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Maroc

C'est l'une des dispositions phares de la réforme décidée début 2017 et qui table sur une amélioration radicale de l'efficacité et de la visibilité de l'Union. Le montant des participations porte sur le prélèvement de 0,2% sur l'importation des États membres.

Mohamed Laaroussi, fraîchement nommé, en fin de semaine dernière, ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’Union africaine, aura du pain sur la planche. L'institution africaine à laquelle le Maroc est revenu, en janvier dernier, après une longue absence se modernise et elle a besoin de tous ses membres pour renforcer sa gouvernance et son autonomie financière. C'est dans ce contexte et avec ces enjeux que s'est ouverte la 34e session ordinaire du Comité des représentants permanents (COREP) de l'Union africaine (UA), mardi dernier, à Addis-Abeba avec la participation des représentants des 55 pays membres, dont le Maroc.

Le royaume y a ainsi été représenté par une importante délégation conduite par Bouchaib Eloumni, représentant permanent adjoint du royaume auprès de l'UA. Il faut dire que le retour du Maroc à été de bon augure puisqu'il coïncide avec une forte volonté de réforme de l'Union pour qu'elle soit plus visible sur les radars mondiaux en tant qu'interlocuteur de première main dans un continent qui représente l'avenir de la croissance mondiale. Cette 34e session intervient en préparation de la 29e conférence des chefs d'États et de gouvernements, prévue les 3 et 4 juillet prochains au siège de l'UA. À l'ordre du jour de ce rendez-vous pas comme les autres, figure bien entendu la réforme de l'institution sur la base des décisions des deux sommets de juillet 2016 et de janvier 2017. Rappelons que le suivi de cette feuille de route a été confié conjointement aux présidents Paul Kagame (Rwanda), Idriss Déby Itno (Tchad) et Alpha Condé (République de Guinée et président en exercice de l'UA).

Dans ce sens, le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, a souligné à l'ouverture de cette 34e session, l'importance aujourd'hui de «tirer pleinement profit du dividende démographique de l’Afrique en investissant dans la jeunesse». C'est en effet le thème retenu pour la 29e Conférence des chefs d’État et de gouvernement. L'autonomie financière de l'UA figure en pole position des orientations en matière de réforme. Rappelons à cet effet qu'un accord a été décidé sur le prélèvement de 0,2% sur l'importation des États membres lors du 27e Sommet de juillet 2016 à Kigali, Rwanda. Un sommet qui s'est principalement penché sur l'aspect financier de l'Union. Il n'y a pas de doute sur ce point:  l'UA veut véhiculer une autre image, celle d'un bloc panafricain qui sait se prendre en main et qui ne tolère désormais plus les diktats extérieurs. L'UA ambitionne dans ce sens que ce nouveau mécanisme de financement puisse satisfaire ses besoins en fonds opérationnels d'ici 2022. Pour Mahamat, la mise en œuvre «intégrale» et «rapide» de cette décision constitue un «facteur de crédibilité et d'efficacité de l'action de l'Union africaine, y compris la mise en œuvre de l'agenda 2063 et de son plan décennal». 

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