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Nezha El Ouafi. Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Énergie, des mines et du développement durable chargée du Développement durable

Le Maroc se positionner à la 2e place sur l’indice de performance climatique. Pour Nezha El Ouafi, cette avancée n'est pas le fruit du hasard.

Le Maroc gagne une place pour se positionner à la 2e place sur l’Indice de performance climatique. Comment cette avancée a-t-elle été réalisée ? 

Selon le rapport 2019 sur l’Indice de performance climatique (IPC), publié par les Organisations non-gouvernementales: Germanwatch, New Climate Institute et Climate Action Network International, le Maroc a été classé deuxième après la Suède sur une liste de 56 pays évalués et l'Union européenne devançant ainsi plusieurs pays développés. Cette performance est due notamment aux efforts consentis par le Maroc en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) à travers sa Contribution déterminée au niveau national (CDN), notamment par rapport à la réduction des émissions de GES qui vise à réduire de 42% les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030.

Il y a lieu de citer aussi le développement des énergies renouvelables, particulièrement de sources solaire et éolienne, via la réalisation des grands projet, comme la centrale du complexe NOOR Ouarzazate de plusieurs nouveaux parcs éoliens. Ceci, en plus de la mise en œuvre d’une politique climatique ambitieuse aussi bien en matière d’atténuation, à travers l’élaboration de la CDN, et d’adaptation avec la finalisation en cours du plan national d’adaptation au changement climatique.

Le rapport souligne le retard du Maroc dans la mise en œuvre des politiques nationales en matière de développement durable. Pourquoi ce retard ?

Le classement accordé par ces organisations au Maroc en tant que pays leader en matière de protection et de performance climatiques n’est pas le fruit du hasard, mais il est dû notamment aux grands efforts consentis, durant ces dernières années et qui ont été consacrés par l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique volontariste dans le domaine de l’environnement et du développement durable de façon générale et dans le domaine de lutte contre les changements climatiques en particulier sous l’impulsion de sa majesté le roi Mohammed IV.

Ainsi, après l’adoption de la Stratégie nationale de développement durable, qui fixe les grandes orientations et le cadre stratégique de développement durable au niveau national, des Plans d’action sectoriels de développement durable (PADD), ainsi qu’un Plan d’exemplarité de l’administration (PAD), définissant les modalités d’intégration de la durabilité au niveau sectoriel ont été élaborés et sont en cours de validation. S’agissant des engagements pris en matière de climat au niveau international, la NDC Maroc qui vise à réduire de 42% les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030, a été considérée en phase avec la trajectoire de réduction du réchauffement climatique de la planète de 1,5°C.

Le Maroc a lancé également la préparation de son plan national d’adaptation au changement climatique, dont l’un des objectifs majeurs est d’intégrer la question climatique dans la planification aux niveaux national et territorial et de renforcer la résilience du pays face aux changements climatiques. En matière de reporting dans le cadre de la Convention cadre des Nations Unies sur le Changement climatique, le Maroc a honoré tous ces engagements en soumettant déjà trois Communications nationales et un premier rapport biannuel actualisé sur les efforts d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre.

Quels sont les priorités pour 2019 ?

Le Maroc a présenté une NDC très volontariste malgré ses faibles niveaux d'émissions de GES qui pèsent moins de 0,2% sur la scène internationale. Les programmes phares, tant au niveau d'adaptation tels le programme des barrages ou le Plan Maroc vert, qu'au niveau d'atténuation tels le programme d'énergie renouvelable, dont la capacité électrique installée aujourd'hui dépasse les 35% et les programmes d'efficacité énergétique dans les secteurs de l'habitat et de l'industrie notamment, font du Maroc un pays exemplaire en matière du changement climatique.

Son engagement de leadership pourrait montrer la voie à suivre tant pour les pays développés que pour les pays en développement, notamment les pays africains frères à travers les trois commissions climat, créés par le roi, en marge de la COP22. Les actions phares pour 2019 porteront sur la mise en œuvre de la SNDD, le lancement du Plan Climat Maroc et du Plan national du littoral ainsi que sur la poursuite du renforcement de la coopération triangulaire avec l'Afrique à travers la mobilisation du centre 4C.

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