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Les Cahiers des ÉCO / PME

Plusieurs raisons peuvent pousser les entreprises à s'installer au Technopark. Pour les structures dites «technologiques», adhérer à ce modèle permet essentiellement des économies de frais, et d'autres liées aux coûts de la recherche d'informations. 

Nombreuses sont les raisons qui peuvent inciter les entreprises à s'installer au Technopark. Pour les structures dites «technologiques», adhérer à ce modèle permet essentiellement des économies de frais, d'autres liées aux coûts de la recherche d'informations qui donnent davantage de visibilité aux partenaires industriels ou commerciaux, mais aussi de limiter les coûts liés à l'organisation, au fonctionnement et à la négociation des contrats. C'est sur ce créneau que se positionne le réseau des Technoparks au Maroc, à travers la mise en place d'offres de services et la réduction des coûts de transactions, ou encore en favorisant le rapprochement des membres avec les pouvoirs publics et les grands donneurs d'ordre. Pour le cas spécifique des entreprises High-tech qui s'installent au Technopark, ces dernières bénéficient d'un réseau tissé à travers une communauté de pratique dans le domaine des technologies de l'information. Mais au-delà du côté «pratique» du volet networking, un second aspect, davantage lié à l'image de marque, est souvent relevé par les entreprises qui optent pour ce type d'écosystèmes. Selon une étude récemment réalisée par des experts, «Appartenir à la communauté du Technopark est en soi un facteur qui peut exercer un impact relativement positif sur l'environnement des affaires de l'entreprise concernée». Dans le cas spécifique du Technopark, ce dernier semble jouer un rôle de métronome et d'interface entre le gouvernement, les grands donneurs d'ordre, les institutions académiques et les entreprises installées au Technopark, ce qui semble être une bonne manière d'entretenir un écosystème productif.

Un système efficient ?
Ce type de projets -duquel fait partie le Technopark-, ainsi analysé, amène à se poser des question fondamentales, à savoir le degré d'efficience de ce type de modèles, ainsi que leur apport dans l'activité même des entreprises. L'objectif affiché par la société gestionnaire des Technoparks va dans ce sens. Cette dernière parle aujourd'hui de «développement du réseautage relationnel afin de favoriser le principe gagnant-gagnant ou donnant-donnant». Le MITC, société de gestion du Technopark, a des liens forts de nature conative et des relations récurrentes avec le tissu entrepreneurial. Cependant, malgré la stratégie mise en œuvre, certaines entreprises constatent que les liens entre les entreprises (PME, start-up, grands groupes) et les institutions académiques restent faibles, bien qu'ils soient récurrents. D'autre part, les entreprises du Technopark continuent de tisser entre elles des relations de manière épisodique. Les pouvoirs publics et ses instances représentatives (APEBI, ANPME, CETIC) ont des liens forts avec le MITC qui continue de jouer le rôle d'intermédiaire entre les entreprises, les institutions académiques et l'État. Il reste alors la question des relations qu'entretiennent aujourd'hui les Technoparks avec d'autres pôles de compétitivité. Même constat: les relations sont jugées assez faibles. Les effets de taille de réseau, recherchés initialement dans le cadre d'un réseau d'acteurs, sont vérifiés par les différents experts qui se sont penchés sur la question. Il demeure que, sur les effets de flexibilité qui permettent d'améliorer l'innovation, un travail reste aujourd'hui à réaliser en envisageant une plus grande coopération inter-organisationnelle, à l'instar des clusters européens et américains qui connaissent aujourd'hui un vif succès.


Omar Balafrej
Directeur général du Technopark

Une véritable success story

Les ÉCO :  Le Technopark a été créé pour favoriser le développement d'entreprises innovantes dans les IT. Près de 14 ans après sa création, quel bilan faites-vous ?  
Omar Balafrej : Depuis le lancement du Technopark en 2001, MITC, la société gestionnaire du Technopark a accompagné plus de 700 entreprises innovantes. Le Technopark aujourd'hui, c'est en permanence 230 starts-up et PME, 1.500 salariés d'une moyenne d'âge inférieure à 30 ans et plus de 10% du chiffre d'affaires TIC national. Engagé dans une stratégie de duplication régionale de son modèle, le Technopark a ouvert à Rabat en 2012 et compte ouvrir à Tanger en 2015.Nous avons une liste d'attente de sociétés pour nos deux sites, qui nous confirme l'attrait de notre concept. Enfin, nos entreprises semblent apprécier les efforts déployés par l'équipe MITC. La satisfaction globale dépasse les 90% pour la 4e année consécutive. Je vous invite à découvrir l'un de nos articles qui relaye les résultats de notre enquête de satisfaction annuelle.

Où en est la  stratégie de développement et quels sont les freins que vous rencontrez dans sa mise en œuvre ?
Depuis 2008, nous avons défini plusieurs axes stratégiques de développement pour ne citer que la duplication régionale. Il y a désormais un Technopark à Rabat et le Technopark de Tanger ouvrira ses portes cette année. Nous avons également dans nos axes stratégiques de développement la duplication sectorielle : En plus des NTICs, le Technopark a élargi son champ d'éligibilité aux secteurs Green Tech et à l'industrie culturelle. Nous oeuvrons également pour le développement de notre écosystème : Plusieurs acteurs majeurs de l'entrepreneuriat et de l'innovation sont installés au Technopark. L'AFEM, l'APEBI, l'ASTEC, MNC mais aussi le CJD, le réseau Entreprendre Maroc, Maroc Numeric Fund, le CMI, Start Up Maroc. Ces partenaires représentent autant d'opportunités de networking pour nos start-ups et PMEs innovantes. En créant et en développant des services de qualité, ces acteurs améliorent sensiblement l'accès aux marchés et l'accès au financement. Ils sont un atout majeur pour notre communauté d'innovation. Un partenariat avec L'Boulevard, une association installée au sous-sol du Technopark de Casablanca, qui vise à encourager la création d'une musique urbaine alternative a également été signé.

Qu'est-ce qui manque aujourd'hui pour assurer le développement des start-ups ?
Les entreprises technologiques marocaines ont besoin d'aide pour l'accès au marché. Ce qui manque aujourd'hui pour favoriser le développement des start-ups dans le royaume est la confiance des grands patrons et donneurs d'ordres, comme l'État et les banques, dans les petites et les très petites entreprises innovantes. Procédant ainsi, ces grandes organisations publiques ou privées ouvriront les portes du succès aux start-ups qui ont du mal à glaner leurs premières références. Il nous reste encore des efforts de sensibilisation à fournir auprès des grands acteurs publics et privés marocains afin de les attirer vers le Technopark. Tous ceux qui s'intéressent à l'innovation ont beaucoup à y gagner. Nous travaillons d'ailleurs en ce moment avec la Fédération du commerce et des services - CGEM pour la création d'un environnement de collaboration et de partage pour mieux accompagner les jeunes entrepreneurs et apporter des solutions concrètes aux problématiques de nos SUP marocaines : financement, accès au marché et environnement des affaires. Aujourd'hui, nous comptons plus de 50 start-ups sur les 230 entreprises installées dans nos deux sites à Casablanca et Rabat avec 40 à 50 nouvelles installations chaque année. Le Technopark est en perpétuel renouvellement, respectant ainsi sa mission première.

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