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Les Cahiers des ÉCO / PME

Le pays n’a jamais compté autant de start-ups et autant de projets innovants, lesquels résultent d’une dynamique lancée il y a déjà quelques années et commencent aujourd’hui à porter, petit à petit, leurs fruits. Plusieurs acteurs publics et privés se mobilisent aujourd'hui pour soutenir le développement de projets innovants qui finissent par représenter le pays aux compétitions internationales. Retour sur une dynamique à travers laquelle les start-ups marocaines se frayent un chemin dans la cour des grands.

Le monde des start-ups est en ébullition. Et pour cause, jamais le pays n’a compté autant de start-ups et autant de projets innovants. Il faut dire que c’est la résultante d’une dynamique lancée il y a déjà quelques années et qui commence aujourd’hui à porter petit à petit ses fruits. Ce travail consiste à former, préparer les nouvelles générations et leur inculquer les valeurs de l’entrepreneuriat. C’est le cas de plusieurs initiatives portées aussi bien par le secteur privé que public. Il s’agit entre autre du travail assuré aujourd’hui par Injaz Al-Maghrib à travers un de ses programmes phares baptisé «smart start». Son nom en dit long sur la démarche suivie, à savoir l’accompagnement des jeunes porteurs de projets dans la création de leur entreprise. Ce programme qui s’adresse exclusivement aux jeunes est un programme de formation à la création et à la gestion d’entreprise. Il suit une démarche pédagogique du programme qui consiste en un apprentissage par l’action «learning by doing» avec un programme de mentorat. Des mentors, cadres d’entreprise, encadrent et guident en effet les jeunes dans le montage de leur projet.

Des graines d’entrepreneurs
La principale ambition de ce type de démarches développées par Injaz Al-Maghrib et soutenues par une véritable dynamique de promotion de l’entrepreneuriat sous l’impulsion des autorités publiques est de faire émerger une véritable pépinière d’entrepreneurs, créateurs de valeurs et d’emplois durables. Il s’agit plus concrètement de sensibiliser les jeunes pour en faire des graines d’entrepreneurs, ceci en leur assurant tous les outils académiques ainsi que l’expérience du terrain necessaire au développement d’un projet porteur de valeur ajoutée et surtout viable. C’est justement ce qui manquait jusque-là puisque les programmes pédagogiques au Maroc, contrairement à d’autres pays de par le monde, n’intègrent pas cette dimension de «formation à l’entrepreneuriat». C’est dans ce sens que des programmes comme ceux développés par Injaz Al-Maghrib permettent aux jeunes de monter un business plan exhaustif, de marketer leur projet et de développer les softs skills nécessaires pour devenir des entrepreneurs aguerris.

Un écosystème qui se développe
Une fois ce cap passé, il faudra accéder à un écosystème propice au développement de projets innovants. C’est dans ce sens que s’inscrivent les démarches de nouveaux incubateurs lancés à Rabat, Casablanca ou encore Marrakech. Ces derniers visent à assurer à la fois des espaces de travail mais également de véritables moyens d’incubation de sorte à développer le potentiel de ces entreprises de petites tailles porteuses de projets innovants et à fort potentiel de croissance. Toujours dans le cadre de cet écosystème qui se développe, il faut également compter avec des ONG et associations internationales qui complètent l’approche pour apporter leur contribution à la dynamique de soutien à l’entrepreneuriat au Maroc en proposant des cycles de formation, de mentoring voire même des programmes et séminaires à l’international animés par d’éminents entrepreneurs reconnus à l’échelle mondiale. Ce transfert de connaissances et d’expertises contribue également à dynamiser la scène des start-ups au Maroc, qui se trouve aujourd’hui enrichie par des compétitions internationales se déroulant sur son sol ou qui comptent la participation de start-ups 100% marocaines, lesquelles concourent aux côtés de leurs homologues issus des quatre coins du monde. Pour encadrer tout ce «monde» en ébullition, les autorités publiques développent aujourd’hui tous les outils et cadres légaux pour lever les éventuels freins qui pourraient bloquer le développement d’une dynamique stratégique. 

Ce que l’enseignement devra assurer

1. Contribuer à la création d’une nouvelle génération d’entrepreneurs en encourageant la création de start-ups.

2. Transmettre aux jeunes les compétences techniques et soft skills nécessaires dans l’univers des affaires.

3. Combler le fossé qui existe entre l’enseignement public et les structures d’accompagnement de jeunes entrepreneurs dans l’écosystème entrepreneurial.

