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18-09-2019 11:45

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Les Cahiers des ÉCO / Épargne & Invest

Plusieurs chantiers, en suspens depuis des années, se sont vus concrétisés en cette année 2016. La moisson du marché des capitaux est ainsi plus que positive. Tour d’horizon des principaux faits marquants et structurants.

L’année 2016 a été une charnière sur tous les plans notamment pour le marché des capitaux. Dès le début de l’année on a eu droit à l’ouverture, tant attendue, du capital de la Bourse de Casablanca. S’en est suivie la transformation des deux établissements publics en charge du contrôle du marché des capitaux et des assurances en autorités, actant la genèse d’une nouvelle ère en matière de surveillance. L’année a été aussi celle des fusions par excellence. Elle a aussi été marquée par l’introduction du mastodonte public Marsa Maroc ou encore le redressement des immobilières, deux faits qui se lisent parfaitement sur les performances affichés par le marché action. Le Masi affiche, à la clôture de la séance du vendredi 23 décembre courant, une magnifique performance annuelle de 33,63%. Les jalons d’une dynamique et d’une croissance pérenne sont ainsi posés et gagent d’une année 2017 sous de bons auspices.

La Bourse de Casablanca ouvre son capital
Attendue depuis son annonce officielle en novembre 2015, l’ouverture du capital a été approuvée par l’assemblée générale de la Bourse de Casablanca le 30 mars dernier. Le vendredi 6 mai une cérémonie de paraphe du cahier des charges liant l’État aux nouveaux actionnaires de la société gestionnaire de la Bourse, a eu lieu à Rabat. Le nouveau tour de table se compose des banques, des entreprises d’assurances, des sociétés de Bourse de la CDG et de Casablanca Finance City Authority. Ce cahier des charges centre les missions. Il s’agit de l’implication, dans la définition et la mise en œuvre de la stratégie de développement des marchés de capitaux, des principaux intervenants du secteur financier à travers la nouvelle structure de l’actionnariat.

Et se met au chevet des PME
Pour créer une nouvelle dynamique, la Bourse de Casablanca a noué un partenariat avec la London Stock Exchange pour le déploiement, entre autres, de son programme Elite. Le programme a pour objectif de combler l’écart entre les exigences du marché des capitaux et la réalité des entreprises marocaines et notamment les PME. La première cohorte d’Elite au Maroc, démarrée en avril dernier, a compté 12 entreprises. La deuxième cohorte d’entreprises qui participeront au programme Elite Maroc, révélée en novembre dernier, compte également 12 entreprises, qui seront accompagnées par 21 partenaires, contre 18 lors, de la première cohorte.

L’année des fusions
2016 a été particulièrement marquée par la restructuration de bon nombre de sociétés cotées. Cosumar compte absorber sa filiale Sucrafor dès l’aval des actionnaires, lors d’une assemblée générale extraordinaire prévue le 30 décembre. Mais le gros big bang est celui réalisé par HolcimLafarge Maroc, née en mai suite à la fusion - attendue depuis une année- de Lafarge Ciments et Holcim Maroc. La nouvelle entité a, à son tour, absorbé sa filiale Lafarge Cementos courant ce mois de décembre. Le secteur bancaire a également enregistré une opération de fusion avec la Banque Centrale Populaire qui a absorbé, courant juin, la BPR d’El Jadida-Safi pour correspondre au nouveau découpage régional du royaume.

Une société qui quitte le marché
Après 15 ans de cotation, IB Maroc va bientôt être radiée de la Bourse de Casablanca. C’est la volonté de sa société mère IB Corp, qui, en vertu d’un accord signé le 8 juin, fusionnera avec Medtech pour constituer une nouvelle entité qui sera leader du secteur des infrastructures informatiques. Les deux groupes ont approché l’Autorité marocaine du marché des capitaux pour lui faire part de l’intention de cette nouvelle société de renforcer sa part dans le capital d’IB Maroc, au-delà de l’apport d’IB Corp et de radier le titre IB Maroc de la cote, en espérant pouvoir clôturer ce processus d’Offre publique d’achat/Offre publique de retrait avant la fin 2016.

Un régime fiscal pour la finance participative
Sur le plan fiscal, un coup de pouce a été offert à la finance participative par la Loi de finance de 2016. En effet, le contrat Mourabaha, introduit au marché marocain en 2007 au même titre que les contrats Ijara et Mouchara, était le premier et le seul à profiter de quelques privilèges pour lui assurer une neutralité fiscale. La Loi de finance de 2016 est venue préciser le régime fiscal du contrat Ijara Mountahia Bitamlik (contrat de location se terminant par appropriation) et l’aligne sur celui de Mourabaha, mais omet, cependant, les autres contrats prévus dans la nouvelle loi bancaire. Ce nouveau cadre réglementaire permet à celui qui choisit le contrat Ijara Mountahia Bitamlik de déduire de ses revenus imposables, dans la limite de 10% du revenu global imposable, le montant de la marge locative défini dans le cadre dudit contrat.

