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Pour cette nouvelle consultation en ligne, 49% des 781 internautes de Flm ont estimé que le crowdfunding dispose d’un potentiel de développement au Maroc. À l’inverse, 51% des internautes sont plutôt sceptiques. En effet, l’instauration d’un cadre légal pour le financement collaboratif ou le crowdfunding, au Maroc, a avancé avec la publication de l’avant-projet de loi. Ainsi, le Maroc va tenter de s’insérer dans ce nouveau mode de financement qui s’est développé aux États-Unis dès 2007, puis en Europe à partir de 2009. En particulier, cette nouvelle source de financement à mi-chemin entre le micro-crédit et le  capital-risque, rassemble une communauté d'investisseurs ou de donateurs autour d'un projet, d'une entreprise ou d'une cause pour en assurer le financement. À titre d’exemple, en France, 336 millions d’euros ont été collectés en 2017 via le crowdfunding. Techniquement, le crowdfunding fonctionne via de nombreuses plateformes sur internet facilitant la rencontre entre un porteur de projet et un épargnant souhaitant investir. Sur la plateforme, le porteur de projet expose son business plan et son modèle économique en vue d’élargir sa communauté d’investisseurs. Justement, pour l’avant-projet de loi marocain, la collecte des fonds dans le cadre du financement collaboratif devra se faire via une plateforme électronique de financement collaboratif (PFC) qui permet la mise en relation des contributeurs avec les porteurs de projets. Cette PFC est gérée par une société de financement collaboratif dite SFC avec trois types de financement collaboratif selon l’intervention via l’investissement en capital, le prêt et le don. Aussi, BAM va superviser et agréer les prêts et les dons collaboratifs quand l’AMMC aura la tutelle sur les investissements en capital. Cette future loi va ainsi permettre au crowdfunding de ne pas se voir opposer la loi sur l’appel public à l’épargne, celle sur le crédit et celle sur sur les fonds reçus du public. Toutefois, le montant maximal levé par chaque projet, ne peut dépasser 5 MDH. Aussi, le montant maximal de contribution par projet d’une personne physique ne peut dépasser 250.000 DH. Le maximum de contribution pour une personne physique sur une année civile ne peut dépasser 500.000 DH, tous projets confondus. Par ailleurs, l’avant-projet de loi a traité également l’opération de financement collaboratif participatif qui doit obtenir un avis conforme émis par CSO (Conseil supérieur des oulémas). Aussi, dans ce cas, la SFC soumet à la fin de chaque exercice un rapport de conformité de ses opérations et de ses activités. Ainsi, ceux qui sont optimistes ont certainement raison car les plateformes de crowdfunding pourront travailler dans un cadre légal clair qui permet aux opérateurs de respecter la loi tout en rassurant les épargnants vu l’encadrement prévu par BAM et/ou l’AMMC. Pour ceux qui sont plus sceptiques, la principale raison est probablement la crainte de la lenteur du circuit législatif car l’avant-projet de loi doit encore se transformer en projet de loi et passer par les autres étapes dont celle du Parlement. Aussi, les limites des montants à investir par les personnes physiques peuvent être jugées comme étant plutôt faibles surtout pour les business angels.


Farid Mezouar
DG de FL Market

Les Inspirations ÉCO : Quels sont les avantages du crowdfunding ?
Farid Mezouar : Le crowdfunding représente une réelle alternative aux sources classiques de financement. De plus, cette forme de financement est adaptée aux startups et/ou aux TPE. En effet, ce type de financement permet de tirer profit de l’essor du digital car l’entrepreneur peut s’adresser directement aux personnes physiques et bien marketer son projet. De plus, les investisseurs peuvent aussi avoir plus de choix en termes d’opportunités et bénéficier le cas échéant d’un bon rendement grâce au prêt de pair-à-pair.

Est-ce que le crowdfunding va concurrencer les banques ?
Non car théoriquement, le crowdfunding s’adresse aux entreprises ou aux projets non éligibles aux prêts bancaires ou au marché de la dette privée. De plus, comme pour la levée de la dette privée ou l’octroi de prêts participatifs, les banques peuvent très bien créer des sociétés de financement collaboratif, voire créer des fonds qui participent aux opérations de prêt collaboratif.

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