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Malgré des résultats en retrait au terme de l’exercice 2018, le titre bénéficie d’une opinion favorable.  Par ailleurs, Managem se prépare déjà à lancer un emprunt obligataire de l’ordre de 200 millions de dollars, en vue de financer une partie de son développement en Afrique.  

Les actionnaires de Managem sont convoqués le 6 mai 2019 à une Assemblée générale ordinaire, réunie extraordinairement. Ils devraient y statuer sur une émission obligataire non convertible en une ou plusieurs fois dans la limite d’un montant de 200 millions dollars avec une maturité comprise entre 5 et 7 ans et le cas échéant, la constitution d’une sûreté en vue de garantir le remboursement du ou des emprunts. Cette émission devrait vraisemblablement servir à financer en partie les investissements futurs du groupe en Afrique, notamment, la construction de la mine aurifère de Tri-K, nécessitant un CAPEX de 1,6 MMDH. Il faut dire que le Tri-K est considéré comme le plus grand projet d’investissement dans l’histoire du Groupe Managem. Avec la confirmation de plus d’un million d’onces de réserves, une capacité de production cible de 120.000 onces par an. «Managem devrait évoluer vers une nouvelle dimension sur un horizon de deux à trois ans», souligne les analystes d’Attijari Global Research qui recommandent le titre à l’achat. L’action qui s’échange à 892 DH (cours du vendredi 5 avril) disposerait d’un potentiel de hausse de près de 80% pour atteindre un cours cible de 1.600 DH. «Nous sommes convaincus que Managem est parmi les rares valeurs sur le marché qui présente une réelle histoire de croissance sur le moyen terme», déclare l’équipe d’AGR. Ils ajoutent qu’«il est rassurant de constater une stabilisation du RNPG à 370 MDH dans un contexte peu favorable à la croissance. À l’origine de cette préservation de la capacité bénéficiaire, la baisse des impôts différés de l’ordre de 120 MDH», Managem a terminé l’année 2018 sur un RNPG de 370 MDH contre 879 MDH en 2017, année ou le groupe avait réalisé l’opération exceptionnelle de Pumpi. Hors cette cession, le RNPG n’aurait augmenté que de 2%. Ceci étant, et «en comparaison à nos prévisions actualisées en début d’année 2019, la baisse de l’activité du groupe demeure tout de même supérieure à nos anticipations, suite à un redressement moins rapide que prévu de la SMI», relativise la banque d’affaires. Pour AGR, le développement de l’opérateur ne repose pas sur les fluctuations des cours des métaux, mais plutôt sur sa capacité à développer des projets de taille significative à l’échelle mondiale. Le groupe sort en effet d’un exercice marqué par une conjoncture difficile dans certains pays d’implantation (au Soudan par exemple) couplée de la baisse accentuée des principaux cours des métaux. Le cobalt avait chuté de 30%, le zinc de 21%. L’argent et le cuivre se sont rétractés de 11%. La baisse des teneurs nécessitait également des investissements supplémentaires. Ce qui n’a pas freiné le groupe dans son programme de développement.

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