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Maroc

 

Après deux années de croissance positive, l’activité agricole a enregistré au premier trimestre 2019 une contraction de 4,8%. De ce fait, le taux de croissance de l’économie nationale a perdu un point en comparaison avec la même période de l’année 2019

Avec une contribution égale à 17,3% à la croissance économique nationale, le secteur agricole a un effet multiplicateur, en amont et en aval sur le reste de l’économie marocaine. Entre 2008 et 2018, la part de l’amont agricole dans l’économie nationale a varié entre 12 et 14% avec une moyenne de 12,8%, alors que la contribution du secteur agricole à la croissance économique a progressé de 7,3% en 2008 et à près de 17,3% en 2018. Qu’en est-il de cette année dont le retard des précipitations a inquiété les agricultures ? En raison de la baisse des activités agricoles à hauteur de 4,8% lors du premier trimestre 2019, le taux de croissance de l’économie nationale a régressé d’un seul point en comparaison avec la même période de l’année 2019, selon la dernière note de conjoncture trimestrielle du Haut-commissariat au Plan (HCP). De ce fait, l’économie nationale qui devait continuer sur un trend haussier (dépassant celui enregistré au premier trimestre 2018) n’a progressé que de 2,3% durant le premier 2019 contre 3,3% durant la même période précitée.

Repli après deux années de croissance positive
Ce repli de l’activité agricole a été enregistré selon le HCP après deux années de croissance positive. En effet, la valeur ajoutée agricole aurait affiché une contraction de 4,8%, au premier trimestre 2019, en variation annuelle, suite à un retournement à la baisse de la production végétale. Bien que les conditions climatiques de démarrage aient situé, au début de l’année, la production des cultures précoces et la sécheresse hivernale, auraient sensiblement réduit leur potentiel de production. À cet égard, les conditions de développement des rendements des trois principales cultures, notamment de céréales, des légumineuses automnales et des fourrages se seraient dégradées dans les principales régions productrices, notamment Chaouia et le Haouz. De ce fait, la campagne agricole 2018/2019, et après avoir démarré avec une pluviométrie généreuse a subi le contrecoup d’un défi cit pluviométrique généralisé. Le déficit pluviométrique généralisé a été établi en moyenne à 41%, au premier trimestre, en comparaison avec la même période d’une année normale. Il aurait pénalisé les semis des cultures printanières, notamment le maïs, le pois-chiche et les maraîchères de saison. En revanche, la dynamique de croissance des cultures sucrières et de l’arboriculture se serait poursuivie, dans un contexte de d’apaisement des pressions sur l’eau d’irrigation. Quant à la production des filières animales, elle aurait, pour sa part, connu une progression modérée, malgré l’accélération du rythme de croissance des activités avicoles. La faiblesse des parcours végétaux et le renchérissement des prix des aliments de bétail auraient légèrement compromis les activités d’élevage. La montée des craintes de réduction de l’offre liées aux abattages, opérés pour contenir l’épizootie de la fièvre aphteuse, aurait accentué la hausse des prix des viandes rouges, pour atteindre, respectivement, 7,6 et 7,4%, aux mois de janvier et février 2019, en variations annuelles.

Céréales : une récolte moyenne
Par ailleurs, les agriculteurs ont tablé sur les dernières précipitations pour redresser la situation surtout pour la campagne céréalière qui affecte le taux de croissance. Sur la base d’une récolte de 70 millions de quintaux, le taux de croissance a été revu à la baisse, passant de 3,3 à 2,3%. De ce fait, la récolte de cette année serait d’un niveau moyen par rapport aux deux précédentes campagnes qui ont enregistré des records de production à cause de conditions climatiques favorables. En comparaison avec la saison précédente, l’activité agricole aurait terminé l’année 2018 avec un palmarès de performances aussi bien pour la céréaliculture que pour les cultures maraîchères et l’arboriculture, avec toutefois un léger ralentissement des activités de l’élevage. Par contre, la croissance des activités hors agriculture se serait établie à 3,3% au premier trimestre 2018, portée par la bonne orientation du secteur tertiaire dont la croissance aurait atteint 2,9%, en variation annuelle, contribuant pour 1,4 point à la croissance globale. La valeur ajoutée du secteur secondaire aurait, quant à elle, progressé de 3,3%, en glissement annuel, contribuant pour près de 1 point à la croissance globale du PIB.

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