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Le titre BCP figure parmi les titres les plus recommandés par les analystes de la place, au regard des agrégats financiers toujours soutenus, et des perspectives fondamentales que présente le Groupe Banque centrale populaire.

À l’ouverture de la place casablancaise, mercredi 1er mars 2017, le titre BCP affichait un cours de 280 DH, poursuivant sa contreperformance, entamée depuis le début de l’année. En effet, le titre s’est affaissé d’1,72%, passant d’un cours de 284,90 DH, le 1er janvier 2017 DH, à 280 DH. D’après certains analystes, on peut s’attendre à une reprise du cours boursier de la valeur BCP, au vu du comportement global et favorable de la Bourse de Casablanca, ainsi qu’aux bons agrégats financiers de la banque affichés à l’issue des résultats annuels de 2016.

Hausse des résultats
Le Groupe Banque centrale populaire vient de rendre publics ses résultats financiers, au titre de 2016. Il en ressort des indicateurs au vert avec un produit net bancaire (PNB) en hausse de 2% à 15,65 MMDH. Une progression qui s’explique principalement par le bon comportement des activités de la banque de financement et d’investissement, qui a augmenté de 8%, et de la banque à l’international, qui affiche une croissance avoisinant les 6%. De son côté, le résultat d’exploitation marque un retrait, en s'affaissant de 4,58 MMDH en 2015 à 4,44 MMDH en 2016, suite à la hausse des charges d’exploitation et l’appréciation du coût du risque.
Côté bénéfices, le Groupe BCP ressort avec une croissance de 5,3% de son résultat net part de groupe (RNPG), atteignant 2,64 MMDH. Par ailleurs, du côté de son activité, la banque réaffirme sa position de premier collecteur de l’épargne nationale avec des dépôts en hausse de 4% et une part de marché de 27%, captant ainsi un tiers de l’épargne nationale additionnelle des particuliers locaux en 2016. Déjà BCP a pu enregistrer, à fin 2016, une progression de 6% des dépôts correspondant à près de 60% de la croissance dudit marché. S’agissant du financement de l’économie, la banque a enregistré une croissance de la distribution des crédits, améliorant sa part de marché sur le crédit acquéreur de 15 points de base. L’exercice 2016 a été marqué par une accélération de la progression de la marge sur commissions de la banque au Maroc qui s’apprécie de 5%, traduisant ainsi une performance commerciale du groupe sur son marché domestique.

Une bancaire à conserver
Par ailleurs,  les experts de la place prônent un placement long-termiste de la valeur dans les portefeuilles. Notons que cette dernière opère sur tous les segments du marché (banque de détail, banque des entreprises, banque d’investissement, sociétés de financement spécialisées). La banque cotée sur la Bourse casablancaise, bénéficie aussi de près de 27% des parts de marché des dépôts, et figure dans la deuxième position, en termes de crédits avec une part de marché de 26%, d’après les mêmes analystes.

Perspectives de croissance
Pour ce qui est de l’international, celui-ci a poursuivi sa croissance durant l’exercice écoulé, contribuant à 16% au PNB, contre 15% une année auparavant, à travers la filiale africaine de la banque. Ainsi, le groupe réaffirme son ambition de développement à travers la poursuite de l’extension de son empreinte sur le continent. Notons, que l’année 2016 a ainsi connu l’ouverture d’une première succursale de la Banque Atlantique en Guinée-Bissau, ce qui permet au groupe de couvrir désormais l’ensemble des pays de la zone UEMOA. 2017 a également été marquée par la signature d’accords avec des partenaires importants au sein de pays d’Afrique à fort potentiel, notamment le Nigeria, l’Éthiopie et le Rwanda. Ces ouvertures viennent renforcer les activités de la banque en Afrique subsaharienne, qui réalisent une progression de 6% de leur produit net bancaire, grâce à une nette appréciation de l’activité de collecte des dépôts et de distribution de crédits qui évoluent respectivement de 7 et 9%.

D’autre part, le groupe poursuit son engagement pour l’inclusion financière en Afrique subsaharienne, à travers sa filiale Atlantic Microfinance for Africa (Amifa), par un programme ambitieux d’extension qui prévoit une implantation dans 5 à 10 nouveaux pays à l’horizon 2020, à travers le plan stratégique «Elan 2020». D’après les analystes, la banque peut également s’appuyer sur une progression annuelle moyenne de l’ensemble des dépôts de 2,9% à 314,6 MMDH sur la période 2016-2020, ainsi que sur l’augmentation de son capital à hauteur de 5%, ce qui porte le nombre d’actions à 182.254.656, contre 173.141.923 auparavant.  


Imen Yahia
Analyste auprès d’Alpha Mena

En 2016, la banque a réaffirmé sa première position de collecteur de l’épargne au Maroc, avec une part de marché de 27%. Au terme de l’année 2016, le Groupe Banque centrale populaire a dégagé un produit net bancaire de 15,6 MMDH, en hausse de 2,05%. La progression des revenus provient principalement de la hausse soutenue des commissions nettes de 7% à 2,08 MMDH. La marge d’intérêt s’est effritée de 0,78% à 10,4 MMDH. Le résultat net part du groupe s’est élevé à 2,64 MMDH, en accroissement de 5,26% en glissement annuel. La rentabilité financière s’est améliorée avec un ROE de 12,9% (+20 points de base) et un ROA de 0,75% (+10 points de base) par rapport à 2015. Le ratio dépôts/crédits a gagné, pour sa part, 234 points de base à 121,46% par rapport à 2015, au vu d’une progression plus prononcée des dépôts de 3,77% à 259,7 MMDH, contre une hausse de 1,77% des crédits à 210,13 MMDH.    

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