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Les Cahiers des ÉCO / Épargne & Invest

Un sondage online exclusif de Flm réalisé pour «Les Inspirations ÉCO», fait ressortir que la quasi-totalité des internautes sont optimistes quant à la reprise du marché actions suite au cru des bénéfices 2015.

C’est un chiffre qui confirme que la confiance dans le marché actions ne peut être obtenue qu'avec des éléments tangibles. 90% des 348 internautes qui ont répondu à la question hebdomadaire de Flm, ont indiqué que le cru 2015 des résultats annuels des sociétés cotées, devrait favoriser la hausse du marché actions.

À l’inverse, 10% pensent le contraire, étant plutôt pessimistes au sujet d’une reprise boursière guidée par la hausse des bénéfices. En préambule, nous pouvons souligner la rationalité relative du marché boursier marocain, sa performance annuelle étant souvent du même signe de l’évolution des bénéfices. Ainsi, un bon cru 2015 devrait vraisemblablement pousser à l’optimisme en 2016, notamment avec l’espoir de la reprise des crédits pour les bancaires et le bénéfice en année pleine du pétrole pas cher pour les industriels.

Aussi, de plus en plus, les investisseurs affichent une défiance envers les business plans surtout quand ces derniers ne font que projeter le passé dans le futur. Dans cette optique, les investisseurs préfèrent se concentrer sur l’analyse du réalisé. Au Maroc, cette optique est renforcée par le fait que la majorité des défaillances des entreprises est venue du financement et de la dette. Ainsi, le premier poste scruté et analysé est celui de la dette nette effective sous les différents angles.

Rupture avec le passé
Par ailleurs, l’analyse des résultats 2015, est marquée par les cas atypiques de la Samir et d’Alliances. Ainsi, il paraît déjà clair qu’il est pertinent d’écarter la Samir en liquidation judiciaire qui devra la mener à la radiation en Bourse. Il en est de même pour Alliances, qui présente un cas autant atypique que la Samir. C’est ainsi que l’optimisme des internautes paraît fondé, car la hausse de près de 2% des bénéfices 2015 (hors Samir et Alliances) signifie une rupture.

En particulier, la masse bénéficiaire 2014 avait baissé de 12,5% quand celle de 2013 était en recul de 4% et celle de 2012 avait chuté de 10,3%. Certes, le marché pourra mettre du temps pour digérer certaines déceptions, mais il appréciera progressivement le fait que la hausse des bénéfices est qualitative étant davantage tirée par la hausse des marges que par la croissance des revenus. En effet, les industriels ont profité de l’effet de la baisse du coût de l’énergie et des matières premières. Aussi, le recul des bénéfices, lors des années précédentes, a poussé la majorité des patrons à être dans une posture de cost cutting, qui commence à donner ses fruits.

Enfin, certaines sociétés comme HPS ou M2M, voire Delta Holding, sont sorties de la spirale négative qui les plombait pendant les dernières années. Pour les internautes pessimistes, la crainte est liée aux trublions de la cote qui communiquent dans l’extra-time ou qui surprennent par de mauvaises annonces. Aussi, avec la forte période de correction du marché durant les 7 dernières années, certains investisseurs sont convaincus que le marché est devenu insensible à toute bonne nouvelle, toute tentative de reprise étant rapidement étouffée par les prises de bénéfices ou par un nouveau couac. 


 

Farid Mezouar
Directeur général de FL Markets

Les ÉCO : Faut-il oublier les business plans ?
Farid Mezouar : Naturellement non, car la concentration de l’analyse sur le réalisé n’empêche pas de jeter un regard attentif sur les projections/objectifs surtout quand elles sont étayées par des plans d’actions concrets. En particulier, quand le business plan est sérieux, il permet de suivre le management et sa capacité à traduire les actions en chiffres.

Peut-on être optimistes pour le marché actions ?
Oui car indépendamment de la reprise des bénéfices en 2015, le marché devrait bénéficier de la nouvelle baisse du taux directeur. En effet, globalement les produits taux verront leur rendement actuariel baisser, amenant les investisseurs de moyen et long termes à se tourner vers des classes d’actif plus risquées. Ceci place le marché actions dans une bonne position, car la dette privée a été écornée par la défaillance de certains émetteurs. Par ailleurs, avec l’internationalisation des entreprises, le marché actions compte de plus en plus de valeurs-dollar, offrant une protection contre toute dépréciation du dirham. 

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