La start-up marocaine en VRP à l’international

StartUp Maroc représentera le Maroc au Global Entrepreneurship Congress (GEC) en Colombie du 14 au 17 mars prochain. Sélectionnée par le Global Entrepreneurship Network, comme représentant officiel de la délégation marocaine, l’organisation accompagnera à cette manifestation internationale trois finalistes qui ont remporté respectivement des finales nationales de compétitions organisées en octobre dernier en partenariat avec l’OCP Entrepreneurship Network. «Notre nomination comme lead delegate pour le Global Entrepreneurship Congress vient récompenser nos efforts à construire un écosystème local pour accompagner les entrepreneurs marocains mais encore une première brique pour la construction du chapitre Global Entreupreneurship Network marocain et la renaissance du Global Entreuprenurship Week», déclare fièrement Naoufal Chama, président de StartUp Maroc. Il faut dire que les l’événement est de taille, puisque le Global Entrepreneurship Congress (GEC) rassemble toutes les composantes de l’écosystème entrepreneurial issues des sphères académique, politique, institutionnelle et du monde des affaires. L’édition de cette année réunira d’ailleurs des participants de 156 pays. Cette mobilisation contribue aujourd’hui à l’expansion d’un écosystème entrepreneurial global qui connaît la participation d’experts et entrepreneurs innovants. Se greffant à cette dynamique internationale, le Maroc est représenté par trois entrepreneurs marocains qui ont fait de l’innovation leur cheval de bataille.

Briefs entreprises

LIK, championne Light Weight de la compétition Get in the ring (GITR)
La startup LIK offre aujourd’hui une application de publicité innovante permettant à l’utilisateur d’avoir un crédit de communication gratuit à chaque réception d’un message publicitaire sur son téléphone. Après avoir gagné la finale nationale en octobre, la start-up a été réélue gagnante de la finale régionale avec la start-up soudanaise Smart Delivery, championne de la catégorie middle weight de la même compétition.

Evaptainers, championne nationale de la compétition Futur Agro Challenge (FAC)
Evaptainers est une startup innovante, qui développe une offre de réfrigérateurs économiques pour les ménages qui n’ont pas accès à l’eau et à l’électricité. Il s’agit d’un produit s’adressant essentiellement aux personnes à revenu réduit mais aussi aux personnes habitant dans le milieu rural.

Societall, championne de la compétition Start-up Open (SO)
Il s’agit d’un réseau social créé pour la bonne cause puisqu’il est adressé aux différents acteurs de l’écosystème du social pour ne citer que les bénévoles, les ONG et les institutionnels. Son objectif est de permettre l’échange entre ces trois parties et de communiquer leurs engagements à d’autres personnes qui peuvent être intéressées.


 

Des projets créateurs de valeur

Le New work lab (NWL) a accueilli dans sa 18e édition des invités prestigieux venus découvrir des start-ups innovantes faisant partie du réseau NWL. Mozaik Parking et The Wall Games se présentent comme deux start-ups à fort potentiel de croissance. Le point sur deux projets innovants qui intègrent aujourd'hui le cercle des start-ups marocaines.

Amine Chraibi : Mozaik parking

Mozaik Parking apporte une solution de parking innovante dans une dimension d’économie collaborative. Notre activité est en cours de démarrage et nous sommes sur le point de lancer notre première offre. Concrètement, notre démarche consiste à répondre à une véritable problématique : celle du stationnement dans les grandes villes et plus particulièrement à Casablanca. L’innovation réside ici dans l’exploitation de ressources dormantes comme les parkings privés.

Il s’agit donc d’exploiter les parkings d’immeubles privés en établissant préalablement la disponibilité de la place de parking. Le challenge que nous relevons aujourd’hui est celui de développer un réseau avec un maillage serré de manière à répondre à des besoins assez précis. Nous assurerons par la suite la mise en contact via un site web et une application mobile. Un propriétaire de place sera alors capable de lister sa place sur notre plateforme et l’automobiliste pourra la réserver directement avec un paiement en ligne sécurisé.

L’idée pour nous est qu’il y ait à terme zéro intervention humaine dans ce process, avec notamment des portes robotisées dans les parkings. C’est en gros une forme de location courte durée. Nous travaillons exactement comme une agence immobilière. Pour l’instant, nous nous concentrons sur le développement de notre offre à Casablanca, qui présente une véritable problématique de stationnement. Nous sommes aussi actuellement en discussion avec deux fonds d’investissement pour le financement de ce projet qui est pour l’instant assuré en autofinancement et nous n’excluons donc pas l’entrée d’un fonds d’investissement.

Yassine Arif : The wall games

Notre start-up est une boîte de développement de jeux vidéo qui ont un réel impact et qui restent à la fois amusants et ludiques. Elle est composée d’une équipe qui a travaillé pour une entreprise internationale spécialisée dans le développement de jeux vidéo. Nous avons une vision à long terme sur le marché international. Pour l’heure, avant de nous attaquer un ce gros marché, nous essayons de développer nos activités sur le marché national en le dynamisant. Ce dernier représente aujourd’hui un potentiel estimé, selon les dernières études menées, de 50 millions de DH/an. Notre objectif est d’avoir au moins 2 à 3% de ce marché. Pour intégrer ce marché, nous allons développer nos propres jeux, adaptés à la culture marocaine et aux habitudes des Marocains. Si cela marche, nous souhaitons, d’ici un ou deux ans, exporter ces jeux inspirés de notre culture, à d’autres pays de par le monde et dans ce sens exporter des jeux vidéo made in Morocco.

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