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Les Cahiers des ÉCO / Épargne & Invest

Économiser c’est bien, mais investir son argent c’est mieux. Si l’épargne permet de se protéger des aléas de la vie, elle pourrait également permettre de gagner de l’argent, à condition de bien connaître les spécificités de chaque placement. Les professionnels s’accordent à dire qu’«une fois vos arrières sécurisés, pensez à prendre un peu plus de risques pour dégager de la performance».

Si au Maroc la culture de l’épargne était bien ancrée pendant plusieurs générations, elle connaît désormais une sensible diminution. En effet, l’épargne nationale n’arrive plus à retrouver les sommets qu’elle atteignait - voire dépassait - avant 2009. Alors qu’elle pesait à l’époque plus de 30% du PIB, elle ne représente désormais que 28,7% (chiffres 2016). Si la tantine (daret) reste le modèle non conventionnel le plus usité au Maroc, le compte sur carnet et le livret suivent de très prêt. L’assurance-vie les talonne. Or, pour certains experts, ces produits ne seraient pas bénéfiques pour l’épargnant. «Ce type de produits ne vous rapporte rien, si ce n’est vous faire perdre de l’argent», explique un analyste. Les produits classiques sur le marché aujourd'hui sont le compte sur carnet et les dépôts à terme. Les rendements du compte sur carnet ne sont pas exceptionnels, mais c'est un produit qui est plébiscité par les Marocains. Les montants placés dans ce produit dépassent les 150 MMDH. Idem pour les comptes chèques qui sont grevés par des frais de gestion et de tenue de comptes ou encore par la fiscalité. Pour chercher plus de sécurité, l’épargnant «averti» s'oriente vers des produits d'épargne assurance. Les rémunérations sont plus avantageuses (environ 3,80%) avec une meilleure fiscalité. L’autre avantage de l'assurance-vie n’est autre que la clause bénéficiaire. En cas de décès, le capital constitué sera reversé aux personnes désignées dans le contrat. C'est une solution moins contraignante que les règles et dispositifs liés à la succession et l'héritage. «Les gens pensent qu’ils se protègent en laissant végéter leur argent dans des comptes bancaires ou des assurances-vie», souligne l’analyste.

Les Marocains ne savent plus où investir et où trouver du rendement. Après, le choix d'un produit d'épargne doit reposer sur quelques critères principaux : le risque, le rendement, la fiscalité et la disponibilité. En outre, la prise de risque va dépendre aussi de l'âge du client. Il semblerait que les jeunes sont aptes à prendre plus de risque que les plus âgés. Pour viser des rendements dynamiques et plus élevés, il faut s'orienter vers le marché boursier (actions/obligations), à condition d'avoir un horizon de placement long. En effet, sur le long terme, l'investissement en Bourse bat tous les autres supports. Sauf que le risque aujourd'hui en plaçant tout son argent sur le marché obligataire est de se retrouver dans une situation peu reluisante lorsque les taux vont remonter. Le contexte de taux bas sur le marché obligataire pousse les gérants d’OPCVM à faire évoluer leur offre. La diversification et la flexibilité sont aujourd’hui indispensables. «La nouvelle génération de fonds s’efforce d’offrir des solutions de placement qui correspondent à des stratégies de gestion de type flexible et diversifiée, l’objectif étant de répondre à l’érosion des rendements obligataires», souligne un professionnel. Les placements des ménages sur ces supports, à fin 2016, étaient 9 fois inférieurs aux montants investis dans le compte sur carnet et les dépôts à terme.

Aujourd’hui, l’investissement en OPCVM est essentiellement effectué sur le court terme entre 1 et 2 ans. «D'où la nécessité de diversifier». Si la baisse des taux se poursuit sur une longue période, cela devrait changer la perception du risque chez l’épargnant. En effet, l’investisseur averse au risque pourra facilement migrer vers d’autres placements afin de dynamiser le rendement de son portefeuille. Avec l'environnement de taux bas sur le marché obligataire, la Bourse est considérée comme un refuge en attendant la remontée des taux. D’ailleurs, les professeurs Dimson, Marsh et Staunton du London Business School qui ont aussi passé au crible les actifs «plaisirs» comme l'art, les véhicules anciens ou le vin ainsi que les actifs «refuges» comme l'or sont arrivés à une conclusion sans appel : avec le temps, les actions se bonifient encore plus que le vin ou une Ferrari 250 GTO. Sachant que l’or au Maroc représente un investissement rentable à très long terme. Prenant principalement la forme d’achat et de revente d’or physique, l’investissement dans le métal jaune évolue suivant les cours à l’international. En 2017, l’or a grimpé d’environ 8,6% après trois années consécutives de baisse. Une amélioration qui permet aux analystes d’espérer que l’or va maintenir sa trajectoire haussière en 2018. Or du côté du marché boursier, la performance est au rendez-vous. Après une performance exceptionnelle de 30% en 2016, le Masi s’est maintenu sur une tendance haussière en clôturant 2017 sur une performance de 6,37%. Une situation qui devrait se maintenir encore cette année. Selon plusieurs analystes, le Masi pourrait clôturer l’exercice 2018 sur une performance de 10% et ceci grâce notamment au redressement économique observé en 2017 et au bon cru des sociétés cotées au titre de 2017. Le choix d'une action doit notamment se fonder sur sa simplicité, son historique et sa résilience dans les périodes baissières. En effet, il est plus prudent de se positionner sur une valeur qui garantisse un dividende chaque année plutôt que sur une autre dont les perspectives ne sont pas claires.


 Épargne-investissement : très forte corrélation

 ­­­La réduction du niveau d’épargne représente une problématique qui risque d’avoir des répercussions sur le plan macroéconomique. En effet, l’épargne est très corrélée avec l’investissement. Or ces deux composants se délitent de plus en plus. Le niveau de l’épargne locale baisse au point de ne plus parvenir à couvrir les dépenses d’investissement. «Il n’y a plus d’autres moyens de financer les grands projets que de s’endetter», remarque l’expert.

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