A lire aussi

27-05-2019 00:19

Zamalek remporte la Coupe de la CAF

Le Zamalek d'Égypte a remporté la Coupe de la Confédération africaine de football, après sa…
Rejoignez nous sur :
Les Cahiers des ÉCO / PME

Pour les PME, les dernières avancées dans les technologies de l'information et de la communication représentent l'un des leviers les plus simples pour leur croissance et leurs innovations. Elles se heurtent cependant à un coût immédiat élevé, alors que l'obsolescence des technologies est de plus en plus rapide. 

En 1985, un ordinateur avait une durée de vie moyenne de 11 ans. En 2000, elle était divisée par deux, passant à à peine 5 ans. Cette statistique recense les ordinateurs de bureau, et ce chiffre est encore plus faible pour les ordinateurs portables. L’on pourrait penser que les innovations technologiques s’accumulant, elles permettraient d’atténuer ce phénomène rapide, mais c’est l’inverse qui se produit.

Entre 2004 et 2013, la part des appareils ménagers défectueux remplacés, ordinateurs compris, durant les 5 premières années a doublé pour atteindre 13%. Il s’agit d’un véritable problème pour les entreprises, notamment les plus petites d’entre elles. En effet, pour ces dernières, les équipements informatiques n’entrent pas dans la catégorie de l’électroménager, mais représente un outil de travail vital.

Cercle vicieux
Ils sont, de plus en plus, l’outil de production majeur. L’entreprise, notamment la PME, est alors confrontée à un dilemme opposant la modernisation de l’outil de production, qui permettrait un gain indéniable en productivité et en efficacité, au coût immédiat que représente le renouvellement du matériel et du logiciel informatique. Si les grandes entreprises peuvent compter sur leur assise financière pour bénéficier continuellement des dernières technologies de l’information et de la communication, les PME ont souvent plus de mal à dégager les financements à chaque fois que cela est nécessaire. Or, pour ces dernières, la technologie est souvent le levier le plus facile pour assurer une croissance pérenne, et même nécessairement forte pour le lancement de projets innovants. Un cercle vicieux qui empêche les PME de croître et les empêche ainsi d’avoir les moyens de mettre à niveau leurs outils TIC.


 

Karim Bibi Triki
DG d'Intel pour l'Afrique du Nord et le Levant

«La technologie est aussi importante que la chaîne de production» 

Il faut que la technologie soit accessible aux PME. Là, on peut relever deux niveaux d’accessibilité. D’une part, il y a le volet coût et moyens de financement. Sur cet aspect, il y a un grand écart entre la perception qu’ont les PME de ce coût et le coût réel de la technologie. Souvent, l’on pense que la technologie est chère, en se référant au prix payé pour le dernier ordinateur acheté il y a quelques années. Or, il se trouve que les prix des ordinateurs ont énormément baissé pour des performances cinq à dix fois supérieures. D’autre part, le second volet de l’accessibilité concerne la disponibilité des produits et la disponibilité d’un canal dense leur permettant d’accéder à ces produits. Aujourd’hui, la technologie dans une PME est un outil critique. Au même titre que la donnée a remplacé l’acier par exemple comme matière première, la technologie est aussi importante que la chaîne de production. 


 

Le DG d’Intel appelle à un débat constructif sur la VoIP

«Je pense qu’il devrait y avoir un débat, une discussion ouverte autour de la question, afin d’entendre les uns et les autres, et comprendre leurs motivations. Car il est vrai que la Voix sur IP et très importante, et c’est un outil qui favorise la coopération, le développement. Une Voix sur IP marocaine, c’est ce qu’il nous faut à mon avis», estime le DG d’Intel pour notre région. «Une VoIP qui utilise le réseau national, et qui ne sera donc pas obligée de transiter par les câbles sous l’Atlantique. Il faudrait donc que chacun puisse trouver la capacité d’écouter l’autre pour comprendre les préjudices respectifs. Personne ne peut arrêter la technologie, qui doit être utilisée à bon escient. Ce débat pourrait déboucher sur une solution, qui favoriserait le développement de la VoIP, sans que cela soit au détriment de n’importe quel Marocain ou entreprise marocaine», préconise Triki.

Dernière Minute

Nos derniers Tweets...

Suivez-nous sur Facebook

Vidéos des ÉCO

Vidéos des ÉCO

0
Partages
0
Partages