La naissance des autorités
L’année, qui s’achèvera dans quelques jours, a vu la transformation de plusieurs directions et entités administratives en autorités, leur conférant davantage d’indépendance et de pouvoir. En ce qui concerne le marché financier, on notera la transformation du Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM) attendue depuis des années (bloquée dans l’attente d’un arrêté ministériel) en Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) le 6 février de cette année, suite à la nomination, par le roi, de Nezha Hayat à la tête de l’autorité. L’autre transformation concerne la Direction des assurances et de la prévoyance sociale (DAPS), chargée de la réglementation et du contrôle de l'activité des organismes d'assurances devenue, depuis le 10 février, Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS).

CIMR qui devient SA
Plus récemment, un autre changement de statut a été opéré mais plutôt dans le domaine des retraites. La Caisse interprofessionnel marocaine de retraite (CIMR) passe de statut d’association à Société mutuelle de retraite. Une transformation dans le sillage de la transformation de la DAPS en ACAPS et qui rentrera en vigueur dès le début de 2017. Les statuts et le règlement général de la caisse connaîtront de profonds changements en vue d’assurer une consolidation de son système de gouvernance et son adaptation par rapport au nouveau contexte légal. L’élargissement de la palette des taux de cotisation, l’abrogation de la condition pour bénéficier d’une pension de retraite d’une durée minimum de 5 ans, la révision à la baisse du coût d’achat de points pour une meilleure équité entre les affiliés de la caisse ainsi que des dispositions de départ en retraite anticipé ou prorogé plus favorables pour les affiliés, sont également des mesures prévues dans le cadre de cette transformation.

«La» recrue de la Bourse
Le 19 juillet dernier, la cloche a raisonné pour l’introduction en Bourse de Casablanca de Marsa Maroc. Une recrue de taille puisqu’elle est un établissement public, deuxième en genre à s’introduire après Maroc Telecom. Marsa Maroc a, ainsi, été souscrite 6,33 fois avec un nombre de souscripteurs de 18.343 de 23 nationalités et de 12 régions du royaume, pour un montant total de 12.111.820.064 DH, correspondant à 185.906.303 actions demandées. Un engouement certain qui a poussé à une clôture anticipée des souscriptions le 27 juin, alors que la période initiale était prévue du 20 au 30 juin. Compte tenu de cette demande élevée, le taux de satisfaction s’est limité à 15,79%. L’autre particularité de cette introduction est la réservation de 10% du capital à des investisseurs institutionnels de droit marocain liés par pacte avec la société pendant 15 ans. Ce pacte d’actionnaires a été signé le 5 juillet avec la CMR, la CDG et Wafa Assurance. D’après la note d’information, il est prévu que cette catégorie d’investisseurs détienne au maximum 10% du capital de Marsa Maroc et au minimum 3,33%. Le pacte d’actionnaire est d’une durée de 15 ans.

Bout de tunnel pour les immobilières
Après avoir été chahutées pendant plus de deux ans, Addoha et Alliances arrivent à redresser la barre en cette année. Addoha continue d’afficher de bons résultats tributaires de son plan génération cash. Alliances, de son côté, renoue avec la tradition des présentations des résultats, après s’être absentée toute une année, marquée par des crises avec son personnel et son pôle BTP. Lors de la présentation des résultats semestriels en octobre dernier, le promoteur immobilier a dévoilé de bonnes performances sur le premier semestre de l’année en cours et un état d’avancement assez satisfaisant de son plan de restructuration. Par ailleurs, malgré cette convalescence apparente, Alliances demeure absente dans les notes de recherche des sociétés de Bourse. A contrario, les efforts d’Addoha sont plutôt bien loués par la communauté des analystes financiers qui voient d’un bon œil la rapidité avec laquelle la société a revu sa stratégie et sa transparence vis-à-vis de cette dernière.

Nouvelle classe d’obligations
Pour finir l'année en apothéose, quoi de mieux que d'introduire de nouveaux produits sur le marché. Ainsi, huit ans après l'émission perpétuelle de BMCE, OCP SA et Attijariwafa bank remettent au goût du jour les emprunts obligataires perpétuels. Un type particulier qui suppose l’absence de date d’échéance. Autrement dit, il s’agit d’obligations à détenir à vie. L'émetteur n'est tenu de rembourser les titres à aucun moment. Les porteurs n'ont pas le droit d'exiger le remboursement des titres, sauf si un jugement est prononcé pour la liquidation judiciaire de l'émetteur ou pour la cession totale de l'entreprise à la suite d'une décision de redressement judiciaire concernant l'émetteur ou si l'émetteur est liquidé pour toute autre raison. Les investisseurs doivent donc comprendre que le principal des titres peut ne pas être remboursé. De même, le paiement des intérêts peut être différé lorsque la situation financière de l’emprunteur l’exige. C’est le cas notamment d’OPC qui prévoit une option de remboursement anticipé et de différé de paiement de coupon, alors qu’Attijariwafa bank prévoit des mécanismes d’absorption des pertes et d’annulation du paiement des coupons. 

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