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Maroc

C’est la 21e réunion du réseau des directeurs des ressources humaines dans les ministères et l'administration publique qui a eu lieu hier à Rabat, mais elle est spéciale à plus d'un égard car elle intervient dans un contexte où l'administration marocaine a besoin d'un vrai traitement de choc. Le discours royal à l'ouverture du Parlement, le 14 octobre 2016, a constitué une feuille de route pour sortir l'administration de sa léthargie et lui rendre son éclat en tant que service destiné au citoyen. La réforme de l'administration passe avant tout par la mise à niveau des hommes et des femmes qui la gèrent à tous les niveaux de responsabilité. D'entrée de jeu, Driss Merroun, ministre par intérim de la Fonction publique et de la modernisation de l'administration, a dressé un tableau pas très reluisant d'une administration non efficiente où le copinage est devenu la norme. Il a raconté sa propre expérience il y a deux ans lorsqu'il n'a pu avoir un extrait de naissance à Rabat sans intervention.

Aujourd'hui, les choses doivent changer et l'administration est plus que jamais appelée à se mettre au diapason pour accompagner les réformes dans lesquelles le pays s'est engagées. Merroun a donné rendez-vous aux DRH présents hier, dans un délai d'un mois pour débattre longuement du discours royal.

Sanctionner les récalcitrants
En attendant, une Commission nationale constituée d'une quarantaine de responsables devrait voir le jour pour débattre de ladite réforme puis être un mécanisme d'évaluation et de suivi de celle-ci. Un peu à l'image de la COSEF (Commission spéciale éducation-formation) qui a été formée pour repenser le système éducatif. Certes, le ministère de la Fonction publique avait effectué un travail titanesque en mettant en place quelques 350 mesures pour améliorer le rendement, l'accueil et l'efficacité de l'administration.

Toutefois, ces mesures sont peu ou prou connues. Sans oublier que le ministère de la Fonction publique n'a aucun pouvoir pour les faire respecter. «Il faut doter ce ministère de la compétence et du pouvoir nécessaires pour faire appliquer ces mesures et sanctionner les récalcitrants dans le cas échéant», a tonné Merroun. Il a aussi proposé que le département en question puisse avoir une représentativité dans les régions. Le ministre veut sortir le plus tôt possible avec une feuille de route pour servir de vision au prochain gouvernement. Dans ce sens, Merroun a mis l'accent sur la nécessaire application du décret de 2015 sur la mobilité des fonctionnaires au sein des instances communes entre ministères, car explique-t-il, il n'est pas concevable d'imposer à un fonctionnaire de rester dans une administration parce que le budget est autonome. Dans ce cas, il ne sera pas productif. S'ajoute à cela le fait qu'il y a un excédent de fonctionnaires dans certaines régions, alors que d'autres souffrent de pénurie.

Pour Ahmed Laamoumri, secrétaire général du ministère de la Fonction publique, c'est l'occasion aujourd'hui de créer une commission nationale d'étude des dossiers de mobilité tenant compte de la demande des administrations, mais aussi de l'offre existante. Un autre décret non moins important, qui a d'ailleurs suscité beaucoup de débats et une certaine levée de boucliers depuis son adoption en août 2016, a trait au recours au contrat pour recruter des experts ou des auxiliaires pour des missions pointues et durant une période ne dépassant pas quatre ans. Pour Merroun, le recours à l'appel d'offre pour recruter des experts est une perte de temps et d'argent alors que l'administration a souvent besoin de profils pointus dans l'urgence et pour des missions de haute valeur ajoutée. Et pour boucler la boucle, un système informatique unifié de gestion des RH est en passe d'être implémenté après un travail de deux ans. Ce système permettra de connaître en temps réel les besoins en mobilité ainsi que les manquements auxquels il faut remédier et surtout un vrai partage d'informations entre administrations. 

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