Kichtil, préside la séance. L’audience peut enfin commencer. La partie civile exige un dédommagement de 5,4 MDH à Hazim, l’ANAM et le ministère de la Santé «pour compenser les pertes occasionnées à l’entreprise de la plaignante». La partie civile demande également «de sévir avec fermeté face à cette opération de corruption impliquant un haut responsable public». Le juge Kechtil ne manque pas de recadrer l’avocat de la partie civile pour l’astreindre à présenter ses exigences. En réponse à cette plaidoirie, les avocats de la défense tentent de déconstruire les demandes de la partie civile. «Les relevés bancaires de la plaignante présentés à la Cour ne prouvent rien. La société peut avoir d’autres comptes», lance la défense. Un autre avocat renchérit : «La partie civile ne peut exiger un dédommagement de la part de Hazim alors que son contrat était signé entre sa société et l’ANAM». Après trois heures de plaidoiries, le procès est reporté au 20 novembre.

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