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Adalia School of Business a organisé, mardi dernier, une conférence sous le thème «Entrepreneuriat au Maroc, fantasmes et réalités» avec la présence de plusieurs acteurs du monde de la start-up.

Le débat mené autour du thème «Entrepreneuriat au Maroc, fantasmes et réalités» à Adalia School of Business, mardi dernier, a réuni des entrepreneurs et spécialistes de l’écosystème de la start-up. Pour Ouadih Dada, journaliste-présentateur marocain, l’entrepreneuriat est un état d’esprit. «En effet, une personne n’a pas besoin de créer une entreprise pour être entrepreneur. On peut l’être dans l’entreprise où on travaille, et ce, grâce à des idées innovantes, à une prise d’initiative et de risques. Cela permet de rentabiliser l’entreprise et de gagner du temps. C’est la raison pour laquelle l’entrepreneuriat demeure un état d’esprit», déclare Ouadih Dada. Néanmoins, M’hamed Abbad Andaloussi, directeur d’Injaz Al-Maghrib, déplore le manque de préparation des jeunes pour entreprendre.

Entreprendre : un risque mais une réelle satisfaction
«Plusieurs ont de bonnes idées mais ne savent pas les défendre. Du coup, cela se répercute sur le nombre d’entreprises créées au Maroc. L’objectif de créer 20.000 entreprises à l’horizon 2009 est loin d’être atteint. Nous sommes arrivés réellement à en créer 900», rétorque-t-il. Pour Idriss Berrada, directeur général d'Attijariwafa bank Corporate Finance, le risque zéro n’existe nulle part. «Je suis dans le conseil. Notre métier est de montrer à nos clients où se trouve le risque. Comment réagissent les vrais entrepreneurs face à ce discours ? Chacun a sa réaction», reprend Idriss Berrada. En réalité, «un entrepreneur est une personne qui se jette d’une falaise et prend l’avion pour la descente». Du moins, c’est l’avis de Grégory Gueneau, fondateur et CEO d’Adalia School of business. Pour sa part, Fatim-Zahra Oukacha, directrice de CEED Maroc, estime que l’entrepreneur ne prend pas seulement un risque financier mais aussi sur le plan personnel. Pourtant, l’échec demeure existant. «Le taux d’échec dans la région de Casablanca sont de 80%», s’alarme Oukacha. Pour éviter ce taux d’échec, Idriss Berrada préconise de mieux développer le modèle des business angels grâce à une expertise internationale. Or, la directrice de CEED Maroc déplore la faillite de business angels marocains comme Sindibad et Dayam. «Il ne reste que Maroc Numeric Cluster qui n’est plus dans l’amorçage mais dans le développement», déplore-t-elle. Au final, malgré les obstacles et les risques d’échec accompagnés des jugements des autres, l’entrepreneur doit aller de l’avant. Le Maroc est classé 78e à l’échelle de l’entrepreneuriat dans le monde. Bon ou mauvais classement ? Le temps nous le dira.