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Plusieurs startups sont créées annuellement, mais seules quelques unes évitent l’ombre de l’échec. Du stade de l’idée à la formation de l’équipe, en passant par la collecte de fonds, voici les principales erreurs à éviter pour bien réussir son projet.

Le taux d’échec élevé des startups nouvellement créées n’est un secret pour personne. En France par exemple, 90% des startups échouent quelque temps après leur lancement. La réussite d’une startup dépend de beaucoup de facteurs dont, entre autres, l’idée, son exécution et le contexte économique dans lequel elle opère. L’entrepreneur qui se lance dans cette aventure, puisque cela en est une, en fi n de compte, doit apprendre de ses erreurs et celles de ses prédécesseurs et certainement les éviter.

La validation de l’innovation
Les entrepreneurs échouent souvent à valider leur idée auprès des clients. Si personne n’est prêt à acheter votre produit ou service, il serait préférable de reconsidérer vos cartes. Sinon, des fonds considérables seront inutilement mobilisés pour mettre sur le marché un produit ou service dont personne ne voudra. Plusieurs entrepreneurs tombent en effet dans un piège commun : celui de l’intérêt porté par des investisseurs pour votre idée et qui n’est cependant pas suffisant pour son lancement. L’avis des clients compte davantage, puisqu’ils garantiront ou pas la survie de votre projet ; leur validation est donc prioritaire.

La «Dream Team»
L’importance des cofondateurs, des partenaires et des membres de l’équipe pour la réussite d’un projet quelconque est non négligeable. Chaque entrepreneur doit comprendre qu’il ne peut pas tout faire. Certaines tâches dépassent les capacités d’un seul et unique fondateur, il est donc essentiel que partenaires et membres de l’équipe soient impliqués. Même si la startup réussit son lancement sur le marché, l’apparition de désaccords entre ses collaborateurs peut nuire à ce bon départ.

La gestion des finances
Comme tout autre projet, les startups ne peuvent fonctionner ni se développer sans les fonds nécessaires. Cela implique de nombreuses dépenses qu’il faudrait anticiper pour éviter le pire. Une chose est sûre : le processus de collecte de fonds prend beaucoup de temps. L’innovation de l’idée et la ténacité de l’entrepreneur sont les mots d’ordre chez les investisseurs. Par ailleurs, l’entrepreneur devrait s’attendre à faire face à d’innombrables réponses négatives avant de convaincre ses interlocuteurs. L’idéal serait de mener cette aventure avec des investisseurs qui partagent les mêmes objectifs et la même philosophie, qui peuvent également fournir un soutien global ainsi que des conseils sur l’aspect gestion et marketing de la startup. Il faudrait donc penser à approcher des structures d’accompagnement et de financement, comme celles labellisées par la CCG (voir encadré), afin de couvrir ces différents aspects.

Une vision à long terme
Il ne suffit pas d’avoir une idée innovante, lever des fonds et créer la startup. Une fois l’ambition de se lancer dans l’entrepreneuriat est établie, le porteur du projet doit se demander : Quels sont les objectifs à accomplir sur le long terme ? Cela lui permettra d’avoir une vision globale du cours que prendra son aventure, des mesures à favoriser en vue d’atteindre ses buts, ainsi que des erreurs à éviter.

Le développement de la startup
Une dynamique intéressante est en jeu dans le monde de l’entrepreneuriat. Les entrepreneurs ne peuvent pas se concentrer sur une niche de public trop étroite sous prétexte d’éviter la concurrence. Il n’est tout simplement pas possible d’accroître ses bénéfices de la sorte. Cependant, il est impératif de ne pas copier les produits et services des entreprises qui ont déjà fait leurs preuves sur le marché. L’entrepreneur se doit de construire son produit, et non celui de quelqu’un d’autre ! Cela lui permettra d’être plus performant, puisqu’il sera en accord avec ses objectifs et les attentes de ses clients. Toutefois, le développement du projet doit rester dans sa ligne de mire. En d’autres termes, il faut valoriser la promotion de la startup auprès du public, afi n d’élargir son champ de bataille.


CCG. Les structures d’accompagnement

Dans l’objectif d’assurer l’accompagnement et le financement des startups innovantes, la Caisse Centrale de Garantie (CCG) a labellisé plusieurs structures dans le cadre du Fonds Innov Invest, créant un large réseau dédié à cet effet. Il s’agit d’une première promotion de structures labellisées en 2017, à savoir APP Editor, Cluster Solaire, Impact Lab, R&D Maroc, Réseau Entreprendre Maroc et Start-up Maroc. Une seconde promotion a récemment vu le jour, composée de CE3M, CEED Maroc, Cluster Menara, Enactus, Endeavor, Groupe SOS Maroc (Bidaya), Happy Ventures, H Seven, Kluster CFCIM et Moroccan CISE. La labellisation de ces structures d’accompagnement s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la CCG en vue d’accélérer la cadence des financements accordés aux startups et de promouvoir l’émergence de l’entrepreneuriat innovant au Maroc.